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Terrain d'entente ?[ Meryc T. Malaöt & Declan K. Hepburn ]
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Message Posté Dim 1 Jan - 11:37.
Terrain d'entente ?




STATUT DU SUJET : privé
NOM DES PARTICIPANTS : Meryc T. Malaöt & Declan K. Hepburn
DATE : Milieu de mois (mai)
HEURE : Fin d'après-midi.
METEO : Le ciel est dégagé mais pas ensoleillé.
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE GLOBALE EN COURS : Intrigue globale neuf : Resistance
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE DU FORUM EN COURS : Intrigue huit : L'espoir
INTERVENTION DE DOMINUS TENEBRAE : Comme il veut, bien que très peu nécessaire.

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Message Posté Dim 1 Jan - 11:50.
Terrain d'entente ?
Meryc T. Malaöt & Declan K. Hepburn


Il fallait avouer qu’au fil du temps, je commençais à manquer d’imagination. Plusieurs semaines que cela durait et au fur et à mesure, les diverses techniques que j’utilisais commençait à perdre de leur originalités. Si bien que j’avais fini par opter pour une vieille méthode qui avait toujours son effet : le suivre. Non pas le suivre gentiment, tapis dans l’ombre pour ne pas qu’il me voit, non ! Le suivre dans tous les couloirs en blablatant sur tout et n’importe quoi jusqu’à ce qu’il devienne complètement fou. Sadique ? Non, juste légèrement dans une impasse.

Je suis bien conscient que les temps sont durs, et que ce n’est peut-être pas le moment de jouer les enfants capricieux mais le fait est que je ne peux pas m’en empêcher. Le pauvre… S’il savait ce que je pense vraiment… Non. Mieux vaut qu’il ne sache pas ce que je pense vraiment. Ouh la, non très mauvaise idée.

Disons qu’il s’agit d’un surplus. Tous les évènements s’enchainant autour de moi, il me faut bien une petite distraction quotidienne. Certes, Meryc n’avait peut-être (voir surement) pas mérité une telle tare, mais pas ma faute si, inconsciemment, il me poussait à le faire. Un sourire carnassier sur mon visage, cela faisait bien quelques heures que je le suivais. Et pas qu’un peu ! Je m’infiltrais dans ses conversation, évitait les portes qu’il faisait certainement exprès de laisser claquer sur moi, mais finissait toujours par lui soutirer un soupire d’agacement, si ce n’est de rage. Il ne comprenait décidément pas.

Ce que j’attendais ? Rien de très surprenant. Une réaction en tout cas. Nous arpentions les couloirs du quatrième étage et les élèves commençaient gravement à se poser des questions du style : « Mais qu’est-ce que fou Hepburn à lui courir après ? » Hum… L’expression est peut-être trop bien choisit…
J’eu alors une idée qui risquerait de me déplaire au final, ou du moins de compromettre certaines de mes résolutions. Mais bon… Peut-être que j’étais dans un élan d’amabilité, et je voulais soulager un peu ce Poursouffle. De plus, j’avais l’impression qu’il y allait de lui-même.

« He ! Si on allait à la bibliothèque, j’aimerais que tu me m’expliques un truc .»

Hum… Declan… Tu es EXTREMEMENT mauvais en improvisation. Je n’avais réellement rien à lui demandé et surtout, vu l’agacement que je provoquais chez lui depuis quelques heures, rien à lui exiger. Un sourire à fendre l’âme se dessina sur mes lèvres. Il fallait être convainquant. Sauf qu’arrivée là-bas, je n’aurais certainement rien à lui dire… Enfin, peut-être que je serais plus créatif quand on y sera ! Finalement, ma demande sonnée un peu comme un moyen de faire la paix. Il avait tout à y gagner, je suis tellement énervant quand je le veux…
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Message Posté Mar 3 Jan - 11:36.

Pourquoi s’énerver ?

Tu me gonfles, Declan ! Comment a-t-on fait pour en arriver là ? Je me répétais cette phrase plusieurs fois dans ma tête depuis que mon ami avait commencé sa ronde de pitrerie ce jour-là. Je ne comprenais vraiment pas. On était plutôt proches, et nous l’étions toujours mais ça n’était plus pareil. Sans que je ne sache pourquoi, il avait pris cette habitude de venir me tourner autour et m’emmerder, sans y aller de main morte. Et aujourd’hui, ça faisait des heures que son manège durait.

Je passais mon temps à l’envoyer bouler, sans être trop méchant. Je n’avais pas envie que ça touche notre amitié. Mais il ne me facilitait pas la tâche. Pourtant, je pensais lui faire assez comprendre mon humeur à cause de lui, avec mes grognements et mes soupirs incessants. Plusieurs fois dans la journée j’avais même été tenté de lui demander enfin la raison de son comportement, mais je m’étais résigné, de peur que ça ne touche notre amitié, qu’on s’embrouille pour des broutilles ; je tenais à lui, même si ça n’était pas si évident. Alors je pris la décision d’aller à la bibliothèque. Là-bas au moins, même s’il m’y suivait, il ne pourrait pas faire le pitre.

« He ! Si on allait à la bibliothèque, j’aimerais que tu me m’expliques un truc .»

Ah, apparemment mes plans allaient être quelque peu dérangés ; sauf s’il se tenait bien. Au moins, ses singeries s’arrêteraient. Alors sans rien dire, je lui fis comprendre que j’étais d’accord. Il sautillait de partout, même si c’était toujours un peu moins qu’une minute auparavant. Qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir dans la tête ?

En arrivant à la bibliothèque, il se rapprocha un peu plus de moi et se fit moins entendre, même si je le sentais toujours « frétiller ». Nous nous dirigeâmes vers le fond, à une table en retrait ; j’avais vraiment besoin de calme à ce moment. Nous nous assîmes et je sortis livres et parchemins, curieux d’un coup de savoir ce que Declan voulait me demander. Alors je levai le regard vers lui :

« Alors ? Que voulais-tu que je t’explique ? »

D’un coup, ça m’amusait. Je levai les sourcils avec un sourire en coin, attendant de voir s’il avait tout inventé, et ce qu’il pourrait me pondre comme excuse. En tous cas, ça avait l’air de bouger dans sa tête, ses yeux hésitants en étaient témoins.

Il était bien une des seules personnes à rester avec moi malgré ma « mauvaise humeur », bien que cette fois-ci, ce fut lui l’avait engendré. Quoi qu’il en soit, je ne me prêtais pas vraiment à l’amusement lorsque je passais mon temps à grogner… Mais lui, il était là. Que ce fut pour me redonner le sourire ou pour, dans le cas présent, me l’enlever, je pouvais être sûr qu’il ne me laisserait pas. Alors pourquoi avait-il à mentir ? Du moins, c’est ce que je supposai…


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Message Posté Dim 8 Jan - 12:03.
Terrain d'entente ?
Meryc T. Malaöt & Declan K. Hepburn


On connait tous cette fameuse expression, dont l'intitulé exact m'échappe, mais dont l'idée principale réside dans le fait que chaque mensonge ou mauvaises actions nous retombent toujours dessus. Une espèce d'histoire entre le karma et le destin, bref ! Un truc dans le genre dont je me suis toute ma vie royalement foutu, puisque je n'avais rien de grandement mauvais à me reprocher. Sauf qu'en revanche, côté mensonge... Bah la preuve ! J'ose mentir à mon ami juste pour... Pour je ne sais même pas quoi mais bon. Le fait est que j'ai menti, lui affirmant avoir besoin de lui sur un truc à lui expliquer. J'arrive même pas à croire qu'il ait gobé ça quand même. Le ton que j'avais pris été tellement flagrant, tellement faux qu'il se voyait comme le nez au milieu de la figure. Et à ce que je sache, mon interlocuteur était loin mais TRES LOIN d'être bête, con, stupide. Enfin, aucuns des trois.

Et pourtant, il capitula sans un mot. A ce moment là (moment, où je ne réalisais pas encore), je me sentais tout léger de ne pas avoir été lâchement découvert, ou de moins, je pensais qu'il ne m'avait pas découvert. Du coup, j'arborais un air assez guilleret, si je ne puis dire, qui eut l'air de surprendre Meryc. En même temps, ce serait pas très très étonnant, étant donné qu'on dirait presque un personnage de dessin animé. Bref, heureusement pour ma réputation, déjà très peu en hausse, et pour la sienne, je me calmais en entrant dans l'enceinte de la bibliothèque, endroit très peu réputé pour être apte à recevoir des élèves en euphorie donc... Je me fis plus silencieux, pour le bonheur de plusieurs élèves tout compte fait.

Nous nous installâmes à une table en retrait, ce qui bizarrement, me parut tout à fait normal. Je n'étais pas agoraphobe mais être au calme ne serait surement pas la pire des choses dans mon cas. Enfin, ce fut surtout une bonne idée pour ce qui suivi. Car si tous les étudiants voyaient la tête que je me payais en ce moment, je ne paierais pas cher de me faire harceler par tout ces dits étudiants pour le reste de mes jours. Brave Poursouffle qu'il est... Il en a d'autres de comme ça ? Moi, qui pensait que malgré mon non-talent de menteur, j'étais passer aux travers des filets, il m'avait pris en flag comme un débutant.

« Alors ? Que voulais-tu que je t’explique ? »

Et c'est bien dans ce genre de situation qu'on aimerait implorer le ciel de lui venir en aide. Oh, il y avait toujours l'infaillible "je ne me souviens plus". Mais quel cliché ! Et surtout, ça ne prendrait pas avec le blond. Mais alors pas du tout ! Surtout depuis le temps où je passe mes journées à le faire sortir de ses gongs. Je crois même qu'à sa place je m'aurais déjà égorger pour le temps précieux qu'il me faisait perdre. Mais non, lui, pourtant très peu patient, s'atteler à me grogner ou à m'insulter dans les pires des cas.

Certes, nous étions amis, mais tout de même, j’atteignais des sommets dans l'art de l'emmerdage profond alors je ne voyais pas ce qui le maintenant dans une telle stabilité. Bref, ces braves reflexions ne m'aidaient en rien dans mon problème, et vu le sourire de mon ami, je n'allais pas pouvoir détourner la question.

"Heu... En vérité... Ben..."

Et bien tu vas aller loin comme ça mon petit Declan ! Tu veux un bonbon pour récompense ? Non parce que là, j'atteins le stade abyssale du riddicule. Je ne pouvais décement pas lui dire que j'avais eu, dans mon élan d'emmerdage, un éclair de lucidité qui me disait que je t'appréciais un peu trop (ce qui est d'ailleurs la cause du susdit emmerdage). Non, décidement, ce n'était pas une réponse envisageable.

Puis, un petit élan de lucidité.

"C'est dans un livre. Attend, je vais ... Le chercher."

Et sur ce mensonge, je m'élançais à travers les rayons de la bibliothèque d'un pas mal assuré. Trouver un livre, trouver un livre...
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Message Posté Ven 13 Jan - 10:43.

Qu’as-tu en tête…

Je le fixai, attendant sa réponse, curieux de voir ce qu’elle allait être ; et je supposai qu’il n’aimait pas trop que je le regarde comme ça. Impatient, moqueur, ayant deviné qu’il improvisait. Je devais même un peu trop insister car il bafouilla quelque chose d’un peu incompréhensible. Aussi, je souris de plus belle, mettant une main sur ma joue pour lui mettre encore plus la pression. Après tout, il m’avait emmerdé toute la journée, c’était à mon tour de m’amuser un peu. Je croisai les jambes, levant les sourcils pour l’inciter à répondre.

« C'est dans un livre. Attend, je vais ... Le chercher. »

Alors qu’il s’éloignait vivement, je pouffai tellement c’en était ridicule. Je me moquais, oui, mais pas méchamment, pas avec lui. Même si l’un de mes amis m’énervait sérieusement, je pouvais prétendre répliquer sincèrement, mais je savais que c’était faux. Arriver à apprécier quelqu’un était tellement dur pour moi que je ne pouvais pas me résoudre a les perdre bêtement, et à penser réellement du mal d’eux.

Le voir vagabonder entre les rayons était plutôt amusant. Il n’avait pas l’air d’avoir décidé ce que serait le livre en question ; une vraie improvisation en sommes. Il sautillait à la recherche d’un livre que je supposai pertinent, du moins qui concernait nos cours. Il ne s’était même pas aperçu qu’il ne cherchait pas au bon endroit, peut-être ne lisait-il même pas les titres, trop occupé à… chercher un plan ?

Je décidai de faire monter d’un cran le niveau de pression ; encore une fois, c’est ce qu’il avait fait toute la journée avec moi. Je rassemblai donc mes affaires pour qu’elles n’attirent pas l’attention – non pas que Poudlard était rempli de voleurs mais on ne savait jamais – et je me levai pour le rejoindre. Ou plutôt, je me plaçai de l’autre côté du rayon où il était, de façon à le regarder à travers les livres.

« Tu trouves ? »

J’enlevai un livre pour qu’il me voie, et je souris de contentement. Il fut surpris et ouvrit la bouche sans trop savoir dire, apparemment. Mais je commençai à me lasser. Il y avait un souci, ça c’était certain. Mais lequel ? Je me demandai s’il fallait que je l’interroge, s’il allait finir par cracher le morceaux, ou au moins reconnaître qu’il n’était pas le même qu’à l’ordinaire…



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Message Posté Jeu 19 Jan - 7:30.
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La vie est injuste ? Oh non, c'est tout à fait le contraire. J'aurais du m'y attendre pourtant, j'aurais du prévoir qu'il n'allait pas rester de marbre à toute cette histoire. Et j'aurais du surtout prévoir un juste retour des choses. Après tout, je n'avais pas de raisons objectives de lui faire endurer tout ça, juste un problème personnel que je compensais de la sorte. C'était ridicule ! Même si je ne me voyais pas lui dire, pourquoi m'entêtais-je à lui casser les pieds à longueur de journée ? Ça ne changerait rien de toute façon. Mais bon, le mal est fait... Et me voilà dans un petit cas de :"QU'EST-CE QUE JE FAIS ? QU'EST-CE QUE JE FAIS ?".

Oui, j'ai habituellement l'esprit vif mais alors là, c'est véritablement le néant dans mon esprit. Je ne savais même pas dans quel rayon j'étais à vrai dire, je cherchais juste à ne pas croiser le regard de mon ami qui, je le savais, devait bien se foutre de ma gueule. Bon, c'était tout à son honneur de prendre cette petite revanche, mais néanmoins, cela n'en était pas moins emmerdant. Ma journée s'était plutôt bien passée pourtant jusque là...

Enfin, au moment où j'entendais un bruit de chaise, je me rendais compte de la couverture verte hideuse d'un livre en face de moi. J'étais tellement dans le flou que cela attira mon attention. Mais à peine eus-je le temps de pencher la tête pour appercevoir le nom du bouquin, qu'il se retira et un visage apparut de l'autre côté de la rangée.

« Tu trouves ? »

Un sursaut accompagna sa parole et je le maudissais intérieurement de me faire ça. Non mais déjà que j'étais même pas capable d'un tout petit mensonge, lui en profitait comme pas permis. Cela aurait tellement était simple si je ne tenais pas à lui aussi en tant qu'ami. Je mis beaucoup de temps à parvenir à sortir un mot. Il fallait dire que beaucoup de sentiments m'assaillaient d'un coup.

« Ah... C'est toi ! »

Un sourire voulut apparaitre sur mon visage mais à la place, ce fut une expression de pur "je suis dans la merde" qui pris place. Lui, jubilait évidemment.

Comment pouvais-je me permettre de lui dire ? Ce serait du suicide. Premièrement, il n'y avait aucune chance pour que ce soit partagé mais surtout, je risquais de perdre son amitié, et ça je ne le voulais pas. Avant d'être un gros béguin, il était avant tout un vrai ami comme je n'en avais pas cent. Alors il fallait bien que je me débrouille pour trouver quelque chose. Car c'est bien évident qu'il sentait le coup fourré. Il savait que quelque chose cloché, mais malheureusement, je ne pouvais rien faire pour changer cela.


Dernière édition par Declan K. Hepburn le Mar 31 Jan - 16:25, édité 1 fois
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Message Posté Lun 23 Jan - 22:23.
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Sa surprise me fit rire. Me découvrir derrière un livre que je tirai lui offrit une jolie tête déconcertée, à mi-chemin entre l’hésitation et l’étonnement. Je me demandai si, à ce stade de la chose, il allait enfin laisser tomber et me dire ce qu’il avait derrière la tête. Je soupirai en souriant un peu, décidant de faire le tour de l’étalage pour le rejoindre, après avoir remis en place le livre. Ça avait assez duré, j’arrêtai ma comédie et pris un air rassurant et serein. Peut-être que ça l’incitera à se confier ?

« T’avais vraiment besoin d’inventer tout ça ? »

J’appuyai mon épaule contre le rayonnage et hésitai à croiser les bras. Je ne voulais pas donner l’impression qu’il faille me rendre des comptes. Il n’avait rien fait de mal, du moins il me semblait, et je ne voulais pas non plus passer pour le gros lourd plus âgé qui attendait des explications, même si c’était un peu le cas, forcément. Je voulais savoir ce qui se tramait là-dessous, au début plus pour faire mon curieux et l’emmerder, mais ça s’était trop étendu en longueur pour que je ne veuille pas soulever le fond du problème un peu plus sérieusement.

« Ecoute, j’vais pas te faire cracher le morceaux si tu ne veux vraiment pas. Mais trouve au moins une excuse valable. S’il te plaît »

Je soupirai avec un sourire presque triste. D’un certain côté, j’étais vexé, si ce n’était blessé, qu’il ne me dise pas la vérité ; qu’il m’ait emmerdé toute la journée et essayé de mettre sur pied une espèce de diversion bidon. Je m’avançai pour remettre en place les livres qu’il avait bougé et l’invitai à revenir s’asseoir à notre table, où mes affaires étaient encore sorties, et que je ne pouvais plus surveiller. Non pas qu’il y avait des voleurs à Poudlard, surtout dans la bibliothèque, mais par les temps qui couraient, on n’était jamais assez prudent.

Il était temps d’être un peu honnête avec soi-même, non ? Je m’assis et attendis qu’il en fasse autant. Il avait l’air de réfléchir à toute allure. Comme je l’avais dit, même si je voulais savoir quel était le problème, je n’avais pas l’intention de le forcer, encore moins de lui faire la tronche s’il n’avouait pas. Je levai les yeux vers lui, et reculai sa chaise pour l’inviter à s’asseoir, à le rassurer, quelque part.

« Alors… ? »

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Message Posté Mar 31 Jan - 16:42.
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Si on est un vrai ami, on apprend à vouloir aider l’autre. Cela ne faisait pas de moi un faux ami de Meryc, car s’il avait le moindre problème il aurait pu compter sur moi. Même si j’étais un chieur de première, je n’étais pas non plus sans sensibilité. Justement, la sensibilité, c’était bien MON GROS DEFAUTS. Tellement gros que je me retrouver à devoir m’expliquer. Car après plusieurs jours, voire plusieurs semaines que je continuais sans cesse à lui taper sur le système, il allait bien demander un jour ou l’autre son du : des explications.

Pourtant, je n’avais rien de véritablement concret à lui donné. Enfin, rien que je pourrais dire sans passer pour un idiot, ou me faire totalement rejeter même en tant qu’ami. Car en vérité, c’est véritablement ça que je regretter. Me faire rejeter par rapport à ma sexualité, ce ne serait pas la première fois. Je veux dire, je sais déjà bien qu’il n’est pas du tout de mon bord… Mais le perdre en tant qu’ami ce serait plus dur. Les amis, chez moi, ça ne pleuvait pas des masses…

« Ben tu sais des fois, faut ce qui faut…. »

O.K.A.Y. Declan, tentative d’humour entièrement raté ! Non mais qu’est-ce qui me prenait ? Le moment le plus gênant je me mets à tenter mes talents d’humoriste ? Il n’y a aucun doute, je dois être maso ou un truc dans le genre pour tenter de pareil suicide oral ! Et lui continuait de me fixer avec, il faut le dire, une attitude bien plus décontractée que la mienne.

Ah, si tu savais Meryc, si tu savais… Je pense que….

TU FUIRAIS CERTAINEMENT TRÈS LOIN ! Très loin de moi et de mes foutus hormones d’adolescent. Non mais sérieusement… Pourquoi ai-je besoin d’être attiré par un des seuls gars de cette école à ne pas me détester ? Enfin, dis comme ça, cela parait normal. Je veux dire, à un des seuls gars qui m’accepte comme ami.

« Écoute, j’vais pas te faire cracher le morceaux si tu ne veux vraiment pas. Mais trouve au moins une excuse valable. S’il te plaît »

Une excuse valable… Il croyait peut-être ça facile lui ? Non mais je jure que j’ai dû avoir une vie antérieure désastreuse pour mériter ça.

« Bah… C’est-à-dire que… C’est pas si facile que ça hein… »

D’un geste stressé, ma main vint derrière ma nuque et mon expression était à semi entre la gêne, l’humiliation et… Non, il n’y avait rien d’autre. Il m’indiqua de le suivre vers la table où nous étions précédemment installé et me retourna une nouvelle fois la question, avec un simple : « Alors ? » Alors, alors… Alors je suis toujours dans la merde, ça n’a pas changé merci !

« Alors rien oublie… C’est pas très grave et ça ne t’intéressera absolument pas. »

Un soupire étira de nouveau mes lèvres, suivit d’un léger sourire triste, et je me résignais comme d’habitude à feindre. Pourquoi ? Parce que cela me permettait tout bonnement de garder mon ami, au prix de devoir lui cacher mon attirance pour lui. Après tout, qu’est-ce que je risquais ?
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Message Posté Mar 31 Jan - 19:30.
Bon. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Declan ne savait vraiment pas quoi dire. En sacré conflit avec lui-même, en somme. J’attendais ses explications sans savoir à quoi je m’attendais. Du tout. Qu’est-ce qui pouvait le pousser à agir de la sorte ? Si j’avais bien compris, ça devait être en rapport avec moi. Enfin, ça n’était pas évident, mais pour qu’il soit ainsi seulement avec moi, je ne pensais pas me tromper en supposant que j’y étais pour quelque chose. Ce qui me fit froncer les sourcils en attendant qu’il parle.

« Bah… C’est-à-dire que… C’est pas si facile que ça hein… »

Pas si facile ? Comment ça pouvait être difficile ? Je ne pensais pas être un ami horrible, au contraire, j’ai tellement de mal à apprécier quelqu’un que quand c’est le cas, je me voyais comme angélique, ou au moins beaucoup plus sympathique que l’image que je transmettais. Alors je me demandais bien ce qu’il pouvait y avoir de difficile à se confier à moi. J’avais, je pense, assez démontré en tant qu’ami, proche même, que je ne m’énervais que très rarement sur une personne importante à mes yeux. Alors à moins qu’il ait fait une vraie grosse bourde me concernant, je ne voyais pas pourquoi je représentais une menace.

« Alors rien oublie… C’est pas très grave et ça ne t’intéressera absolument pas. »

Je le regardai d’un coup en haussant les sourcils.

« Que ça ne m’intéresse pas ? Si c’était le cas je ne chercherai pas à savoir ce qui te tracasse comme ça, hein. Qu’est que ce que tu crois, que je vais te juger ? Tu sais très bien que je ne suis pas comme ça. »

J’avais beau me creuser la tête, je ne trouvais pas ce que le souci pouvait être. J’en arrivais même à me dire que son état me faisait de la peine. Je me mis à l’observer alors qu’il ne le remarquait pas, un poing sous mon menton que j’avais placé là en attendant qu’il vende la mèche. Et puis, d’un coup, sans que je ne le décide, je m’avançai pour déposer mes lèvres sur les siennes, dans un espoir que ça l’apaise. Je passai une main dans sa nuque pour m’accrocher à sa bouche.

Ça me surprit moi-même, car en matière d’amour, j’étais très peu renseigné. Je n’étais sorti qu’une seule fois, avec une fille, mais je ne me considérais pas comme compétent pour autant. Je ne savais donc pas exactement ce qu’il convenait de faire. Je me détachai de lui, et me rendis compte que je n’avais qu’imaginé ce baiser. Il était toujours perdu dans ses pensées. Je me contenais au mieux pour ne pas paraître déboussolé, car autant le dire, je ne m'attendais pas du tout à avoir ce genre de pensées.

Je n’avais en tous cas pas l’impression d’avoir honte à avoir imaginé tout ça. Et je me rendis compte que jamais je ne m'étais posé la question, à savoir si je devais aimer les femmes, les hommes, ou les deux. Voilà autre chose…

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Message Posté Ven 3 Fév - 17:45.
Meryc T. Malaöt
&
Declan K. Hepburn


Pourquoi s'acharnait-il comme cela... Pitié mais pourquoi ? J'étais déjà assez enclin à devoir supporter de lui mentir sans qu'en plus il fasse un forcing pour me faire cracher le morceau, non ? Mon pauvre Declan... Toi qui pensait que cela était déjà un problème... Tu t'es bien fourré le doigt dans l'oeil... Et bien profond !

Non mais sérieusement, qu'est-ce que je pouvais lui dire ? "Bon, si tu insistes ! En fait, je craque pour toi, tu vois. Oui, tu sais que je suis gay et à vrai dire, la première fois que je t'ai vu je me suis plutôt dit que tu étais très beau et sexy ! Ah, me voilà soulagé, nous pouvons rester les meilleurs amis du monde ainsi et tout restera normal !" Non, décidément... Ce n'était pas une solution envisageable. J'aurais aimé hein, je le jure, mais décidément, ce serait, et je le répète, DU SUICIDE.

« Que ça ne m’intéresse pas ? Si c’était le cas je ne chercherai pas à savoir ce qui te tracasse comme ça, hein. Qu’est que ce que tu crois, que je vais te juger ? Tu sais très bien que je ne suis pas comme ça. »

Un soupire traversa mes lèvres. S'il ne s'agissait que de me juger... Mais je lui dirais quand il veut ! Malheureusement, ce n'était pas son jugement que j'allais perdre mais son amitié tout court ! Je m'appretais à parler, mais je remarquais que ses yeux étaient entré dans un vague profond.

« Meryc... Ouh ouh ! »

J'allais passé ma main devant ses yeux lorsque je remarqua qu'il reprenait conscience, un peu perdu, visiblement. Je ne m'attardais pas sur le sujet. Allez savoir ce qu'il avait encore pu imaginer...

« Écoutes... Meryc, c'est vraiment plus compliqué que ça... Je n'ai pas peur que tu me juges, c'est juste... »

Une idée germa dans mon esprit. Oui, j'en avais vraiment marre de lui mentir. Mais évidement, lui déballer toute la vérité serait là encore, une plus grosse déception. L'idée ? LE COMPROMIS ! Vraiment un truc génial... Je décidais finalement de ne lui révéler qu'une partie d'un fin problème... Certes, cela pouvait aussi être perçu comme un mensonge par omission, mais on fait avec ce qu'on a.

« Bon ok... Je vais pas te cacher ça jusqu'à la fin des temps, c'est pas si grave... Je... J'ai quelqu'un en vue et... A vrai dire... J'ai du mal à me le sortir de la tête. »

Au moins, mes dires avaient le mérite d'être vrai. Bon certes, il y avait encore un problème : l'intelligence de mon ami. Oui, parce qu'à mon avis, il allait passablement comprendre que ce n'était pas toute la vérité. Évidement ! Je n'aurais pas garder un secret si "banale" pendant des minutes pour juste lui dire cela. Mais au moins, cela repoussait un peu l'échéance...

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Message Posté Lun 6 Fév - 17:43.
J’avais du mal à me remettre de mes émotions, même si c’était grotesque. Un baiser, seulement imaginé. Oui, mais je ne m’étais absolument pas attendu à ça. Même à propos d’une fille, je ne m’étais jamais surpris à avoir ce genre de pensées. Alors un garçon… non pas que ça ne me plaisait pas, mais c’était étrange. D’ailleurs, rien que le fait de me demander si ça m’avait plus était bizarre.

Il bafouilla une nouvelle fois avant de s’arrêter et de réfléchir à nouveau. Quoi qu’il puisse manigancer cette fois, il était un peu pris au piège, pris à son propre jeu. Je ne lâcherais pas le morceau, plus maintenant. Il était si près d’avouer, si tant est qu’il ne cherchait encore pas une excuse bidon. Je me surpris cette fois à observer ses lèvres. Ça allait être marrant, si cette imagination prenait le pas sur moi et m’empêchait de penser correctement…

« Bon ok... Je vais pas te cacher ça jusqu'à la fin des temps, c'est pas si grave... Je... J'ai quelqu'un en vue et... A vrai dire... J'ai du mal à me le sortir de la tête. »

… Ah. C’était tout ? La bonne blague. En quoi c’était difficile à dire, si ça n’était vraiment que ça ? Peut-être avait-il dit la vérité, mais je doutai qu’il ne s’en tire à si bon compte, quelque chose clochait, de toute évidence. Et puis sur le moment, ça me mit presque en colère. Déjà parce qu’il essayait toujours de broder, mais parce que je n’avais pas envie de le partager avec la personne qu’il avait en tête, depuis un moment, apparemment.

« En quoi il fallait que tu te prennes autant la tête pour un truc pareil ? Y’a d’autres choses que tu me dis pas ? »

Je devais peut-être un peu trop insister ou avoir une tête renfrognée, parce que je lu comme de l’appréhension dans ses yeux. Tout ce que je voulais, c’était qu’il soit sincère, qu’il avoue enfin, qu’il arrête de se torturer.

« De quoi as-tu peur ? Peut-être que je pourrais t’aider… ? »

Mais je me rendis compte que je n’en avais absolument pas envie. Non pas que je ne voulais pas aider un ami aussi proche que lui, mais je n’avais pas envie de le pousser dans les bras de quelqu’un. Depuis ce baiser imaginaire, je ne voulais plus le partager ; si tant est qu’il était déjà à moi, avant. Or, ce n’était pas le cas, et je n’avais rien à dire sur la situation. Il était libre d’avoir en tête qui bon lui semblait, mais dorénavant, ça m’énervait, c’était aussi simple que ça. Je ne savais même pas quoi penser de cette hallucination que mon « cœur » parlait déjà pour moi. Alors je posai la question à laquelle je ne voulais même pas de réponse.

« … De qui s’agit-il ? »

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Message Posté Mar 7 Fév - 7:37.
Bon, j'avais réussi à lui dire ça plus ou moins bien. Bien sûr, ce n'était pas la vérité exact, puisque je ne disais rien concernant l'identité de cette personne, autrement dit : Lui. Mais vu son air concentré, mes doutes se confirmèrent, cela ne lui suffira pas. Ou du moins, il va encore me tirer les vers du nez. Bonne ou mauvaise chose ? Chose Dramatique. Il risque de tomber de haut (et moi aussi dans son estime). On a rarement parlé de ça, n'étant pas concerné tout les deux, mais maintenant que le sujet tombé comme ça... J'aurais préféré qu'il reste un des trucs "à ne pas parler avec Meryc".

En même temps, ce n'est pas ce que font les amis ? Oui... Mais le problème, c'est qu'en vérité, je le voyais bien plus qu'en tant qu'ami donc... Techniquement, je n'étais pas obligé de lui confier ça, non ? Ouai bon, ok, je suis pas convainquant...

« En quoi il fallait que tu te prennes autant la tête pour un truc pareil ? Y’a d’autres choses que tu me dis pas ? »

Euh... Que j'ai envie de t'embrasser et faire des choses pas très catholiques ? Non, je crois pas qu'il apprécierait ce genre de réponse. Je ne savais pas quoi répondre. Déjà "qu'avoir quelqu'un en vu" semblait lui poser problème, alors si je lui disais que c'était lui... Il ferait peut-être une crise cardiaque qui sait. Je n'arrivais pas à sortir d'autres sons que :

« Euh.... »

Ce qui lui laissait évitement le temps de renchainer sur une autre question.

« De quoi as-tu peur ? Peut-être que je pourrais t’aider… ? »

Bah si tu veux vraiment m'aider... Non, c'est mal de penser à lui ainsi. On est ami... On est ami... Pourtant cette idée persisté dans ma tête, je n'arrivais pas à la sortir de ma tête. Il me plait, c'est pas ma faute ! J'ai rien demandé à la base. Mais Meryc n'est pas... Enfin, en y repensant, je ne l'avais jamais vu avec une quelconque fille... Bon je ne l'ai pas vu avec un garçon non plus, je ne me fais pas d'idée.

J'étais tellement dans mes pensées que j'en oublié de lui répondre. Il ne sembla pas m'en tenir rigueur mais enchaina son ultime réplique, qui évidement allé sceller mon DÉCÈS ! Ou du moins, surement celui de notre amitié.

« … De qui s’agit-il ? »

Pourquoi suis-je surpris ? Après tout, c'est normal qui pose ce genre de question. Nous sommes là à parler d'un hypothétique inconnu que j'apprécie un peu trop, il est évident qu'en tant qu'ami il veut savoir. Mais pourquoi cet air en colère ? Il connait déjà la réponse ou quoi ? Il a peut-être peur d'être ce dit inconnu... Je suis fichu. Fichu, fichu fichu ! Pourquoi ne lâche-t-il pas l'affaire...

« Ok... Il faut pas que tu te fâches d'accord...? »

Je cherchais un desesperant conssentement dans son regard mais finalement, préférais baisser les yeux.

« En fait, je ... C'est... Enfin, tu le connais bien... Tu le connais mieux que quiconque d'ailleurs... Enfin, je veux dire que c'est... Toi. »

Ma voix avait des allures tellement gênée et s'était fait tellement petite que j'étais pratiquement sûr qu'il n'avait qu'entendu un murmure. Qu'il ne me demande pas de répéter s'il vous plait !!!!!
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Message Posté Mar 7 Fév - 11:36.

Je regrettai presque aussitôt de lui avoir posé la question. Parce qu’au fond, je voulais autant savoir qui était cette personne que je ne le voulais pas. Même si à la base, cette information ne me regardait pas. Mais après avoir fait autant de cirque pour ça, il me devait bien des explications claires et des réponses.

« Ok... Il faut pas que tu te fâches d'accord...? »

Me fâcher ? Elle était bien bonne, celle-là. Tout ce que je voulais, c’était comprendre. Mais si je devais me fâcher, c’est qu’il y avait bel et bien un rapport avec moi. Serait-il amoureux de Bloème, mon première amour ? Non, je venais de me souvenir qu’il était homo. Non pas que je l’avais vraiment oublié, mais comme c’était un ami et que ça ne me posait pas de problème… Alors s’agissait-il d’un de mes compagnons de dortoir ? Peut-être qu’il craignait que je prenne mal le fait d’avoir en vue un de mes plus proches camarades… ?

« En fait, je ... C'est... Enfin, tu le connais bien... Tu le connais mieux que quiconque d'ailleurs... Enfin, je veux dire que c'est... Toi. »

Sa phrase n’eut d’abord aucun sens. Il avait recommencé à bafouiller, et j’avais du mal à démêler les mots. Non pas qu’ils étaient vraiment mal foutus, mais ma tête n’avait pas voulu les assimiler de suite. Quand je compris, je me figeai. Je ne savais plus quoi penser, tout se mélangeait dans ma tête. Peut-être qu’au fond, c’était clair, mais sur le moment, je n’arrivais pas à réfléchir correctement. J’ouvris la bouche sans le vouloir pour répondre, mais rien ne sorti. Je fronçai les sourcils et rassemblai mes affaires dans mon sac. Je le jetai sur mon épaule et sorti de la bibliothèque d’un pas décidé.

C’était trop stupide. Ne pas avoir vu ça arriver. Et puis, j’étais en colère. Contre moi. Pour avoir imaginé un baiser qui en fait, était désiré. Et par nous deux, apparemment. Depuis combien de temps tout ça durait ? Était-ce pour ça qu’il était devenu insupportable ?

Je m’arrêtai au bout du couloir, me pris le visage dans les mains. Il fallait que je me pose, que j’arrive à réfléchir à la situation. Et au final, c’était plutôt clair. Je levai les yeux au ciel et pris une profonde inspiration. Je revins sur mes pas et vis que Declan était à peine à l’entrée de la bibliothèque, dans le couloir. À la vue de son expression dépitée, ça devint encore plus évident pour moi.

J’arrivai devant lui, le forçai à lever la tête et la bloquai entre mes mains. La seconde qui suivit me parut durer une éternité. Je déposai d’un coup mes lèvres sur les siennes, et cette fois, j’étais sûr qu’il ne s’agissait pas d’une illusion. C’était doux, inespéré et tellement agréable. Il y avait trop de choses que j’eus envie de lui dire, mais l’occupation présente l’emportait sur tout le reste. J’entendis dans mon dos des « Meryc aime les mecs ? » ou « Ces deux-là ensemble ? » tout bas, mais je m’en moquais. Le regard des gens était une des choses que je supportais le moins, aussi j’avais décidé de ne pas y prêter attention ni accorder de l’importance. En ce moment, j’avais plutôt envie de me retourner, de leur sourire et de leur dire d’aller se faire voir, que j’étais heureux. L’étais-je vraiment ?

Comme pour vérifier mes dires, je mis fin au baiser avec un brin de déception. Declan avait l’air de ne toujours pas en revenir. J’affichai un sourire presque gêné et laissai retomber mes bras le long de mon corps et détournant quelque peu les yeux. C’était à mon tour de bafouiller, et ça ne me ressemblait pas du tout.

« Hum… Je, désolé… Je sais pas trop… »

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Message Posté Mar 7 Fév - 17:47.
Je le savais pourtant. J'étais persuadé que ça allait se terminer comme ça, je l'avais prédit non ? Le choc qu'il a du avoir le pauvre... Enfin de nous deux au final, je me demandais quand même qui souffrait le plus. Oui, lui perdait son ami, mais moi je perdais presque le double.

Après mon annonce, il avait tout bêtement rangé ses affaires et quitter la salle. Étonnant ? Oui, je m'attendais à une crise de nerd, ou à un malaise évident du moins. Pas à du silence. C'est peut-être ça qui est dur... Le silence... Pas de oui, ou non, ni de merde, ni d'insulte. Juste ses gestes qui parlaient pour lui. Le déni. Il abandonnait un peu notre amitié et surtout cette attirance (apparemment de trop) que j'éprouvais pour lui. Que pouvais-je y faire au final ? Rien. Je n'avais qu'à fermer gueule et pleurer ma perte en silence.

Je l'avais prédit de toute manière.

Je l'avais prédit mais je n'en était pas moins surpris finalement, car il me fallu plus de cinq minutes pour finalement admettre de bouger et de m’extirper de la bibliothèque. Après ça, ce ne serait plus mon lieu favoris, c'est sûr. Oh non... Comment cela allait-il se passer maintenant ? Il allait m'éviter ? Changer de direction lorsqu'il me verrait ? Ou pire, devenir méprisant... Non. Même s'il ne voulait plus de moi en ami, Meryc n'était pas ce genre de garçon. Pas du tout...

Un air de dépit s'installa sur mon visage, air que j'arborais tout au long du trajet vers l'entrée de la bibliothèque, jusqu'à ce lieu.

Bon... Ça, je ne l'avais pas prédit. Je ne sais comment. Ni pourquoi. Mais c'était réel.

Je sentis deux mains remonter mon visage, puis un regard que je connaissais bien. Et puis l'instant d'après, il m'embrassait... Oui, oui, le même Meryc qui s'était enfui quelques secondes plus tôt m'embrassait. Ce n'était pas un fantasme, c'était bien lui qui m'embrassait. J'aurais pu ne pas me laisser berner ou... Que dis-je ? Je ne pouvais rien faire. J'avais tant espéré ne serait-ce qu'un dixième de ce qui se passait présentement que je n'aurais gâché ça pour rien au monde. N'importe qui se ferait attaquer que je pense que je ne m'en apercevrait pas. Néanmoins, je réussit à entendre. Encore des élèves qui parlaient.. Enfin parlaient... Jasaient sur ce qui se produisait devant leur yeux. Mais qu'est-ce que j'en avais à faire. J'avais enfin ce que je voulais.

L'instant parut durer l'éternité qu'il méritait et en même temps, être véritablement trop court. Ces bras quittèrent mon visage et mon air aberré devait réellement contrasté avec le sien, véritablement gêne. J'avais envie de lui demander s'il n'étais pas tombé sur la tête, mais je crois que cela ne lui aurait pas arrangé les choses...

« Hum… Je, désolé… Je sais pas trop… »

Il était désolé ? Ah moi pas ! Pas du tout. Bon, je pense que ses paroles étaient un peu confuses... Comment lui en vouloir ?

« Hum... Hum tu... Euh... Ne sois pas désolé...»

Ma main vint gratter l'arrière de ma tête dans un tic de gêne que j'avais depuis que j'étais gamin, et je baissais aussitôt le regard. Je n'arrivais ni à réaliser, ni à savoir quoi dire... Alors pour une fois dans ma vie, je pris une grande inspiration et arrêtait de réfléchir. (Ça arrive pas souvent, alors profitons !)

Je reportais mon attention sur lui et pendant un instant, j'ai cru que j'allais me jeter littéralement sur lui... Mais je crois que ce n'était quand même pas tout à fait le bon moment.

« Écoutes... Je sais pas si t'a fait ça pour me faire plaisir ou... » Cette éventualité me parut de plein fouet, et j'eus soudainement l'envie de m'échapper rapidement. « Mais... Enfin... Ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est vrai je... Fin tu vois...»

Oui, c'est sûr que là il avait tout compris n'est-ce pas ?

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Message Posté Ven 10 Fév - 9:22.

Tout ce que je voulais, c’était qu’il réagisse. Qu’il me décrive son bonheur ou me crier dessus. L’un ou l’autre, qu’importe, j’attendais juste de connaître ses pensées. Parce que même si ç’avait l’air d’être ce qu’il voulait, il pouvait m’en vouloir d’avoir agi ainsi, à la vue de tous, sans lui demander son accord. D’ailleurs, ça ne me ressemblait même pas. Je n’étais pas du genre à prévoir, mais être aussi imprévisible, surtout sur un sujet comme celui-ci, c’était une réelle première. Même avec Bloème, je me contenais. Mais je ne pense pas qu’il veuille que je pense ou parle d’elle à ce moment-là.

« Hum... Hum tu... Euh... Ne sois pas désolé...»

Je le vis baisser les yeux en se grattant la tête, et me rendis compte à quel point il avait l’air aussi gêné que moi. Ne pas être désolé ? C’est qu’il devait donc ne pas m’en vouloir. Et il avait l’air d’être aussi difficile pour lui de s’exprimer correctement. Et pourtant, tout aussi rapidement, son regard changea ; déjà, je le vis à nouveau. Mais il voulait dire autre chose, que j’avais du mal à déchiffrer. Il n’était, quoi qu’il en soit, plus aussi hésitant.

« Écoutes... Je sais pas si t'a fait ça pour me faire plaisir ou... »

Ah, c’était ma veine. Fallait qu’il se fasse des idées fausses, ça ne tournait pas à mon avantage, j’allais devoir m’expliquer. Et je redoutais un peu ce moment, ne sachant pas moi-même comment expliquer et comprendre la chose. C’était à peine clair dans ma tête, alors pouvoir l’exprimer…

« Mais... Enfin... Ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est vrai je... Fin tu vois...»

Au moins, je n’avais pas à douter de ses sentiments, c’était un fait. Mais ça me rendit encore plus curieux. Je voulais tout savoir, quitte à ce que ça me permette d’avoir un temps mort pour réfléchir à mes explications. Comment était-ce arrivé ; depuis combien de temps ; si je l’avais fait souffrir ; si c’était la cause de son comportement exécrable. Je lu cette fois presque de la déception dans son regard, malgré ce qu’il venait de se passer. Alors j’oubliai ma curiosité et lui fit signe de la tête de me suivre sur un banc non loin dans le couloir, où nous nous assîmes. Je cherchais encore mes mots et l’affrontai, plongeant mes yeux dans les siens.

« Je te crois. Et j’ai des tonnes de questions. »

Je marquais une pause pour qu’il prenne conscience que, déjà, je ne le rejetais pas, au du moins je ne me moquais pas de lui.

« Et pour tout t’avouer, je ne m’étais pas préparé à ça, du tout. Enfin… Bon, ne prend pas peur, enfin je pense pas que tu le feras, mais comment dire… ne me prend pas pour un fou, mais tout à l’heure, j’ai cru que je t’embrassais, alors que c’était mon imagination qui me jouait des tours. Peut-être que quelque part, je m’y attendais ou je l’avais deviné, sans le savoir. »

Je m’arrêtai à nouveau, pas certain d’utiliser les bons mots. Je tentai de comprendre son expression, ce qu’il pensait de ce que je disais, mais sans résultat. Alors je me concentrai pour poursuivre.

« Tu sais que moi et ce genre de choses, on n’est pas très familiers. Je n’avais même jamais réfléchi à ce que j’aimais… »

Je sous-entendais les hommes ou les femmes, mais je devinai qu’il avait compris. Peut-être qu’au final, j’étais tout simplement bi ? Mais c’était encore tôt pour le dire avec certitude. Enfin, je n’avais qu’embrassé un garçon, mais peut-être que le simple fait d’aimer ça, de ne pas trouver ça anormal suffisait pour comprendre que j’étais bi.

« Tout ça pour dire que, je ne me fous pas de toi, je n’ai pas fait ça pour te faire plaisir, mais parce que j’en avais envie. J’ai arrêté de me poser des questions, de me prendre la tête, et tout ce que je voulais, c’était voir mon illusion se réaliser… »

Je repris mon souffle en détournant le regard ; encore une fois.


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Message Posté Ven 10 Fév - 20:43.

Contrairement à ce que j'avais pu croire, il semblerait que Meryc est plus ou moins compris le fond de ma pensée. C'était plus un soulagement qu'autre chose, vu ma certaine incapacité à sortir un quelconque sons après ces semblants de phrases que je venais d'énoncer. Cela ne voulait rien dire en soit, et pourtant, cela caractérisait parfaitement ce qui se passait dans ma tête en ce moment... C'est à dire un grand n'importe quoi qui se concrétisait par un super foutoirs de pensées magistrales, qui semblaient plus idiotes les unes que les autres. (Mais c'est pas faute d'essayer d'en avoir de bonnes hein!)

« Je te crois. Et j’ai des tonnes de questions. »

C'était définitivement une réponse digne de lui. Celle à laquelle on se s'attend, qui ne devrait pas vous rassurer plus que ça et pourtant... Et pourtant je me laisse totalement berné par sa belle gueule et l'écoute sans broncher. Aucune commentaire.
J'étais au moins rassuré sur le fait qu'il ne se payer pas ma tête. Cela aurait véritablement descendu mon moral à plus bas que terre. Déjà que j’appréhendais chacun de ses mots. Il avait eu le mérite de savoir bien choisir les premiers pour me laisser l'envie de continuer à l'écouter.

« Et pour tout t’avouer, je ne m’étais pas préparé à ça, du tout. Enfin… Bon, ne prend pas peur, enfin je pense pas que tu le feras, mais comment dire… ne me prend pas pour un fou, mais tout à l’heure, j’ai cru que je t’embrassais, alors que c’était mon imagination qui me jouait des tours. Peut-être que quelque part, je m’y attendais ou je l’avais deviné, sans le savoir. »

Kesaco ? Ouah... Ah oui, dans un autre contexte, je l'aurais surement pris pour un halluciné. Mais qui étais-je pour le juger dans la mesure ou moi-même j'avais déjà imaginé tant de fois l'embrasser ? Oui, effectivement, je n'avais RIEN à dire sur ça, et surement pas de reproche. Le seul problème serait de mal comprendre ce qu'il voulait dire. Peut-être n'avait-il voulu seulement tester ce qu'il avait imaginé ? Et si il avait été déçu ? Mon dieu...Je l'avais certainement déçu, forcément.

Par peur de nouveau de ne pas comprendre ou encore de lui faire percevoir des signaux qui ne reflétaient pas ma véritable pensée, je me contentais de garder le silence.

« Tu sais que moi et ce genre de choses, on n’est pas très familiers. Je n’avais même jamais réfléchi à ce que j’aimais… »

Oh oh... Mauvais signes ? Peut-être pas... Après tout, je n'avais pas véritablement accepté mon homosexualité tout de suite, ou du moins je ne m'en étais pas rendu compte. Et puis, lui devait être encore plus déstabilisé puisqu'il avait déjà eu une relation... Avec une fille... Donc autant dire que cela ne semblait pas facile d'être dans sa tête en ce moment.

Quoi que dans la mienne, peut-être que certains se jetteraient d'un pont ! ... Ok j'extrapole.

« Tout ça pour dire que, je ne me fous pas de toi, je n’ai pas fait ça pour te faire plaisir, mais parce que j’en avais envie. J’ai arrêté de me poser des questions, de me prendre la tête, et tout ce que je voulais, c’était voir mon illusion se réaliser… »

Comme pour clore son discours, il détourna le regard. Que pouvais-je répondre ? "Geu...." Oui, non, il allait falloir trouver quelque chose d'un peu plus élaborer. Bizarrement, je n'avais pas envie de parler. Je savais qu'il le fallait, mais j'avais juste envie de l'embrasser encore jusqu'à ce qu'il réalise qu'il était juste complètement fatigué... Ouh, j'étais véritablement pessimiste là. Et surtout, très silencieux. Il faut vraiment que je lui répondre.

« Ok... Je crois que j'ai retrouvé l'usage de ma voix. »

C'était un commencement comme un autre. Après tout, autant débuté par un peu d'humour, peut-être que cela détendrait un peu l'atmosphère tendue et extrêmement gêné. D'autant que les gens autour jaser de plus en plus, même si nous nous étions quelque peu éloignés. Quels cons ! Si je n'étais pas en si importante conversation, je leur mettrais bien leurs commentaires là où je pense.

« Premièrement je... Je ne te prend pas pour un fou, ne t'inquiète pas. Je ... Si je devais jouer franc jeu avec toi, je te dirais surement que j'ai exactement fait la même chose, des centaines de... Enfin bref ! »

Oui, j'étais un peu en train de m’enfoncer, mais il avait été très honnête avec moi, je me devais de l'être complètement avec lui.

« Ensuite... Je pense que je devrais un peu suivre ton exemple. Ca fait un moment que je pense à toi... Hum, de cette façon et... Je voulais juste pas... Briser notre amitié, parce que je me disais plutôt que tu n'allais pas franchement apprécié donc... »

Contrairement au sien, mon regard ne dériva pas nul part mais se dirigea automatiquement vers mes mains, que je triturais machinalement.

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Message Posté Dim 12 Fév - 12:57.

Ma première crainte fut que je lui fasse peur, ou qu’il interprète mal mes paroles ; qu’il s’en aille, et que j’ai essayé de comprendre ce que je ressentais pour rien. Puis, constatant que le silence se prolongeait, j’eu peur qu’il ne trouve rien à répondre, que mes aveux se retrouvent bêtes. Mais il parla enfin, tentant même de faire de l’humour, mais ça ne me dérida pas vraiment. J’eu un petit sourire coincé, encore une gêne qui ne me ressemblait pas, et qui m’énervait.

« Premièrement je... Je ne te prends pas pour un fou, ne t'inquiète pas. Je ... Si je devais jouer franc jeu avec toi, je te dirais surement que j'ai exactement fait la même chose, des centaines de... Enfin bref ! »

J’étais soulagé de sa réponse. Déjà parce que je n’avais plus à attendre. Et puis, elle m’arracha un sourire sincère, mais toujours si gêné. Savoir qu’il avait eu les mêmes imaginations que moi, était rassurant. Mais cependant étrange, puisque ça arrivait alors que je n’étais pas au courant, et depuis un bon moment apparemment ; j’essayai même de me rappeler les moments où nous étions ensemble, à la recherche d’un indice qui pourrait me faire comprendre qu’il avait des illusions, certaines fois. Ça me faisait plaisir, et me rendait encore mal à l’aise à la fois. Après tout, il était d’abord un très bon ami, et me rendre compte de la façon dont il me voyait, et accepter que c’est aussi mon cas… fallait le digérer.

« Ensuite... Je pense que je devrais un peu suivre ton exemple. Ça fait un moment que je pense à toi... Hum, de cette façon et... Je voulais juste pas... Briser notre amitié, parce que je me disais plutôt que tu n'allais pas franchement apprécier donc... »

Ah, c’était donc ça. La source de son emmerdement à mon égard, vu qu’il était clair qu’il n’allait pas me dire le fond de sa pensée. Mais je comprenais, je pense qu’à sa place, j’aurais aussi gardé pour moi ce genre de chose. J’ai tellement peu de vrais amis sur qui compter et qui m’apprécient pour le balourd que je suis, que je n’aurais pas non plus pris le risque de perdre ça.

Je vis que ses mains bougeaient sans cesse, et qu’il avait le regard rivé sur elles. Une façon comme une autre de ne pas devoir regarder l’autre, je l’avais également fait. Et je ne n’en étais pas fier pour autant, mais je le comprenais. J’inspirai et posai mes mains sur les siennes comme pour les apaiser.

« Écoute… » Je cherchais mes mots. « Déjà, je suis flatté. »

Bon, c’était ridicule à dire mais je voulais qu’il sache que ça me touchait que je lui fasse cet effet, même si c’était un peu égoïste de dire ça sans encore lui rendre la pareille. C’était juste une façon très maladroite de lui dire que j’aimais ça.

« Ensuite… Je comprends que tu aies eu… « peur » de me le dire, j’aurais voulu le cacher aussi à ta place. Mais je suis heureux que tu aies fini par cracher le morceau. »

Comment parler pour ne rien dire, leçon une ! C’était très intelligent Meryc, bravo. J’avais du mal à lui expliquer le fond de ma pensée. Je m’aperçu que mes mains, sur les siennes, jouaient avec ses doigts, les caressant même par moment, sans m’en rendre compte. Je les retirai vivement à contre-cœur, de peur de paraître trop mielleux. Les clichés, ça n’était pas mon truc.

« Tu vois, il faut juste que je comprenne vraiment ce que je ressens, même si ç’à l’air en très bonne voix… »

Un sourire sincère se dessina sur mes lèvres et j’espérai qu’il eut compris qu’il n’avait pas de souci à se faire, finalement. La suite du programme ? J’y réfléchissais… L’emmener dans le parc ? Squatter une salle commune en transgressant la règle ? Lui proposer de passer le reste de la journée ensemble… voire même la nuit ? … En tous les cas, il fallait qu’on continue à parler, tout n’était peut-être pas encore sorti…


Dernière édition par Meryc T. Malaöt le Sam 18 Fév - 10:28, édité 1 fois
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Message Posté Sam 18 Fév - 10:23.

A l'heure qu'il était, je regrettais amèrement mon comportement envers Meryc. Bon, il est vrai que si j'avais osé avouer plus vite la raison de mon changement de comportement, peut-être que cela ce serait passé différemment aussi. Mais néanmoins, ça n'excusait pas le chieur que j'avais été, loin de là. Pour me donner bonne conscience, je pensais que peut-être il avait eu besoin de temps pour comprendre... Non. J'avais juste été con, un point c'est tout.

C'était aussi pour cette raison, que je n'osais pas croiser son regard... Bon pour ça, et parce que j'étais gêné aussi. Très gêné, de lui déclarer tout ce que j'avais sur le cœur. Heureusement, il s'agissait de Meryc. Et c'était surement l'homme le plus compréhensible de cette école. La preuve était là, il avait posé ces mains sur les miennes, dans un geste simple mais qui à mon grand étonnement, me rassura plus que je ne l'aurais espéré... Et qui me fit un peu sourire comme un con aussi.

Il entama la parole, mais je vis qu'il cherchait ses mots. Comment l'en blâmer ? Il se trouvait dans une situation où j'aurais surement réagi beaucoup, BEAUCOUP plus mal.

« Déjà, je suis flatté. »

Sa phrase m'étonna et je relevais un sourcil interrogateur envers lui, jusqu'à ce que je comprenne ce qu'il voulait me faire passer comme message. Il n'était pas dégouté. Il ne m'en voulait pas, il était même... Flatté, comme il disait. Cela me fait légèrement sourire et j'attendis qu'il enchaine de nouveau.

« Ensuite… Je comprends que tu aies eu… « peur » de me le dire, j’aurais voulu le cacher aussi à ta place. Mais je suis heureux que tu aies fini par cracher le morceau. »

Cela me faisait tout drôle de voir Meryc aussi... Aussi... Aussi pas Meryc. Il n'était jamais du genre sentimental, mais surtout pas aussi... Aussi... Enfin bref. Je remarquais que ses mains jouées avec les miennes quand il les retira vivement. J'eus peur que cela le dégoute au premier abord, mais me rendis compte, que cela ne lui ressemblait juste pas. Et comment lui en vouloir ? Je n'étais pas non plus très expressif, et surtout pas trop guimauve. Même si je dois avouer que c'était pas si désagréable que ça hein...

« Tu vois, il faut juste que je comprenne vraiment ce que je ressens, même si ça à l’air en très bonne voix… »

Oui je comprenais. J'avais eu ce même sentiments au tout début. Je le voyais vraiment comme un amis au départ et je mis du temps à me rendre compte que j'aurais aimé qu'il soit plus qu'un ami. Oui, j'avais réaliser ça lorsque j'avais commencé à faire des rêves... Pas très très catholiques disons qui incluaient mon ami.

Non ! Je n'étais pas pervers, loin de là, c'est juste... Il me sourit et là encore, je me sentis rassuré, comme un crétin que je suis. Il ne réalise même pas l'effet qu'il a tout seul comme ça, rien qu'en souriant. Lorsque je me suis rendu compte de mes sentiments envers lui, c'est la première chose que je me suis dite : Il est tellement beau qu'il va se faire tout le lycée, et je devrais le regarder au bras de toutes ses filles.

Mais non... Ce n'était pas vraiment son style, il semblerait, et franchement, FRANCHEMENT ! Ça a été beaucoup plus facile, ainsi.

« Je... Je comprend. Et je suis désolé de ne pas t'avoir dit ça plus tôt aussi... Enfin, je ne pense pas que tu aurais réagi comme cela mais...» Je souris amèrement en repensant à tous ça et lui lançait un regard.« Je pense que cela aurait été plus facile pour tout le monde que je joue carte sur table. Mais bon, c'est tout passé et je t'avoue que ça me soulage que tu ne me frappes pas et m'envoie me faire mettre, comme dans tout les scénarios que j'avais imaginés. »

Je savais qu'il fallait encore que l'on se parle, mais bizarrement, même si je m'en contre-fichais à la base, le regard de tout ses gens me mettais vraiment mal à l'aise. Bien sûr, je ne montrais rien mais je savais que mon visage (livre ouvert de tout ce que je pensais) trahissait mon inquiétude.

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Message Posté Sam 25 Fév - 23:04.
Je me délectais de plus en plus de sa présence. Et je réalisai à quel point je tenais à lui, concrètement. Déjà en tant qu'ami, il m'était difficile de me passer de sa présence, mais à présent, je me disais que ç'allait être d'autant plus dur. Il buvait mes paroles et son expression changeait selon mes hésitations, mes déclarations. J'eu envie de caresser son visage, si ce n'était pas plus. Pour une fois, je n'avais pas fini par détourner le regard et je pus apprécier son soulagement évident.

« Je... Je comprends. Et je suis désolé de ne pas t'avoir dit ça plus tôt aussi... Enfin, je ne pense pas que tu aurais réagi comme cela mais... Je pense que cela aurait été plus facile pour tout le monde que je joue carte sur table. Mais bon, c'est tout passé et je t'avoue que ça me soulage que tu ne me frappes pas et m'envoie me faire mettre, comme dans tout les scénarios que j'avais imaginés. »

J'écarquillai les yeux.

« ... Te frapper ? Moi ?... A la limite, si vraiment ça ne m'avait pas plu, je me serais barré, mais je ne t'aurais très certainement pas frappé, Declan. Tu sais très bien que j'ai horreur de la violence gratuite. N'oublie pas mon passé. »

S'il y avait bien une chose que je ne pouvais pas faire, c'était bien ça. Déjà, frapper des cons qui l'avaient cherché, quelque part, ça me rebutait, même si j'étais sur le coup trop énervé pour y penser. Mais alors frapper des amis, c'était tout simplement exclu, quelle que soit leur faute, si tant est qu'elle n'était pas grave à mes yeux.

Je remarquai qu'il état distrait, hésitant. Ses yeux fuyait les alentours et je vis qu'il était finalement gêné, voire méfiant. Les cons qui faisaient des remarques à notre propos n'avaient pas fini, et nous attirions encore l'attention. Soucieux de l'attitude de mon ami - si je pouvais encore l'appeler ainsi -, je lui pris les mains pour le faire se lever à ma suite. Je jetai un regard alentour et souris largement aux imbéciles qui passaient pour leur montrer que je n'avais que faire de leur singeries déplacées. C'était ma vie privée, et ça ne regardait que nous.

« Un tour dans le parc en attendant le dîner ? »

Je n'attendis pas sa réponse et l'entraînai déjà vers les couloirs de sortie. Le temps était encore doux, mais je n'étais pas assez grandement couvert pour ne pas frissonner par moments. La nuit commençait à tomber, mais il faisait encore assez jour pour que nous puissions nous poser quelque part avant qu'on ne soit amenés à investir la Grande Salle. Je me rendis compte en arrivant près d'un arbre, à causes des murmures encore trop présents des élèves que nous croisions, que je tenais encore la main de Declan dans la mienne. Mais cette fois, je ne la lâchai pas. Nous nous assîmes au pied de l'arbre et je commençai par regarder le Soleil descendre dans l'horizon. J'avais les jambes relevées, les genoux vers moi, et je sentis les bras du brun se poser dessus. Je fixai mes yeux dans les siens, souris et hésitai à lui proposer de passer la nuit ensemble, idée qui me titillait l'esprit depuis que nous avions quitté notre banc.


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Message Posté Dim 4 Mar - 7:34.

« ... Te frapper ? Moi ?... A la limite, si vraiment ça ne m'avait pas plu, je me serais barré, mais je ne t'aurais très certainement pas frappé, Declan. Tu sais très bien que j'ai horreur de la violence gratuite. N'oublie pas mon passé. »

J'avais vraiment mis du temps à me rendre compte que mon attitude avait été puérile et tellement immature. Me servir de ce que je ne pouvais pas avoir pour lui infliger tout cette agacement, il y avait de quoi s’énerver plus d'une fois. Mais non. Meryc n'était pas du genre à s’énerver comme ça. Et il ne tarda pas à me le rappeler. C'est vrai que j'avais tendance à oublier de qui il s'agissait. Je l'avais tellement côtoyer en tant qu'ami, et était tellement apeuré à l'idée qu'il apprenne mon attirance pas très amicale pour lui, que j'en avais oublié le plus important : il tenait à moi en tant qu'ami à la base. Il ne m'aurait jamais abandonné, ou insulté. Au contraire, même s'il n'avait pas partagé ce sentiment, il aurait tout fait pour que je me sente mieux, et j'avais complètement omis cette partie de sa personnalité.

Je m'en sentais honteux d'ailleurs, et il ne me fallut que quelques secondes pour baisser les yeux à ses paroles. Quel ami je faisais dis donc ! Mais je savais qu'il ne m'en tiendrais pas rigueur, et je savais maintenant qu'il ne me rejetait pas, bien au contraire. Et je n'arrivais même pas à y croire.

Toute ma vie, ou du moins depuis un long moment déjà, j'avais entendu toutes les insultes, les commérages, et les réflexions possibles sur le fait que je sois gay. Je n'en avais jamais vraiment pris conscience, ou du moins pas du tout fait attention. Mais c'est vrai que tout à coup... Tout à coup cela en prenait. Parce que je tenais à Meryc, que je ne voulais pas qu'il me laisse à cause de ça, et que je ne voulais pas me sentir mal de ressentir ça en le regardant.

Mais encore une fois, il surprit tout le monde en attrapant ma main et en souriant ouvertement à toutes les grandes gueules du lycée qui jasaient sur la situation.

« Un tour dans le parc en attendant le dîner ? »

Un sourire se dessina sur mon visage, et sans qu'il ne m'entende je répondais doucement.

« Tant que tu restes là... »

J'avais vraiment l'air pathétique. Mais que pouvais-je y faire ? Ah oui, rien du tout, c'est ça. Et sans m'en rendre vraiment compte, je le suivais, sans jamais lâcher ta main. Et en moins de temps qu'il faut pour le dire, nous étions tout les deux assis, au pied d'un arbre.

Je ne vais pas m'étendre sur la vision du beau blond à côté de moi, je crois que je n'en finirais pas. Mais instinctivement, je n'éprouvais aucune...Enfin aucuns malaises à poser ma main sur son genoux, appréciant ce simple contact. Je n'osais pas le regarder, après ça, mais je trouvais le courage et quand je sentis son regard se planter dans le mien j'avais l'impression d'être nu. D'être entièrement lisible pour lui. Il fallait avouer que le regard de mon ami ne laissait personne indifférent, on sentait toute la puissance et la force qui émanait de lui rien qu'en regardant celui-ci. C'était totalement déstabilisant et en même temps très agréable. Je sentais qu'il voulait savoir quelque chose, qu'il attendait de me le demander mais qu'il hésitait encore. Comment lui en vouloir ? Ce n'était pas à moi de le brusquer, vu le temps que j'avais moi-même mis à lui avouer ce que je pensais tout bas. Mais mu par un instinct sorti de je ne sais où, je me voyais obligé de lui dire que j'étais prêt à tout entendre.

« Tu peux tout me dire, tu sais. »

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Message Posté Sam 10 Mar - 19:35.

C’était un moment trop précieux pour être gâché, et je n’autorisais personne à se croire vainqueur en tant que trouble-fête avec ses messes basses et ses airs choqués. Et je forçais Declan à en faire de même, à lui faire comprendre d’un simple regard qu’il n’avait pas à être embarrassé ou à devoir se cacher. Il avait d’ailleurs l’air d’avoir compris le message lorsqu’il avait posé ses bras sur mes genoux. Je souris, soulagé de me sentir… heureux. C’était peut-être la première fois de l’après-midi où je me savais serein, et presque en harmonie avec mes pensées. Je savais ce que je voulais. Peut-être pas encore pleinement ce que je ressentais, mais je pensais en avoir une forte idée. Le temps me permettra de le confirmer. En tous cas, je l’espérais.

J’hésitais toujours autant à lui faire la proposition de transgresser les règles du château, pour que l’un des deux dorme dans le dortoir de l’autre. Et plus j’y pensais, plus je trouvais mon idée mauvaise. Dormir avec l’autre voulait dire dormir à deux dans un lit d’une personne, sachant que les autres personnes du dortoir nous voyaient. Et puis, j’eu l’idée de le faire venir dans le mien ; mes camarades de chambrée me connaissaient bien, j’étais proches d’eux, et ils ne me jugeraient pas. Phil en tous cas, c’était certain ; il pourrait à la limite se montrer curieux. Bryan me faisait confiance et réciproquement, quand à Seth, même si on avait du mal à s’encadrer, on ne se cherchait pas des noises pour rien. Je me reconcentrai sur Declan qui me lançait un regard interrogateur.

« Tu peux tout me dire, tu sais. »

Je lâchais un rire ironique. Je lui avais tiré les vers du nez, il était donc normal qu’il m’interroge à son tour. Et puis, il l’avait fait calmement, avec le réconfort dont il pouvait faire preuve. Lui dire… oui, je savais que je pouvais lui dévoiler le fond de ma pensée. Ça n’allait pas lui faire peur, étant donné les pensées qu’il avait déjà eu à mon égard. Mais le lui proposer montrait simplement que j’avais déjà passé la première étape, et ça me faisait peur. Peur d’aller trop vite, de me faire des idées. Je mêlai mes doigts aux siens.

« En fait… Je me demandais si on allait passer la soirée ensemble. »

Bon, je n’avais pas totalement menti. Et je me doutais bien qu’il veuille manger à mes côtés. Du moins je l’espérais. Je me replongeais dans ses yeux et y vis de l’étonnement, comme s’il disait « c’est tout ? ». Évidemment que non, ça n’était pas tout. Et se cacher des choses maintenant était puéril.

« Je pensais aussi à… si tu passerais la nuit avec moi. »

J’affichai une moue désolée. Quant à l’expression de Declan, elle changea pour montrer… de la joie ? du soulagement ? Quelque chose de positif en tous cas. Puis, comme pour confirmer mes dires, ou montrer ô combien ils me tenaient à cœur, je me tournai pour plaquer une main sur le torse du brun et le pousser contre le tronc d’arbre, après quoi je passai l’autre main dans sa nuque et je lui emprisonnai la bouche de mes lèvres. J’avais hésité à le faire depuis que nous étions arrivés dans le parc et que nous nous étions assis. Mais je ne voyais à présent plus pourquoi est-ce que je me retenais. Je ne savais pas si notre statut était déjà officiellement passé d’amis à « amants », pour ne pas dire couple, et je me gardais encore de poser la question, de peur de paraître stupide et ignorant. J’ouvrai ses lèvres avec ma langue et me laissai aller à une danse avec la sienne que j’avais peur de réclamer trop souvent. Nos souffles s’entremêlaient et je me faisais de plus en plus entreprenant. C’est haletant que je me détachai de lui, cachant ma bouche du revers de ma main, comme pour m’excuser.

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Message Posté Jeu 15 Mar - 18:52.
« En fait… Je me demandais si on allait passer la soirée ensemble. »

Et...? Je savais qu'il se tramait autre chose sous son petit air.... Je ne savais même pas comment décrire cette expression qu'il avait mais qui, de toute évidence, trahissait autre chose que cette simple affirmation (Et qui en parallèle, me faisait légèrement beaucoup craquer, mais ce n'est qu'un léger DÉTAIL évidemment). Du coup, je ne comprenais pas cette soudaine timidité, ou du moins, ce semblant de gêne. Après tout, je ne vois vraiment pas ce qui pouvait être si embarrassant que ça.

Ça ne pouvait pas être plus embarrassant que toutes les pensées qui me trottaient dans la tête en tout cas, c'est certain.

« Je pensais aussi à… si tu passerais la nuit avec moi. »

Calme, calme... Rester calme, ne pas s'enflammer devant l'insinuation grandissante qu'il venait de faire non... Trop Tard...Difficile de réfuter les images mentales. J'aurais voulu répliquer mais aucuns mots ne parvint à sortir. Seul un sourire impayable trahissait mon sentiment intérieur. J'avais vraiment l'impression d'être sur la même longueur d'onde que lui. Ou du moins, d'avoir certaines pensées communes disons ? Oui, on peut toujours rêver, non ? Rêver, je le faisais bien assez. Mais mon attention se focalisa sur mon... Mon... Je ne savais pas vraiment comment le qualifier. Il était passer du stade "Je veux que tu m'embrasses" au stade "Je suis en train de me consumer intérieurement dans un lieu public". Je ne savais pas vraiment quoi penser, et surtout, je ne savais pas ce qu'il pensait lui. Mais le fait est que sa bouche sur la mienne, sa langue jouant si brillamment avec moi, comme s'il savait très précisément quoi faire pour me faire perdre mes moyens, me laissaient très peu de capacités mentales. Tellement, que lorsqu'il s'éloigna (foutues respiration hein), j'avais véritablement perdues le fil de la conversation. Pris dans le mouvement, je m'étais plus ou moins collé à lui... Bon, n'ayant pas peur des mots, j'étais totalement avachit sur le beau blond. La position semi-allongée me rappela les raisons de ces baisers au départ.

« Hum... Euh... Oui. Je veux passer la nuit avec toi. »

La subtilité, c'est pour les tapettes hein Declan ? Non mais c'est incroyable d'être aussi... Aussi... Même pas foutu de trouver des adjectifs valables... Tout ça pour dire que dans mon entrain, j'avais aussi laisser mon esprit prendre les commandes, et qu'elles erreur ! J'aurais mieux fait de dire ça peut-être plus... Enfin pas comme ça.

« Non, je veux dire que... Enfin... Tu vois. »

De mieux en mieux... Et c'est reparti ! Me voilà de nouveau en train de rougir comme le demeuré que je suis. Bah maintenant, s'il ne sait pas que j'ai réellement envie de passer la nuit avec lui, je crois qu'il ne le saura jamais. Mes dents vinrent mordre ma lèvre inférieur, alors que je cherchais un sujet de détournement de conversation. Peine perdue, j'avais encore l'esprit embrumé.

Que faire ? Laisser agir l'instinct ? Au point où j'en étais... Bon non, enfaite, j'en avait juste terriblement envie. Je voulais l'avoir pour moi tout seul, je voulais le toucher, l'embrasser, comme pour rattraper tout un foutu temps perdu, ou du moins plus ou moins perdu. Je me jetais alors éperdument sur lui. Oui, oui, je me suis jetais sur lui et l'ai embrassé. Et sans aucun remords ! Mes bras autour de sa nuque, je n'avais pas prévu qu'on se retrouve allongé dans l'herbe. Tant mieux, nous n'irions pas plus bas. Ma langue vint chercher la sienne rapidement. J'avais besoin de cette étreinte, et je pense être bien placé pour dire qu'elle n'était pas désagréable. Sentir son corps si près du mien, pouvoir sourire sincèrement contre ses lèvres sensuelles qui m'avaient narguées tout ce temps...
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Message Posté Ven 23 Mar - 11:27.

Il mit un temps avant de soulager ma conscience et accepter ma demande. Très maladroitement, mais je n’en avais que faire. J’avais compris sa pensée et je ne fronçai même pas les sourcils sous sa réponse hésitante tant il cherchait ses mots après notre baiser. Il aurait pu passer pour indécis sur la chose en elle-même, à savoir dormir avec moi, mais je savais qu’il avait juste perdu ses moyens. Je me retins même de rire pendant que je le voyais batailler avec lui-même pour trouver quelque chose de plus acceptable à me dire.

« Non, je veux dire que... Enfin... Tu vois. »

Oui, je voyais, et j’aimais le voir patauger. J’avais l’impression de retourner une demi-heure plus tôt, quand nous ne pouvions pas aligner une phrase après l’autre tout en leur donnant du sens. Je compatissais autant que je riais de le voir galérer, même si la raison n’était pas la même qu’avant. Moi-même j’étais dérouté par nos baisers et notre proximité, surtout que ça m’arrivait bien plus rapidement que lui. Depuis cette après-midi, tous mes sentiments s’étaient bousculés, et j’avais du mal à ne pas compatir au fait que lui attendait ça depuis un bon moment ; l’attente avait dû être affreuse et je ne pouvais l’imaginer que soulagé, si ce n’était trop excité.

D’ailleurs, je devais dire que même si j’avais mes arrières pensées, je n’avais pas anticipé qu’il se jette sur moi, surtout après l’échange que nous avions eu deux minutes plus tôt. Il s’allongea littéralement sur moi en nous faisant tournoyer dans l’herbe ; ses bras autour de mon cou pour ne pas me lâcher, je plaçai quant à moi mes mains sur ses hanches pour le maintenir ainsi. Il prit les devants cette fois et engouffra sa langue dans ma bouche à la recherche de cette danse que je lui avais offerte en premier. J’aimais qu’il soit plus sûr de lui à présent, ça ne rendait la chose que plus plaisante. Je souris dans le baiser pour le lui faire comprendre et notre souffle s’épuisa encore plus vite qu’avant. Cependant, nous ne nous détachâmes pas l’un de l’autre et roulâmes encore quelques fois, riant dans un même temps. Cette sensation nouvelle qui s’installait en moi me fit oublier l’endroit où nous étions et le fait que trop de gens pouvaient nous voir, jusqu’à ce que le concierge nous ramène à la réalité en nous tapant les épaules et nous priant de nous séparer.

« Au moins, faites ça discrètement… »

Je tirai une grimace qui fit sourire Declan. Je nous relevai et m’excusai auprès du concierge. Je lui étais reconnaissant d’une chose, c’était de n’avoir fait aucune remarque sur le fait que nous étions deux hommes. D’ordinaire, c’était d’abord ce genre de chose qu’on réprimandait plutôt que l’affichage d’effusion de sentiments. Il ne nous avait pas interdit de nous embrasser, et nous avait même conseillé maladroitement ; ou plutôt pas directement. Il nous fit un clin d’œil avant de s’en aller en nous rappelant que le souper allait être servi. Je le regardai s’éloigner et me tournai vers Declan qui avait les joues aussi roses que je devais les avoir. Je l’attrapai par une hanche pour le coincer contre moi.

« Si tu veux vraiment qu’on passe la nuit ensemble, il va falloir transgresser les règles du château… Tu veux venir chez Poufsouffle ? »

Une lueur malicieuse dans le regard, je savais qu’il concoctait une réponse dans sa tête. Alors je lui pris la main et nous fis nous diriger vers l’entrée du bâtiment en clamant qu’il était temps d’aller manger.

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Message Posté Dim 25 Mar - 11:02.
Il aurait été beaucoup plus agréable si notre petit moment n’avait pas été monstrueusement interrompu… Mais bon. Il est vrai que deux élèves qui se roule une pelle monstrueuse en plein milieu de parc… Ça ne passe pas vraiment inaperçu. (Ça vous étonne hein ?) Pour le coup, effectivement, nous étions plus ou moins en tort.

« Au moins, faites ça discrètement… »

La grimace que tira Meryc m’arracha un sourire. Il semble que je ne sois pas le seul à ne pas aimer être interrompu. Au moins, il n’avait pas fait de remarque sur le fait qu’on soit de gars. Et c’est déjà une avancée en soit… Une avancée qui me fit froncer les sourcils d’ailleurs, surtout quand le dit concierge nous lança un clin d’œil, qui transforma mes excuse en un timide « Désolé… ».
Comme à mon immanquable habitude (je me transformais en citrouille à force de rougir en ce moment), mes joues se tintèrent, mais je n’étais pas seul pour une fois ! Meryc me suivait dans la gêne, mais comme d’habitude, il reprit facilement contenance. Si bien que je me sentis tiré vers lui, pour mon plus grand plaisir évidement. Si je voulais transgresser les règles du château ? MAIS OUI ! Tout, tout ce qui était possible si ça me permettait de ne pas la lâcher… Pour la nuit au moins… Mon dieu, je vais devenir un pervers obsédé à cause de lui. Que voulez-vous, la nature est ainsi faite ! Je n’allais pas me plaindre d’être un Poursouffle pour une nuit… Enfin plus particulièrement SON Poursouffle si possible hein ? Non, non ! Pas d’images mentales, pas d’images mentales…

« Si j’ai une chance avec un beau blond, c’est pas de refus… »

Un sourire timide s’étira sur mes lèvres alors que Meryc m’amena à travers le château. L’heure passait, et il était temps d’allait manger. Un frisson me parcouru tout à coup… Et si à cause de moi, tout le monde nous jugeait ? Je me fichais éperdument de ce que les gens pouvaient bien penser de moi, mais je ne voulais pas qu’ils prennent Meryc en faute à cause de moi. Il ne connaissait pas vraiment ses sentiments pour moi il y a quelques heures, et là, il semblait enclin à s’afficher ouvertement, devant toute l’école. Les gens pouvaient être tellement idiots, et tellement blessants… Et je sais très bien de quoi je parle dans ce domaine. Même si je savais qu’il n’accordait pas d’importance à cela habituellement, je ne voulais pas qui lui arrive quelque chose… Surtout par ma faite.

« Attend, Meryc ! »

Je m’arrêtais brusquement, la main toujours dans celle du beau blond, qui s’arrêta tout net avec moi par la même occasion.

« Tu es sur que… Je veux dire, je me fiche de ce qu’on pense de moi mais je ne veux pas te faire porte à faux. Tu.. Tu ne savais pas même tout ça ce matin, es-tu sûr de vouloir faire ça ? Je ne veux pas que tu regrettes ensuite… »

La vérité, c’est que je priais intérieurement pour qu’il me réponde à l’inverse. Je n’avais qu’une envie, c’était de l’afficher comme mien devant tout le monde. Je voulais que l’école sache que c’était une chasse gardée. Mon dieu… Je deviens possessif maintenant… Bref ! Je savais qu’il n’allait pas tout de suite comprendre, je ne voulais pas qu’il croit que c’était moi qui avait peur de ce qu’on pourrait penser surtout.

« Je n’ai absolument pas honte, au contraire… Mais je ne veux pas que t’es des problèmes à cause de moi… »

Et comme une autre habitude malsaine, mon regard vrilla au sol…
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Message Posté Ven 30 Mar - 9:24.

« Si j’ai une chance avec un beau blond, c’est pas de refus… »

Je souris en m’élançant vers l’entrée du château tellement je fus flatté. Non seulement j’étais heureux de sa réponse et du fait qu’il ait accepté ma demande, mais « beau blond » était en plus plaisant à entendre. Je n’avais jamais vraiment eu conscience que je pouvais être « beau », ou plutôt je n’y avais jamais vraiment fait attention. Le compliment me fit rougir de plus belle et je souris encore plus face au gros débile que je devais paraître. Rien à voir avec mon image de base, l’effet que je pouvais donner avec ma carrure et mon air constamment mécontent et indifférent. Alors que nous entrions dans le premier couloir, Declan s’arrêta brusquement ; ce qui m’obligea à en faire de même étant donné que j’avais sa main dans la mienne. Il cria mon nom et je me retournai vers lui, perplexe.

« Tu es sur que… Je veux dire, je me fiche de ce qu’on pense de moi mais je ne veux pas te faire porte à faux. Tu... Tu ne savais pas même tout ça ce matin, es-tu sûr de vouloir faire ça ? Je ne veux pas que tu regrettes ensuite… Je n’ai absolument pas honte, au contraire… Mais je ne veux pas que t’es des problèmes à cause de moi… »

S’en suivit de son discours son regard qui s’éloigna à nouveau de moi. Je fronçai les sourcils. Était-il possible qu’il doute encore ? Je savais très bien que c’était tout nouveau pour moi, et que je pouvais donner l’air de m’être lancé dans cette histoire tête baissée, mais bien contraire, je savais ce que je faisais. J’avais cette particularité d’être psychologiquement « dérangé » à cause de mon passé, mais j’avais tendance à savoir prendre rapidement des décisions importantes mais toutes autant réfléchies. Je me tournai pleinement vers Declan et je m’approchai, entremêlant ses doigts aux miens. Je me retrouvai très près de lui et me retins de passer une main sur sa joue. Je lui souris presque tristement.

« Au risque de te décevoir, je vais à nouveau te redire que je sais ce que je fais. Je me suis toujours foutu de l’avis et du jugement des autres, ça n’est pas maintenant que ça va m’atteindre. »

Pour lui confirmer mes dires, je mis mes mains sur ses joues et m’avançai pour l’embrasser tendrement. Ce baiser n’avait rien à voir avec la fougue des précédents, il était bien plus profond, plus sincère. Même doux. Et je m’étonnai intérieurement tellement ça ne me ressemblait pas. Peut-être arriverait-il à me changer… ?

Je ne sais pas combien de temps je restai là, collé à ses lèvres, me délectant de leur goût sucré. Mais lorsque je m’en détachai, je ne jetai même pas un regard alentour aux élèves qui passaient à coté de nous en direction de la Grande Salle ; je vis seulement du coin de l’œil que certains ralentissaient face au spectacle que nous donnions. Si ce n’était pas à cause du fait que nous étions de hommes, je les soupçonnais de me connaître de près ou de loin – je n’étais pas passé inaperçu au fil de mes années d’études – et d’être étonnés de me voir faire une chose pareille. Je plongeai mon regard dans celui de Declan et y fis passer mes récents mais apparemment réels sentiments. Je n’avais pas l’habitude d’être aussi sincère et espérai qu’il comprenne le message.

Je relâchai enfin la pression et tournai la tête dans le couloir. Des gamins accélérèrent le pas en voyant l’intensité de mon regard et en comprenant que j’étais prêt à les rabrouer s’ils faisaient preuve de moqueries ou s’ils traînaient trop longtemps autour de nous. Certaines phrases fusèrent et je fis mine de ne pas les entendre. J’en vins même à tourner sur moi-même pour décourager les plus intrépides et mauvais d’entre eux.

« T’arrêtes pas. »

C’était destiné à un Serpentard qui affichait un sourire satisfait à l’anticipation de ce qu’il voulait dire. Mais au lieu de ça, je le convainquis de tracer sa route en faisant un pas vers lui qui l’intimida à peine. Mais il ne voulait sûrement pas plus de problèmes qu’à son habitude, alors il m’écouta. Je revins vers le brun qui n’avait pas bougé. J’affichai un sourire discret et lui repris la main, en l’entraînant vers la Grande Salle.


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