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La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Message Posté Dim 24 Juil - 0:07.
nouveau chapitre




STATUT DU SUJET : privé
NOM DES PARTICIPANTS : Faith Turner
DATE : Mois de Mars, première semaine, jour de la découverte des animaux
HEURE : Tôt le matin
METEO : Un petit soleil sur l'horizon.
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE GLOBALE EN COURS : Intrigue 007 : Vengeance
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE DU FORUM EN COURS : Intrigue 006 : Comment ça le sol tremble ?
INTERVENTION DE DOMINUS TENEBRAE :Non

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Message Posté Dim 24 Juil - 0:11.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort. Gani90-2La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort. Hani90-2La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort. Rani90-2La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort. Sani90-2

    Comme tous les matins, j'étais sur le pont avant bon nombre de mes camarades. Moi, j'amais me lever tôt, regarder le soleil qui se lève, écouter le chants des oiseaux, prendre mon temps pour m'émerveiller devant le rose orangé du soleil et m'éveiller en même temps que lui. Faire mes étirements et voir mon ombre évoluer selon son éternel trajectoire dans le ciel, tourbillonner sur moi-même et admirer un dégradé de couleurs à toute vitesse. Telle la rose du Petit Prince, je m'éveille au matin et quand lui aime les couchers de soleil, moi j'aime le voir se lever. Comme tous les matins, je pensais prendre mon petit déjeuner dans une Grande Salle presque vide, profitant du calme. Mon thé fumant devant moi, je pensais à la journée qui aller suivre. Bien sûr, j'étais heureuse ici, plus qu'au manoir Turner dans tous les cas. Je ne rentrais presque plus durant les vacances, prétextant des devoirs ou autres exposés bidons à présenter.

    Puis. Puis un cri horrible envahi le hall. Un cri de souffrance pure, un cri limpide de douleur. Un cri bestial. Un cri de mort. Mon estomac se tordit d'appréhension tandis qu'avec d'autres personnes, nous nous dirigions vers la source de ce funeste et macabre spectacle. Plusieurs d'entre nous poussèrent des cris de peur, de dégoût, de colère. Pour ma part, je me contentais de regarder ce carnage, trop choquée pour émettre le moindre son. En face de nous, un lion, un blaireau, un aigle et un serpent, ou ce qui avait dû être un jour, quelques minutes auparavant ces animaux. Une marre de sang de plus en plus grande se formait à nos pieds. Qui pouvait oser commettre un tel sacrilège ? Un tel acte de barbarie ?

    La crinière autrefois majestueuse du lion se teintait peu à peu d'un rouge à l'odeur de fer, insoutenable. Ses pattes, visiblement brisées se croisaient sous son imposant corps. Ses entrailles fumantes sortait sa cage thoracique béante. De loin, je pouvais voir ses yeux dorés, sans aucune étincelle de vie. L'animal restait pourtant majestueux, même dans la mort. Un peu plus loin, le blaireau gisait sur le flanc, la tête brisée. Je ne pus retenir un haut le cœur, tant l'image de cette boucherie gratuite m'écœurait. De son corps brisé pendait aussi ses boyaux, comme seule preuve qu'il avait été un jour un animal vivant et pas un tas de chair sanguinolente. L'odeur, l'odeur âcre et pestilentielle des viscères se répendait peu à peu dans le hall. Je mis ma main devant la bouche pour respirer sans trop avoir envie de rendre le peu que j'avais dans l'estomac. Geste vain et futile... L'aigle éccorché était étendu, non loin des deux autres animaux. Ses serres serrées, comme s'il s'était débattu compulsivement contre son agresseur, contre la douleur intenable. Quelques plumes tombaient encore autour de lui. Sa gorge formait un angle peu harmonieux. Ma gorge se serra, quand je vis le serpent. Ce fut le tout, le trop. Presque coupé en deux, ses yeux sortaient à moitié de ses orbites et sa gueule montrant des crocs venimeux qui n'avait en rien aidé à mettre un terme à son calvaire.

    J'étais là. Sans être là. Mon esprit refusa en bloc cette image désastreuse. Le monde sorcier était-il donc tombé si bas pour que de telles choses se produisent au sain même de l'école ? Où était donc notre fierté passée, la fiérté des quatre fondateurs de Poudlard, ceux qui avait façonné des générations et des générations de sorciers ? Où donc ? Où donc était notre dignité ? Et j'étais la moins bien placée pour parler de fierté et de l'orgueil d'être sorcière, moi qui avait si longtemps refusé ma nature, provoquant ainsi des dégâts irrémédiables en moi. A ce moment précis, une colère sans nom, une honte magistrale monta en moi. Honte, HONTE ! A ceux qui ose blasphémer ainsi la vie, qui la bafoue, qui peine à avoir conscience et à comprendre l'importance de celle ci. Les larmes montèrent à mes yeux et dévalèrent lentement mes joues, tandis que devant moi, les fantômes des fondateurs regardait impuissant et silencieusement la mise à mort tragique de leurs animaux. Il était terrible de voir ces fantômes ancestraux tenter de redonner la vie à ces animaux. Ou plutôt de les regarder voir la vie s'échapper d'eux.

    Je me sentais faible, désarmée, incapable de faire quoi que ce soit, d'aligner une pensée cohérente, de faire le tri dans mes sentiments. De savoir si j'étais triste, en colère, honteuse, bouleversée, révoltée. J'étais tout cela à fois, mais avant tout stupéfaite. Une part de moi tentait encore de se persuader que ce que je voyais n'étais pas réel. Que rien de pareil ne pourrait jamais arriver dans l'enceinte de l'école, protectrice. Je me sentais vide. Terriblement vide. Inapte à quoi que ce soit. Faire un pas en avant, en arrière, faire quelque chose pour stopper cette vie qui s'écoulait peu à peu des cadavres, rassurer les fondateurs, leur dire quelque chose. Mais rien. Rien. Rien ne venait sinon du vide, des mots vides de sens, en rien réconfortant, des mots insignifiant. Des mots chimères de réconfort.

    Alors je suis restée là, longtemps, à regarder ce spectacle inimaginable et je me suis maudite de m'apitoyer sur mon sort alors qu'autour de moi, le chaos, la souffrance, la mort, la violence gratuite et anonyme rodait. Puis j'ai senti la colère prendre le dessus, j'ai senti ce refus de ce monde monter en moi. Et je n'ai rien pu faire pour m'appaiser. Rien, parce que rien ne changerait jamais !

    J'ai donc imprimé a jamais cette image mortuaire ma mémoire. Je l'ai gravée, pour que plus jamais je ne laisse quelque chose identique se produire. La prochaine fois, je ferai quelque chose ! Même vain ! Mais j'agirai. Je ne resterai pas ainsi, bêtement debout. J'ai refusé la mort de ses animaux et je me suis imaginée entendre le puissant rugissement du lion, je me suis imaginée voir un aigle majestueux planer au dessus de nous, je me suis imaginée un serpent se glissant sournoisement entre nos jambes, je me suis imaginée le blaireau reniflant avec application le sol.

    Je me suis imaginée l'impossible, l'espace d'un instant.

La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.

T H E . F E A T H E R . O F . A . P H O E N I X :: Saison 1

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