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« Ce n'est pas parce qu'on écrit des contes de fées qu'on croit aux loups-garous ». Punker & Calixte
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Message Posté Mar 17 Mai - 18:31.
Punker & Calixte ♥
« i can see mystery in your eyes... »



    Tout tourbillonne autour de moi. Il fait froid, il fait noir et mes pieds nus s'enfoncent un peu plus dans la terre chaque seconde qui s'écoule dans cette forêt noire. Je me retourne sur moi-même et aperçois alors un faisceau de lumière sur le sol maculé de neige. Je m'approche de lui, le plus lentement et silencieusement possible. C'est une porte, entrouverte, ornée d'arabesques noires sur les cotés et munie d'une poignée en tête de loup faite d'or véritable. Je fermai la main dessus et repoussai le battant. Changement de lieu, nouveau décor, toujours seule, dans une sorte de clairière noire et froide. Je me risquai à faire quelques pas, les feuilles mortes craquant sous mes pieds. Où suis-je ? Je peux savoir qu'est-ce que je fais là ? J'essayai vainement de faire sortir ces mots de ma bouche, mis je n'y parvins pas. Rongée par la peur, mon cœur se mit à battre la chamade, ma respiration devint saccadée. Soudain, j'entendis des effleurements de toutes parts, des feuilles qui bruissent sur le sol et le souffle rauque d'une bête. Je suis encerclée... Je me faufilai vers un arbre, m'asseyai par terre et j'essayai de fermer les yeux, d'oublier toutes ces choses atroces, ces cris, ces hurlements, cette peur qui grandissait en moi au fur et à mesure que le noir s'emparait de mon esprit. Je me mis à fouiller dans mes poches, à chercher ma baguette, ou quelque chose qui pourrait me sortir de ce que j'appelle un cauchemar atroce, mais en vain. Soudain, je sentis sa respiration au-dessus de ma tête. Je suis dos à la bête, je ne sais pas que faire, ni que dire pour me sortir d'ici. Mes mains tremblent, j'essaye de tourner la tête. Mes pupilles se dilatent, tout comme les siennes. Elle est immense, elle me toise, me regarde. Ses dents sont longues, acérées, son poil est d'un noir d'ébène... La seule chose que je pouvais faire, c'était attendre, impuissante et silencieuse. J'entendis le loup s'éloigner. Je me retournai légèrement, en faisant le moins de bruit possible. Peut-être que ce monstre ne m'avait pas vue, peut-être que finalement elle n'était pas si atroce que ça... Au niveau de la clairière, j'aperçus une soudaine agitation. Plusieurs loups virent se mettre en cercle, pareil à une horde. Puis on entendit un hurlement à fendre le cœur, un corps retombant sur le sol, des vêtements souillés et déchirés tombant et tourbillonnant au centre de la clairière. Les loups avaient disparus.

    « CALIXTE ! » Ces mots résonnèrent dans ma tête tandis que j'essayais tant bien que mal de me relever de la chaise sur laquelle j'avais passé une nuit courte et atroce. « C'est pas possible, c'est pas possible, c'est pas possible... » Je me répétais cette phrase continuellement depuis hier soir. Non c'était pas possible. Je ramassai les livres tombés par terre durant la nuit. L'un était intitulé « Affronter l'ennemi sans visage », et le deuxième était « Les Animaux Fantastiques », de Newt Scamander. Ce dernier était ouvert à la page 294, page où le chapitre sur les métamorphomages et les lycanthropes débutait. Voilà ce qu'on pouvait lire à propos de ces fameux loup-garous : « Un lycanthrope [li.kɑ̃.tʁɔp], plus connu en français sous le nom de loup-garou [lu.ɡa.ʁu], est, dans les mythologies, les légendes et les folklores du monde entier, mais principalement issus de la civilisation européenne, un humain qui a la capacité de se transformer, partiellement ou complètement, en loup ou en créature anthropomorphe proche du loup. Les loups-garous (ou lycanthropes) sont des êtres humains qui ont été mordus par un loup-garou avant d'en devenir un. Contrairement aux Animagi, les lycanthropes ne peuvent pas contrôler leur transformation ; cette dernière s'effectue à chaque pleine lune, que le sorcier le veuille ou non. À partir du moment où il est transformé, le loup-garou ne peut plus se gérer ; il peut mordre sans s'en rendre compte n'importe qui. Une morsure peut être mortelle, mais la plupart du temps, elle condamne la victime à devenir un loup-garou à son tour.
    Les récentes recherches ont permis de mettre au point une potion qui n'empêche pas la transformation mais permet au loups-garous de se contrôler durant celle-ci. Cette potion porte bien son nom ; elle est surnommée la potion Tue-Loup. Il est nécessaire que ce soit une personne qualifiée pour ce genre de travail qui prépare ce remède. Les professeurs de potions, les grands mages et les médicomages ainsi que les infirmières dans les hôpitaux magiques sont normalement tout à fait aptes à concocter cette solution. »
    J'avais lu, lu, et relu cet article au moins une vingtaine de fois. Une seule et même phrase résonnait dans mon esprit depuis hier soir ; un loup-garou vit à Poudlard. Calixte Stéphanakis était un loup-garou. Un lycanthrope. Une bête, féroce, qui était capable de tuer n'importe qui et de me mordre. Moi. En suivant cette fille, cette nuit, je m'étais involontairement mise en grand danger. J'aurais pu ne pas revenir de la forêt interdite. J'aurais pu devenir moi aussi un lycanthrope ! Moi, Punker, un loup-garou ? La blague !

    Je décidai d'en avoir le cœur net. Est-ce que j'étais la seule à être au courant de cette sale histoire ? Et si les autres élèves apprenaient la nouvelle, comment ils réagiraient ? J'y connais rien, moi, en loup-garous. Tout ce que j'ai lu dans les bouquins cette nuit m'est complétement sortit de la tête. Avec la fatigue, le froid et la nuit, j'avais pratiquement tout oublié. Je savais que les lycanthropes, ça existait. On nous en avait parlé en cinquième année, en cours de défense contre les forces du mal. A cette époque, je crois qu'on avait le pire professeur de Poudlard ; théorie, théorie, théorie. Aucune pratique. Alors comment savoir que faire lorsqu'on se retrouve en face d'un loup-garou en pleine transformation ?

    Je regardai le ciel gris et poussai un soupir. Ça faisait bientôt une heure que j'attendais devant l'entrée de la Forêt Interdite et il n'y avait toujours personne. J'étais sortie de la bibliothèque à trois heures du matin. Forcément, j'étais la seule dans les couloir, mis à part les anciens professeurs célèbres de l'école qui voyageaient dans leurs tableaux et les préfets des maisons que j'essayais d'éviter, oui, j'étais toute seule. Inutile de vous dire que quand j'ai pointé le bout de mon nez dehors, j'aurais préféré m'enterrer sous terre plutôt que d'avoir à supporter ce froid et cette neige. Et donc c'était tout tremblante que je m'étais rendue à la lisière de la forêt pour pouvoir parler à Calixte.
    Je décidai de m'approcher un peu, d'entrer dans la forêt, même. Tous ces arbres, ce vent, ces feuilles mortes sur le sol donnaient quelque chose de vraiment sinistre au paysage. Par terre, des morceaux de tissus, des vêtements je suppose, étaient éparpillés. On pouvait même distinguer des traces de sang mêlées à de la boue. Je me demande si j'aurais pas mieux fait de rester à la bibliothèque et de me la fermer au lieu d'aller la voir...
    « Eh ! Qu'est-ce que tu fais ? » La jeune fille blonde me toisa avec de grands yeux ronds, le vent froid de la peur s'emparant de son visage.



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Message Posté Mer 18 Mai - 14:34.
    Toute la journée Calixte s'était préparée pour cette soirée tant redoutée. La pire soirée du moi, celle qu'elle passe loin de ces amis, dans la forêt interdite, qui pour elle ne l'est plus vraiment. Bizarrement, avec le temps elle est même devenue comme une seconde maison, une échappatoire lorsque ça va mal, un refuge pour son âme en peine. Très peu de créatures y vivant osaient s'attaquer à elle, il faut dire que même non transformée, son odeur de loup meurtrier lui collait à la peau. Les centaures s'étaient habitués à la voir rôder seule et ne s'inquiétaient plus de sa présence, à part ces soirs-là bien sûr.
    Comme à chaque fois, elle s'était rendue très tôt ce matin déposer des vêtements de rechange au creux d'un arbre pour le lendemain. Eh oui, la lycanthropie n'a vraiment que des inconvénients ! Lorsque la transformation commence, pas la peine d'espérer avoir le temps ou la force d'enlever délicatement ces habits. Et puis la jeune fille n'allait pas rester nue pendant on ne sait combien de temps, dans le froid, à attendre que cela ne vienne. D'accord elle est devenue beaucoup moins frileuse (à si peut-être que ça c'est un avantage), mais pas à ce point non plus !
    Après ça, sa journée ce déroula comme d'habitude, enfin presque, car elle sentait petit à petit à pression et la crainte monter en elle. Non, ce n'est pas parce que cela fait six ans qu'elle subit ça tous les mois qu'elle s'est habituée au fait de passer une nuit entière à tuer sans en avoir le moindre souvenir le lendemain. Je pense même que personne en ce monde ne pourrait un jour s'habituer à vivre dans de telles conditions. Et puis arriva le soir, le repas dans la grande salle et comme à chaque fois, ce soir-là elle mangea presque à en vomir. Elle avait toujours espéré que le fait de tant manger quelques heures avant qu'elle ne soit plus elle-même ferait qu'une fois devenue loup, elle aurait moins faim et du coup, ferait moins de dégâts. Hélas, les centaures, qui la surveillaient de près, lui avaient toujours rapporté que cela ne semblait pas jouer sur sa soif de sang et de chair fraiche. Il pouvait y avoir des soirs où en effets, elle mangeait moins, mais d'autres où elle se rattrapait. Elle avait toujours été horrifiée de ce qu'ils lui avaient dit. Elle était soumise à cette malédiction et la Griffondor détestait cette sensation. Elle avait toujours fait tout ce qu'elle désirait, elle avait toujours volé de ses propres ailes. Mais maintenant, elle était dépendante de son professeur de potion et de cette forêt.
    Après ce repas, plus que copieux, elle se traîna, tant bien que mal à cause de son ventre douloureux, jusqu'à sa chambre où elle s'attela à placer des coussins et des livres sous sa couverture pour que personne ne remarque son absence. Après ça, elle fit bien attention à ce que personne ne la voie et elle sortie de l'école. Le vent froid contre sa peau lui arracha un léger frisson et la neige craquaient très légèrement sous ces chaussures. Elle fit tout son possible pour être aussi silencieuse qu'un fantôme et se précipita vers la forêt. Avant d'y entrer, elle s'arrêta net et huma légèrement l'air. Un autre tout petit avantage, son odorat et son ouïe étaient devenus légèrement plus développés et en plus elle les exerçait afin de ne rien risquer. Ne sentant rien de particulier à par les odeurs habituelles venant de la cabane du garde-chasse, elle se faufila à travers les arbres. Elle fit quelques pas pour bien être dans la forêt et ainsi éviter d'en sortir une fois transformée, puis elle s'arrêta net. Elle venait d'entendre craquer des feuilles quelques mètres plus loin derrière elle. Elle se retourna lentement et chercha de son regard glacé ce qui pouvait bien avoir bougé.


    "Y a quelqu'un ?"

    Aucune réponse, plus un bruit dans cette direction, juste le vent qui sifflait en s'engouffrant dans les branches. Elle fit un pas vers là où elle avait crus entendre quelque chose et un autre mouvement ce fit. Cette fois elle en était sûre, quelque chose ce cachait derrière ce buisson à moitié dégarni. Tout son corps ce mit en position de chasse, le dos courbé, les mains prêtes à saisir la plus rapide des proies et les jambes fléchies, parée à bondir. Elle redoutait que quelqu'un ne la suive, c'est pour cela qu'elle était devenue si tendue. Elle craignait plus que tout que ce soit quelqu'un qui l'ait vu sortir. Mais lorsqu'elle fit un nouveau pas vers le buisson, c'est un petit lapin tout gris qui en sortit. Ce fut un grand soulagement pour la jeune fille. Ce n'est pas aujourd'hui qu'elle allait devoir trouver une excuse pour sa présence dans les bois, ouf ! Rassurée, elle continua son chemin, s'enfonçant plus encore vers ces souffrances habituelles. Une fois sûre d'être assez loin, elle s'assit contre un arbre et attendit que la lune, ronde et pleine, veuille bien montrer le bout de son nez. Malheureusement elle ne ce fit pas trop attendre, quelques minutes plus tard, le premier rayon de lune toucha le sol et les prémisses de la douleur arrivèrent. La transformation ce fit comme à chaque fois, douloureuse et ravageuse.

    Elle se réveilla au petit matin, la nuit était partie et le soleil apparaissait tout juste en une fine bande colorée à l'horizon. Dans la forêt, la lumière ce faisait rare. Calixte se réveilla, nue allongée sur le sol. Sa peau pâle ce confondait presque avec la neige, ses cheveux étaient légèrement en bataille et remplis de feuilles et de brindilles et ses yeux, froids et durs, reflétaient à merveille la nuit qu'elle venait de passer. Elle se releva doucement, constatant qu'elle avait des bleus ici ou là et une ou deux entailles dues à on ne sait quoi. Une fois debout, elle tenta de s'orienter. À force d'arpenter la forêt en long en large et en travers, ce repérer devient plus facile. Elle entreprit donc de se rendre à l'endroit où elle avait laissé ces habits de rechange. Lorsqu'elle les retrouva, au creux de l'arbre où elle les avait laissés, elle s'empressa de les passer, complètement frigorifiée. Une fois habillée et un peu réchauffée, elle décida de rentrer ce débarbouiller. Elle avait déjà enlevé tout ce qu'elle avait pu de ses cheveux et les avait sommairement brossés, mais se rendre ainsi au petit-déjeuner serait encore du suicide. Elle déambula donc vers l'orée de la forêt, évitant les arbres sans même en avoir conscience. Son esprit et son corps étaient fatigués, la journée s'annonçait plus que rude. Lorsque la pleine lune tombait un week-end c'était plus facile, mais là c'était différent. Aujourd'hui elle avait cours et était épuisée, elle risquait à tout moment de faire un malaise.
    Elle était presque arrivée à la fin de son refuge quand elle tomba nez à nez avec une fille de l'école. Elle la connaissait, elle l'avait déjà vue plusieurs fois en salle d'étude. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire ici toute seule ?! N'arrivant plus à réfléchir, les mots sortirent tout seul de sa bouche.


    " Eh ! Qu'est-ce que tu fais ? Faut pas venir ici, c'est dangereux !"

    À en juger par son attitude, elle avait l'air plutôt craintive, bien qu'elle semblait bien déterminée à s'aventurer dans la forêt interdite. Et puis tout à coup l'esprit de Calixte ce remis en route et son corps ce figea. Elle avait peur, réellement peur, elle craignait que cette jeune fille ne soit là pour une raison bien précise et pour une raison qui la concerne de près. Pétrifiée, pas au sens technique du terme, elle n'osait plus rien dire, elle fixait ses yeux de glace sur la jolie brune qui se tenait en face d'elle, attendant qu'elle réponde.
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Message Posté Mer 18 Mai - 16:29.

    La fille me regarda avec énormément d'appréhension dans les yeux. Elle devait se douter de quelque chose. J'espère qu'elle ne m'a pas vue... La jeune fille venait tout juste de se réveiller, à en croire par ses cheveux ébouriffés. Sa jambe était amochée ; une plaie béante et ensanglantée était en train de s'infecter. C'était donc ça, le sang sur le sol. Prise d'un élan de compassion -ce qui est particulièrement rare, chez moi, je tiens à préciser-, je sortis ma baguette de ma sacoche et m'approchai de la fille. Mais elle prit peur et recula, me dévisageant toujours autant. Des images et des bribes de cris et de hurlements de douleur d'hier soir que j'avais en mémoire refirent surface d'un seul coup . Un hoquet de peur sortit de ma bouche. Prenant mon courage à deux mains, je décidai de lui adresser la parole pour la première fois et de chasser toutes ces images horribles de mes pensées. Après réflexion, je me suis dit que ça ne devait pas être évident pour elle, alors quelqu'un qui la comprennais ne pouvait que lui faire du bien.

    « Euh... Désolée, tu sais même pas qui je suis si ça se trouve. Je m'appelle Punker et je suis à Serdaigle, en septième année. Mais bon, ça on s'en fiche. T'as pas trop mal à la jambe ? Je connais quelques tours pour soigner si tu veux...» Je me rapprochai d'elle et prononçai distinctement un sortilège que je connaissais par cœur ; « Episkley ». Cette formule avait le pouvoir de refermer toute blessure minime, de réparer un nez fêlé, de panser la moindre égratignure. Malheureusement, la blessure étant trop ouverte et trop grave, le sortilège fonctionna, certes, mais pas suffisamment. La blonde me regarda et me sourit. « Laisse, c'est pas grave, j'ai l'habitude. Attends, je dois avoir quelques bandes cicatrisantes derrière cette souche d'arbre... » Je la regardai, l'ai surprise. Elle cachait des bandes et des pansements dans la forêt ? Puis je regrettai aussitôt ces pensées. J'avais oublié qu'elle venait ici à chaque soir de pleine-lune. Effectivement, c'est une habituée... Elle se leva et alla chercher ses fameux pansements. Elle s'en appliqua deux ou trois et les enroula autour de sa jambe. Je réfléchis une minute à comment je pourrais lui dire que je l'avais vue se transformer. Je savais pertinemment que si je lui disais ça tout doucement, elle allait me prendre pour une idiote puisque je tournerai autour du pot pendant des heures et ça, non merci, c'est pas du tout mon genre. J'avais une deuxième solution ; je pouvais très bien le lui dire comme ça, brut, tout en sachant qu'elle serait surprise, puis qu'elle passerait par le stade de la peur et de la méfiance puis du mépris. Je ne connaissais pas cette jeune lycanthrope mais je connaissais bien le genre humain. Presque tout le monde réagirait comme ça. Je préférais la deuxième solution. Quitte à me faire passer pour une fille qui manquait de tact, tant pis, je me jetai à l'eau. « Ca fait combien de temps que tu viens ici te transformer, les soirs de pleine lune ? » Dis-je avec peut-être un peu trop de brutalité. Elle se retourna, furieuse d'apprendre que je faisais maintenant partie de son sinistre secret. Ses yeux se remplirent de larmes et elle laissa tomber ses affaires par terre. « Qu.. Quoi ? » Mes yeux se remplirent de larmes à mon tour, la peur me tenant à la gorge. Je revis cette scène atroce, où son corps passait de souple et lisse à bossu et laid, où sa peau laissait place à un pelage noir de jais, où des cris humains à fendre le cœur étaient remplacés par des hurlements d'animaux atroces... Je soufflai et essayai désespérément de me vider la tête une bonne fois pour toute. « Elle ne me fera rien, elle est humaine, dis-je tout bas. Elle ne me fera rien, j'ai plus rien à craindre... »
    * * *
    Calixte se prit le visage entre les mains et s'essuya les joues. Cela faisait bien un quart d'heure que j'essayais tant bien que mal de la réconforter, de la calmer, mais rien n'y faisait. Je faisais ce que je pouvais, mais visiblement ça ne suffisait pas. Les seuls mots que j'avais réussi à lui décrocher étaient « Calixte ... Je m'appelle Calixte...», « je suis un monstre », « vas-t'en » et « comment je vais faire maintenant... » Après tout, quelque part elle avait raison ; on ne se connaissait même pas et voilà que je débarquais dans sa vie, que j'apprenais que Calixte avait peut-être le pire secret qui puisse exister. Comment pouvait-elle me faire confiance, donc ? J'étais une inconnue à ses yeux. Je retentai de lui donner une part de mon amitié avec ces quelques mots. « Je suis désolée, faut pas t'en vouloir. Moi aussi tout ça ça me fait un peu peur, mais fais moi confiance. Je te promets que personne à part moi ne sera au courant de cette histoire. Personne, tu m'entends ? Je vais tout t'expliquer... »


    ♣ FLASH BACK ♣


    « Rooh, mais lâche moi un peu, tu veux ? » Mon chat, Noxy, était encore venu m'embêter pendant que je travaillais tranquillement sur mon lit. Noxy était un tout petit chat, noir avec des taches rousses sur le haut de la tête. Je parie que vous n'avez jamais vu un chaton comme ça. Si il était venu me léchouiller la joue, c'était pour une raison bien particulière ; j'avais terminé mon repas depuis bientôt une demie-heure et j'étais censée lui servir sa pâtée pour chats depuis longtemps. Noxy ne se fit pas prier et je lui préparai donc son "repas". Ce soir-là, j'avais dîné avec Enora, ma meilleure amie, et quelques Blackburn. J'aurais voulu sortir, ce soir, faire une petite expédition, je ne sais pas. J'avais des envie d'évasion, j'avais envie de me changer les idées, de m'amuser un peu, aller faire la folle dans le théatre, aller embêter les élèves de première année en les réveillant avec des pétards... J'étais super heureuse, aujourd'hui. Les gens ont dû me prendre pour une folle car c'était limite si je ne me mettais pas à danser dans les couloirs. Allez savoir pourquoi une telle joie s'est emparée de moi, aujourd'hui... Le 24 février approche à grands pas et le 24 février, c'est le jour de mes dix-huit ans. Dix-huit ans, ça se fête, tout de même ! J'aurais voulu faire ce que j'appelle une avant-fête d'anniversaire, ce soir, mais ils ont tous inventé des excuses bidons ; « désolée il faut que je bosse, y'a les BUSES cette année », ou encore « je suis super fatigué, j'ai besoin de dormir... une prochaine fois. » C'était donc toute grincheuse et la mine renfrognée que je m'étais dirigée vers les cuisines pour aller piquer un peu de chocolat.

    Me voilà assise par terre, avec une tablette de chocolat noir dans la main et un paquet de pâte d'amande dans l'autre. J'étais tranquillement en train de me goinfrer comme pas possible quand j'entendis un bruit sourd provenant de la salle juste à côté. Je regardai ma montre ; elle indiquait 20h58. Le couvre-feu était dans deux minutes et "si jamais je me faisais attraper par les Préfets de Poudlard, je risquais de gros ennuis". Ça, c'est ce qu'on vous dit quand on est en première année. Mais en fait les Préfets ne font pas grand chose à part faire leur ronde toute la nuit. Ils se relaient, et à une heure du matin, ils arrêtent de traquer le moindre bruit et vont se coucher. Il est très facile de se faufiler dans le château et de leur échapper. Je me rendis donc dans le couloirs des cachots, fièrement, pour aller voir ce qui se passait. Discrètement, je me cachai derrière une colonne qui se trouvait juste en face de l'entrée de la salle des potions. Une jeune fille blonde, stressée et angoissée était en train de farfouiller dans de grands tiroirs. Alors comme ça on a des voleurs dans Poudlard ? Curieuse, je m'approchai un peu, entrai dans la salle et me planquai sous une table en bois massif. Là-dessous, au moins, j'étais sûre qu'elle ne me repèrerait pas. La fille prit une grand flacon de couleur noir et le but entièrement. Une fois la bouteille vide, elle la laissa sur le plan de travail et referma tous les tiroirs qu'elle avait ouvert. Elle se dirigea à pas de loups vers la sortie, regarda une dernière fois derrière elle et referma la porte. J'attendis quelques secondes et, une fois partie, je fis de même. Je me dépêchai, je courrai presque, jusqu'à ce que je puisse voir la fille au bout d'un couloir. Je la suivit jusqu'au hall d'entrée. Je stoppa net devant la grande porte en bois ; qu'est-ce que e risquais si quelqu'un me voyait avec elle ? Si ça se trouve c'était une délinquante et rien que pour l'avoir suivie je pourrais être accusée de complicité, si jamais elle avait commis un délit. Peut-être que je me faisais des films, mais cette fille-là avait quelque chose d'étrange, quelque chose de.. mystérieux. Je décidai d'en avoir le coeur net, de trouver une réponse à mes questions et la suivi dehors. La jeune sorcière avait une démarche rapide. Au fur et à mesure que l'on avançait, elle se retournait furtivement, regardant pour voir si personne ne la suivait. Heureusement, je m'estime être assez discrète pour pouvoir la suivre en catimini et me cacher derrière les arbres au moment voulu. J'avoue que je faisais un peu la maligne jusqu'à ce que je me rende vraiment compte qu'elle se dirigeait vers la Forêt Interdite...

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Message Posté Sam 4 Juin - 13:14.
    Punker, oui elle la connaissait, elle l'avait déjà vue au club de soin aux créatures magiques, elle semblait plutôt gentille, elle avait un bon font ça c'est sûr, puis elle était fille vraiment très belle, au contraire de Calixte, elle inspirait le respect pour autre chose que pour la crainte de la différence. Parmi les Serdaigle en fait Punker était une des filles que Calixte admirait secrètement pour sa liberté et son charme. Il est très certainement peu probable que la jeune fille s'en soit douté, mais elle a toujours éveillé chez la jeune grecque du respect et de l'envie, oui elle l'enviait. Elle dégageait quelque chose de tellement naturel et humain, contrairement à Calixte, qu'elle a désiré plusieurs fois être à sa place ou lui ressembler. Mais ça, la jeune fille le garde jalousement pour elle, ne le confiant qu'à son seul véritable confident, son journal intime qui ne la quittait presque jamais.
    Dans sa gentillesse habituelle elle tenta de signer la jambe en sang de Calixte, mais la plaie était bien trop profonde pour que le sort qu'elle venait de tenter ne la referme entièrement. En gros elle venait quand même de fait la moitié du travail, au moins la plaie de s'infecterait pas et comme depuis qu'elle est ce qu'elle est la jeune fille cicatrise très vite, les bandes magiques qu'elle avait cachées au creux de l'arbre avec ses habits devraient suffire pour finir le travail de mère nature.


    " Laisse, c'est pas grave, j'ai l'habitude. Attends, je dois avoir quelques bandes cicatrisantes derrière cette souche d'arbre... "

    Réaction normale de la part de la jeune fille, l'étonnement, sauf qu'ensuite elle sembla comprendre et c'est là que c'est Calixte qui fut un peu surprise. Puis la panique la gagna doucement tendis qu'elle se faisait son bandage, son esprit allait à toute allure, mais dans sa course folle vers la compréhension, elle ne voulait pas voir ce qui était pourtant évident. Et c'est alors qu'elle se pris la plus monstrueuse des claques en pleine figure lorsque Punquer lui demanda de but en blanc si ça faisait longtemps qu'elle venait se transformer dans les bois. Elle leva brusquement la tête de ses bandages, les yeux grands ouverts et pleins de terreur. Elle fixait cette fille qui vraisemblablement savait, il fallait se rendre à l'évidence et qui à présent menaçait son secret. Toute sa vie de jeune fille normale allait en pâtir si elle le disait à quiconque que ce fut. Elle était à la fois furieuse contre elle-même de ne pas avoir été plus discrète, parce qu'à l'évidence c'est bien elle qui l'a suivi la veille au soir, mais aussi contre la jeune fille en face d'elle pour avoir découvert ce lourd secret. C'est alors que la colère laissa place aux larmes, les choses qu'elle tenait lui échappèrent des mains et s'écrasèrent au sol tandis que Calixte lutait contre le brouillard que lui imposait son flot de larme incessant. Certes sa vue ne lui était plus d'aucune utilité, mais son ouïe elle fonctionnait à merveille, c'est alors qu'elle comprit que Punker pleurait également et qu'elle entendit les mots qu'elle se répétait tout bas pour se rassurer. Ces mots lui firent l'effet d'une flèche lancée en plein cœur. Il n'y avait plus de doute possible, elle savait tout et il semblait même qu'elle avait vu quelque chose puisqu'elle était littéralement transie de peur. Le choc était bien trop grand et Calixte s'effondra, ses jambes ne la tenaient plus et elle se retrouva le cul par terre en moins d'une seconde. Les larmes coulaient toujours, il semblait que ce matin, elle était condamnée à se vider de toute l'eau de son corps sur son triste sort, tout comme six ans plus tôt, lorsqu'elle avait compris ce qu'elle était devenue.

    ***

    Cela faisait maintenant quelques minutes que Punker s'était joint à Calixte, assise sur le sol, pour tenter de la réconforter. À vrai dire la jeune fille avait perdue toute notion du temps depuis que la réalité des choses lui étaient arrivées en pleine face alors cela pouvait aussi bien faire dix minutes comme une heure qu'elles étaient ainsi, la seule chose dont Calixte était consciente c'est que le flot de larme ne voulait pas cesser et que son monde venait de s'écrouler. Malgré les bonnes intentions de la Serdaigle pour la réconforter, elle n'arrivait à rien car la Gryffondor ne voyait rien d'autre que le fait qu'elle était un monstre, qu'elle était un danger pour tous et qu'elle n'avait logiquement plus le droit de vivre en ce monde qu'elle menaçait tous les jours que Harry Potter fait (oui elle le considère comme son idole, son dieu en quelque sorte ...). Et puis Punker tenta une nouvelle approche.

    " Je suis désolée, faut pas t'en vouloir. Moi aussi tout ça ça me fait un peu peur, mais fais moi confiance. Je te promets que personne à part moi ne sera au courant de cette histoire. Personne, tu m'entends ? Je vais tout t'expliquer... "

    Peur ? À ça oui, elle avait raison d'avoir peur, elle était en train de parler avec un loup-garou et en toute conscience de la chose ! Alors oui il était logique qu'elle ait peur. La promesse qu'elle lui fit ne la rassura pas vraiment, c'est vrai, si elle avait pu la suivre et découvrir ce terrible secret, alors cela signifiait que de nombreuses autres personnes le pouvaient également !
    Et puis Punker lui fit le récit de sa soirée et Calixte écouta d'une oreille distraite alors qu'elle s'imaginait déjà enfermé elle ne savait où, bâillonnée et menottée, pour éviter qu'elle ne face de mal. Puis un détail attira tout à coup l'attention de la jeune louve, la Serdaigle ne l'avait vu et suivi que parce qu'elle se trouvait dans la cuisine à une heure où personne ne s'y trouvait, alors que l'étage aurait dû être désert ... Ce point rassura un peu la Gryffondor, car cela signifiait qu'elle avait quand même été assez discrète pour que personne d'autre ne s'aperçoive de son absence, ou de sa présence, car la probabilité pour que quelqu'un soit en bas à cette heure si et ce jour précisément, était très minime. Inconsciemment elle était en train de se rassurer intérieurement et c'était grâce à Punker. Au fur et à mesure que la jeune fille faisait part de ses impressions et de son vécu de la veille, les larmes de Calixte se firent de moins en moins présente et ses tremblements se calmèrent. Cherchant le réconfort dans cette personne qu'elle admirait tant, elle enfouit sa tête dans les bras de Punker qui l'enserrait déjà essayant de la calmer et tellement rassurant. Après tout, elle était son ainé, c'est normal que la jeune fille voit en elle une personne protectrice et presque maternelle. À cet instant elle la considérait presque comme la grande soeur qu'elle n'avait jamais eu. Quand elle eut finit son récit Calixte se redressa, regardant la jolie rousse droit dans les yeux. Elle avait retrouvé son regard glacé au fond inhumain, elle avait repris le contrôle d'elle-même et essuyant les quelques larmes qu'il restait sur ces joues, elle remercia la jeune femme.


    " Merci de m'avoir parlé, de ne pas avoir fuit, de ne pas avoir dit à tout le monde ce que je suis et merci d'avoir essayé de me réconforter. Je sais bien que tu as peur de moi, même si tu ne veux pas le montrer, en fait il y a une autre personne à par toi qui sait tout, c'est le prof de potion, monsieur Oligane, c'était le seul à savoir avant toi ... Il me fait le tue-loup tous les mois ... C'est ça que tu m'as vu prendre et boire dans la salle de potion. " Elle prit une grande inspiration, dire tout ça à quelqu'un finalement ça la soulageait un peu, même si c'était dur. "Et pour répondre à ta question de tout à l'heure oui ça fait longtemps que je viens ici. En fait depuis que j'ai été transformée je viens tous les mois c'est-à-dire depuis six ans. Bizarrement je me sens un peu en sécurité dans ces bois ... Je les connais par coeur et puis je me sens un peu comme chez moi. Quand j'ai envie d'être seule et tranquille, c'est ici que je viens. Mon odeur de loup tien la plupart des créatures à l'écart. Toi par contre tu ne devrais pas venir ici, c'est dangereux, on sait jamais ce qui peut te tomber dessus ... "

    Elle savait que tout ce qu'elle venait de dire était beaucoup de choses à la fois pour Punker, mais il fallait qu'elle sache, car elle ne voulait pas la laisser à moitié dans la confidence et à moitié dans le flou, puis elle sentait qu'elle pouvait lui faire confiance (intuition féminine ? Peut-être ...). En tout cas maintenant elle ne pouvait pas faire machine arrière, elle savait presque tout alors ça passe ou ça casse et on ne peut pas imaginer à quel point Calixte désirait que ça passe !
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