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Amadeus Debussy
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Message Posté Ven 11 Jan - 20:35.



i wanna live like music, rolling down the streets.
hey looking at you i wanna take you to the back of the room..

★ noms des participants: Hayleen & Amadeus
★ statut du sujet: Privé
★ date: Durant la fête clandestine
★ heure: 2h du matin.
★ météo: Ciel dégagé.
★ saison: 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 3
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: 3
★ intervention de dominus: non
★ récompenses: //







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Amadeus Debussy
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Message Posté Ven 11 Jan - 22:52.
La lourdeur de l'alcool se distillait en mes veines comme elle plombait mes membres devenus moins sûrs. Je gardais pourtant ce dos droit et ce visage flegmatique, entre la galanterie française et la placidité anglo-saxonne malgré cette flamme lubrique allumée dans l'arceau de mes pupilles. L'ivresse avait toujours été mon alliée de désinhibition la plus pure même si ces derniers temps j'avais tout d'un libertin et n'étais plus l'Amadeus écoeuré par les relations d'une nuit, l'alcool avait ce don marginal d'éveiller mes démons licencieux. Chaque demoiselle qui me plaisait était une probable cible, assaut de mes sourires charmeurs et de mes regards enflammés, chacune d'entre elles était délectable, un délice sucré qui me laissait mourir de faim. Mais bien plus encore, ce mélange insidieux de vodka, de rhum et de whisky n'avait fait qu'attiser un peu plus mon obsession latente pour une seule d'entre elles : Hayleen Blackburn. Celle-là même qui n'avait eu de cesse de m'appâter délicieusement jusqu'à ce que je ne cède et que je ne l'abandonne honteusement sur le lit d'un hôtel londonien au petit matin. L'amitié de la jolie brunette m'était trop précieuse pour que je ne me risque à un flirt poussé, mais qu'y pouvais-je si l'alcool déréglait ma raison et ne libérait que mes sens : mon regard affamé n'avait eu de cesse de croquer les courbes de ses jambes vertigineuses et du galbe parfait de son corps. Sobre, je ne me serais jamais tenté à l'observer ainsi, bien trop garant de notre amitié que je protégeais comme un trésor. Ivre, je laissais tomber les arias et creusais malgré moi cette relation en profondeur : je la désirais. Mon regard de braise ne mentait d'ailleurs pas ; verre à la main et prestance altière malgré l'esprit embrumé par les effluves alcoolisées, je toisais la belle Hayleen danser sur la piste avec sensualité. Du moins ce désir irradiant de toutes parts me la rendait plus sensuelle que jamais, tant et si bien que détourner les yeux de sa silhouette engagée n'était pas même envisageable. Je dévorais littéralement la demoiselle tout en oubliant le monde alentour, lèvres sèches seulement humidifiées par la coupe d'alcool s'y apposant de temps à autres, mine intéressée et admirative, désinhibition totale intérieure puisque je n'envisageais plus qu'à l'inviter ce soir dans mes draps.

Une erreur de trop dont mon esprit ne s'embarrassa guère : je ne songeais ni à la fragilité de notre relation si je passais le pas, ni aux sentiments forts que la jolie Serpentarde m'avait un jour confié. Je n'apercevais qu'elle, ne désirais qu'elle et ne concevais qu'elle dans l'issue la plus proche. Affamé de ses courbes comme assoiffé de ses lèvres, je vidai mon verre d'une seule traite avant de me diriger vers la piste non sans ignorer les mains suspendues brièvement à mes bras. Me faufilant jusqu'à hauteur de la demoiselle de mes désirs je l'invitais à danser contre moi d'une main flattant ses hanches, et ce fut bien trop audacieux que je glissais mes lèvres à son cou. Subtile caresse qui se mua en un seul baiser qui ne tarissait pas de sensualité, comme je remontai ma bouche sanguine à son oreille. « Comme au bon vieux temps. » Murmure provocateur mais indélicat ; sous le joug de l'alcool je ne pesais plus mes mots ni même ne mesurais leurs portées... Car notre dernier slow s'était soldé par un corps à corps érotique, que je souhaitais bien sûr réitérer mais qui pouvait s'avérer venimeux pour notre amitié... Si toutefois, je désirais qu'elle le reste.
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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Lun 14 Jan - 0:15.
    « Cul sec! »

Cassandra et moi trinquâmes, puis d'une traite, notre verre se vida dans notre gorge. La fête était une réussite. Tout le monde s'amusait. Tout le monde riait. Tout le monde dansait. Tout le monde buvait. Les esprits étaient en grande partie embrumé par l'alcool. Et bien entendu, il en était de même pour moi. Alors que j'avais passé une première partie de soirée angoissée par le comportement que nous aurions Amadeus et moi, puis énervée à cause de cette rousse un peu trop proche du français à mon goût, l'alcool avait fini par me détendre et j'étais actuellement sur la piste de danse en compagnie de mon amie Cassandra. Pour autant, je ne quittai pas des yeux le bel Amadeus. Alors que j'essayais de me défaire des sentiments que j'éprouvais pour lui, mon ébriété n'aidait absolument pas. Au contraire, plus je contemplais le jeune homme, plus je le désirais. Cherchant alors à attirer son regard sur moi, je m'efforçais à danser plus sensuellement que jamais.
A mesure que le temps passait, je sentais mon esprit partir dans les affres de l'alcool. Mais il en fallait plus pour me mettre K.O. Alors je continuais de danser au milieu des lumières me donnant cette agréable impression d'être au beau milieu d'un rêve. Soudain, je sentis une main attraper mon bassin et le coller au sien. Mon Amadeus avait fini par me rejoindre sur la piste de danse et rien n'aurait pu me faire plus plaisir. Le jeune homme, plein d'audace, vint caresser mon cou du bout de ses lèvres ; caresse qui se transforma très rapidement en un baiser charnel. Et, alors que mon corps était parcouru de frisson, ces dernières vinrent murmurer quelques mots à mon oreille.

    « Comme au bon vieux temps. »

Durant quelques minutes, trop imbibée par l'alcool pour mesurer le réel impact de ses mots, je le laissais continuer. A présent que j'avais la chance d'avoir le jeune homme pour moi, je ne voulais le laisser partir. J'avais tellement espérée occuper son esprit, que je ne remarquai pas que ce que le français voulait n'était finalement pas tout ce dont j'attendais de lui. L'esprit embrumé, je l'imitai et approchai mes lèvres de son oreille.

    « Tu sais que depuis que je suis tombée enceinte, tu as été le seul à passer dans mon lit. »

Oui j'étais ivre. Mais j''étais surtout fière de cet exploit, fière de lui prouver que j'avais changée, fière de lui montrer qu'il était spécial à mes yeux. Je voulais qu'il sache que j'avais fait cet effort, que j'avais changé. Je ne voulais plus qu'il me voit comme toutes ces filles qu'il détestait tant. Je le désirais physiquement, certes, et encore plus depuis cette fameuse nuit, mais ce que je désirais avant tout c'était qu'il éprouve pour moi tous les sentiments que j'éprouvais pour lui. C'est alors que mon cœur finit par me crier de ne pas le laisser faire. Après quelques minutes de réflexion - faut pas trop en demander à un cerveau annihilé par l'alcool - je compris que le jeune homme ne souhaitait que réitérer notre nuit passée ensemble, rien de plus. Je n'avais plus envie de jouer. Je voulais être plus qu'une amie, je lui avais déjà fait part de mes sentiments et pourtant il continuait de jouer. Pourtant, je savais à quel point il tenait à notre relation, du moins à notre amitié, c'est pourquoi je m'étais résignée à taire mes sentiments. Mais avec un comportement pareil, il m'était difficile de comprendre ce que le garçon voulait réellement. Il fallait que cela cesse. Je ne voulais plus être un jouet. Je m'arrêtai donc de danser et plongeai mon regard dans le sien.

    « Qu'est-ce que tu veux Amadeus? »

Je savais qu'ivre, il ne serait pas évident d'obtenir les réponses à mes questions. Je savais également que je perdais ma chance d'avoir le bel Amadeus pour un soir pour moi seule. Mais le problème était là. Je ne voulais pas l'avoir qu'un soir. Je voulais l'avoir pour moi. Mais je le voulais pour tout le temps. Une nuit n'était pas suffisante, n'était plus suffisante. A en vouloir trop, je risquais très certainement de n'avoir rien, mais qui ne tente rien n'a rien. Et puis nous ne pouvions continuer ainsi. Faire croire à une soi-disante amitié, alors que nous passions notre temps à nous désirer. Non ce n'était plus possible...
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Amadeus Debussy
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Message Posté Ven 25 Jan - 22:07.
Diable que j'avais envie d'elle. Pressé de goûter à nouveau à ses monts et merveilles, lèvres groseille, poitrine à la saveur piqué d'un miel de rose, ventre d'une douceur sucrée... Hayleen toute entière était une friandise qu'il me fallait croquer à pleines dents, monstre d'égoïsme que j'étais, ange déchu ne recueillant aujourd'hui que les affres infâmes d'un libertinage que j'avais exécré si souvent. Démon de la luxure, je te méprise et te vénère à la fois , mais sache que je ne te hais point. Car c'est bien dans les bras des oies blanches que je trouve refuge et que je me calme, apaisé par la rondeur familière d'un sein, la langueur d'un baiser, la plénitude d'un souffle épuisé par les râles de plaisir, la moiteur des hanches féminines qui flanchent et qui abdiquent. Ce soir enfin, je ne désirais plus qu'elle et laissais derrière moi les sentiments offerts de la belle Serpentarde, oubliant ses troubles amoureux et ne quémandant que l'ouverture de ses cuisses à défaut d'entrevoir celle bien plus précieuse de son coeur. Ivre mais pourtant non exempté de me comporter à ce point en tant que goujat, je sentais les frissons de l'envie investir mes membres et engourdir mes reins d'une chaleur étouffant. Ainsi ma main traça le long de son bras quelques sillages libidineux comme mes prunelles accrochèrent mon geste qui n'était pas tant bénin : d'une caresse j'espérais lui arracher un frémissement, une envie, l'ombre d'un orgasme qui ne profilerait que l'issue de la nuit. Oui je ne la désirais que pour nous abandonner aux charmes du sexe et du baiser, bien que l'amie avait été bien longtemps une tentatrice et que ce n'était qu'aujourd'hui que je me prêtais au jeu facile des relations éphémères. En somme, je n'en demandais pas tant : quelques heures de plaisir dans ses bras, qui sans doute froisseraient notre amitié si solide mais nous transcenderaient jusqu'à la lie. Cède, ma belle Hayleen, j'ai le coeur échauffé par l'alcool qui bat les vices de la luxure et je plaide coupable de ne savoir retenir tout le désir que j'ai pour toi. « Tu sais que depuis que je suis tombée enceinte, tu as été le seul à passer dans mon lit. » « Vraiment ? » Voix suave piquée de malice mais qui ne portait pas en son timbre les trémolos d'une certaine reconnaissance. Plombé par l'alcool malgré ma légèreté passagère, je peinais à comprendre le sous-entendu plus grave qui se tramait dans cette réplique. L'espace-temps demeurant en l'instant un concept qui m'était abstrait, je peinais à mettre une date à notre dernière 'entrevue' charnelle, à mesurer l'ampleur de ses dires, à lire dans le fond de ses yeux chatoyant tout l'amour qu'elle me portait. Dans mon esprit de libertin inconscient allumé par le rhum, elle demeurait Hayleen ; la belle, la transcendante, la fragile... la libertine Hayleen. Rien qui ne puisse prétendre à la vénération de la vertu, ni d'elle-même ni de notre idylle. Rien qui ne me rappelle à son coeur affolé, lacéré cruellement par mes assauts vindicatifs luxurieux. Rien, finalement, qui ne me ramène à la réalité. Pas encore.

Soudain voilà qu'elle stoppa sa danse sous mon regard circonspect, lequel dévoila bien assez vite des pupilles malicieuses balayées par un éclair complice. Avait-elle cédé si aisément, ne pouvait-elle pas attendre que la symphonie ne se finisse pour que nous n'allions danser dès maintenant une toute autre gaillarde, bien plus vigoureuse et plaisante ? Soit, cela m'allait. Et pour preuve j'esquissai un sourire ravi jusqu'à ce que je ne trace le pourtour de ses yeux durs, lissés à la désapprobation. Je ne comprenais pas, soudain, ce qu'Hayleen semblait me reprocher, trop embrumé pour recoller rapidement les morceaux. « Qu'est-ce que tu veux Amadeus? » J'entrouvris les lèvres, ne perdant guère de ma superbe mais vacillant intérieurement sous le poids funeste de sa voix éraillée. Quelque chose ne tournait pas rond, et je peinais à savoir quoi. Mon esprit indompté ne s'accommodait cette nuit que de deux choses : l'alcool, et les baisers d'Hayleen. « Toi toute entière. Seulement toi et nulle autre. » finissais-je par souffler, incapable de retenir mon souffle plus longtemps. « Pour cette nuit. » Diable mais étais-je donc si maté par l'ivresse pour louper ainsi le coche ? Je n'y voyais rien de mal, cependant, et offrait volontiers mes aveux les plus vils sur un plateau d'argent. « ...Mais ne t'en fais pas, on reste amis. » approuvais-je enfin d'un signe de tête accompagné d'un sourire divin, persuadé que cette dernière injonction la rassurerait.

J'avais tout faux. Perché sur les délices infectes du libertinage et de l'ivresse, je ne mesurais plus ni mes gestes, ni mes paroles, et moins encore la portée fatale de ces derniers.
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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Lun 4 Fév - 23:38.