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Joyeux anniversaire, Jenna. {Défi, solo.}
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Message Posté Ven 10 Fév - 7:36.
40 ans plus tard.




STATUT DU SUJET : privé
NOM DES PARTICIPANTS : Jenna Holmes
DATE : Début juin 2086.
HEURE : Fin de soirée.
METEO : Pluie fine.
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE GLOBALE EN COURS : Intrigue 010 :revanche.
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE DU FORUM EN COURS :Intrigue 009: The end.
INTERVENTION DE DOMINUS TENEBRAE : Non merci puisque c'est solo o/

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Message Posté Ven 10 Fév - 7:43.
Le gâteau était posé en face de moi mais je n’avais pas envie de souffler les deux bougies. Quelle belle invention, les bougies en forme de chiffre ! On en mettait deux au lieu de 56 et tout le monde comprenait la même chose. Mon âge était donc écrit en gros sur ce délicieux amas de crème et de chocolat. Nul besoin de compter et de s’y reprendre plusieurs fois lorsqu’on manque des bougies au passage, pour finalement approximer le nombre de mes années parce qu’on ne sait pas trop si les calculs sont justes et qu’on n’ose pas demander son âge à une vieille dame. Il y a encore quelques années de cela, je n’aurais jamais osé penser que je puisse un jour devenir une vieille dame. Je n’étais pas encore au stade de l’infirme qui ne pourrait pas faire un pas sans son déambulateur, qui aurait des difficultés à articuler sans son dentier et donc la peau gagnerait en rides à vue d’œil. Mais je n’en étais plus très loin.
Puis il fallut souffler.
Parce qu’autrement tout le monde se serait mis à penser que je commençais à devenir gâteuse.
Je regardai ma fille, tellement belle – on savait au moins d’où venaient les gènes – son ventre était rond, elle avait une main posée dessus avec tendresse. Son fiancé s’assit près d’elle et lui pris la main. Une certaine mélancolie s’emparait de moi : j’étais si heureuse de voir que ma fille avait trouvé quelqu’un de bien avec qui faire sa vie, d’autant plus que je n’avais pas été du meilleur exemple : elle ne connaissait pas son père pour la simple raison que cet homme n’avait été qu’un petit copain parmi tant d’autres et qu’il ne vaut pas l’amour que sa fille serait prête à lui donner. Le jour où je lui avais appris qu’il m’avait mise en cloque il n’avait rien trouvé de mieux que de quitter la ville pour s’installer aux Etats-Unis, en prétendant qu’il l’avait prévu depuis longtemps. Bien entendu je n’avais pas de nouvelles de lui depuis ce jour, et étais parvenue à convaincre la chair de ma chair de ne pas tenter de le retrouver. Il ne se serait même pas intéressé à elle, et cela lui aurait brisé le cœur.

Je ne sais pas pourquoi je repense à tout ça, là, maintenant. Alors que j’avais passé tout ce temps sans réellement m’en soucier, du moins sans repenser à cette histoire.
Peut-être juste parce qu’il faut écrire un truc sur sa vie alors je resitue la situation (quelle belle répétition qu’on peut même faire passer pour une allitération ! Et là je fais des rimes, la classe totale et intégrale quoi) pour que toi, cher lecteur, tu puisses comprendre les rebondissements qui vont suivre.

Mes amis quittaient peu à peu le salon de thé et bientôt il ne resta plus que Freya, ma fille et Conor, l’homme qu’elle aimait depuis bientôt six ans. Nous étions tous trois dans cette jolie salle, un peu sombre mais tellement chaleureuse… C’était probablement l’ambiance la plus propice aux souvenirs et à la nostalgie. Je me permis une folie gourmande en me reservant une petite part du délicieux gâteau. Après tout, c’était mon anniversaire ! J’étais donc sur le point d’avaler une de ses bouchées tout en appréciant la jouissance de mes papilles – c’est l’effet du chocolat bande de lardons obsédés !! – lorsque la porte d’entrée s’ouvrit avec fracas. L’homme qui entra était grand et portait un long manteau noir. Ses cheveux bruns étaient surmontés d’un chapeau qui m’empêcha d’abord de deviner son visage. Puis il s’approcha lentement de ma table, s’y installa, releva la tête, me fixa dans les yeux, et lança, d’une voix chaude et abîmée par la cigarette :
- Bon anniversaire, Jenna.
Mon visage était blême et mon cœur se nouait. Que faisait-il ici ? Je ne comprenais pas. Il n’avait pas vraiment changé : son visage était certes marqué par les années, sa peau creusée de rides éparses mais son attitude, son regard étaient restés intacts. Freya se leva et s’approcha d’un pas vif et inquiet.
- Ca va, maman ?
- Alors c’est toi, lâcha l’intrus avant même que je n’ouvre la bouche.
Un silence s’installa. Incompréhension chez l’une, angoisse chez l’autre, tandis que le dernier impliqué venait de trouver, sous ses yeux, ce qu’il était venu chercher.
- C’est toi, ma fille…
- Papa ??? s’écria-t-elle, au bord de l’évanouissement.
J’avais l’impression que le sol se dérobait sous mes pieds, que la terre tremblait, que le monde était sur le point de s’effondrer devant moi. J’avais passé trente ans à tout donner pour protéger Freya de mon passé sulfureux, et le voilà qui surgissait, si soudainement, sans crier gare, sans que je puisse y faire quoi que ce soit.
James se leva alors et pris sa fille dans ses bras. Elle se laissa faire et je vis même un sourire se dessiner sur son visage.
- Comme je suis heureux… Si tu savais à quel point je regrette ! Je m’en suis voulu toute ma vie de ne pas avoir été là pour te voir grandir… Tu vas avoir un enfant maintenant, c’est fou ! Regarde-toi comme tu es belle, presque autant que ta mère…
Il en devenait touchant, c’était trop, trop… Je ne pus me contenir plus longtemps et m’égosillai :
- Mais comment tu oses ? Tu nous abandonnes à la seconde où tu apprends que tu as un enfant et tu crois que tu peux débarquer, trente ans après et lui dire que tu l’aimes ? Pourquoi tu n’as pas essayé de nous retrouver plus tôt ? Tu n’en as rien à foutre de nous, je ne le sais que trop bien ! Tu n’aurais pas attendu tout ce temps si ce n’était pas le cas ! Tu me dégoûtes, tu es indigne, c’est tout !
Je m’effondrai sur la chaise la plus proche, les larmes aux yeux. Freya s’approcha de moi et posa une main calme sur ma joue.
- Maman, ma petite maman… Tu ne crois pas qu’il serait temps de pardonner ? On pourrait, tu sais… se rappeler qu’il était jeune, qu’il ne pensait pas être père aussi tôt, comme ça… Nous avons tous fait des erreurs, notre vie à toutes les deux n’a pas été facile tous les jours, mais le résultat n’est pas à se plaindre, tu ne crois pas ? Il est temps de pardonner, maman.
James s’agenouilla à son tour et n’osa quant à lui pas me toucher et j’appréciai cette décence.
- Je n’ai pas pu revenir plus tôt, je n’avais pas un rond. J’ai tout foiré, personne n’a voulu de moi là-bas, et je n’ai jamais été un très bon sorcier.
- Tu ne sais même pas léviter, marmonnai-je.
- Oh, ça j’ai appris ! Enfin… c’est toujours un peu aléatoire.
- Aucun progrès, quoi.
- Et toi tu es toujours aussi cynique.
Je ne pus retenir un petit sourire en coin. James n’était pas un petit ami parmi tant d’autres, mais c’est ce que j’avais voulu faire croire à ma fille pour qu’elle ne le retrouve pas. On s’était aimés comme des fous avant qu’il ne m’abandonne.
- Je t’ai toujours aimée, Jenna.
- Moi je ne peux que te haïr pour ce que tu nous as fait.
- J’ai été le roi des rois des cons, on peut pas faire pire débile. Mais je n’étais pas prêt, j’aurais été un mauvais père quoi qu’il arrive !
- Au moins tu aurais eu le mérite d’essayer…
- J’espère qu’il n’est pas trop tard.


Joyeux anniversaire, Jenna. {Défi, solo.}

T H E . F E A T H E R . O F . A . P H O E N I X :: Saison 1

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