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He who is fixed to a star does not change his mind. [PM]
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Message Posté Mer 25 Jan - 22:16.
He who is fixed to a star does not change his mind.




STATUT DU SUJET :privé
NOM DES PARTICIPANTS : Ann-Sally Cavanagh & Taran G. Larch
DATE : Fin-Avril
HEURE : fin d'après-midi
METEO : Printanier, pas de vent, quelques peu ensoleillé et pourtant frais.
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE GLOBALE EN COURS : Intrigue 008 - Puissance
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE DU FORUM EN COURS : Intrigue 007 - The Death is Back
INTERVENTION DE DOMINUS TENEBRAE : non merci ^^



Dernière édition par Taran G. Larch le Lun 6 Fév - 17:22, édité 2 fois
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Message Posté Mer 25 Jan - 22:21.
La noirceur des événements récents glaçait, assombrissait, enlevait sa beauté au paysage que l'on pouvait observer de la tour d'astronomie. Aucun vent ne soufflait à l'extérieur... Une journée paisible si l'on oubliait tout ce qui se passait dans le monde des sorciers. J'en arrivais presque à regretter ma venue. Presque, car il y avait aussi du positif...Si l'on peut dire. Rangeant les quelques affaires que j'avais négligé la veille après mon cours, j'espérais pouvoir occuper mon après-midi à autre chose que ruminer et repenser à ces élèves croupissant au fond des cachots. Comme aller la voir... Ce n'est pas ce que j'avais voulu en revenant à Poudlard, je voulais un peu de paix et de calme dans ma vie trop bordélique à mon goût, oublier ; voilà ce qu'il me fallait. Non me retrouver bloqué dans l'école, infesté de créature effrayante et d'élèves encore moins attentif que d'habitude, totalement lessivé par les durs temps que l'on traversait tous. Attrapant une veste, je sortais de ma salle de cours confiant jusqu'à apercevoir les élèves, emprunt à un certain malaise en observant ceux-ci sortir du cours de divination voisin.
Je feignais l'indifférence. L'étais-je? Indifférent? Tel était la question. Je suppose que non, je n'avais juste confiance ni dans le gouvernement ni dans le ministère. J'ai confiance en moi et en mes proches, c'était ça le plus important non? En ce moment même les autres étaient des menaces, on ne savait pas ce qu'il pouvait arriver. En qui pouvais-je croire ici ? J'avais des réponses toutes trouvées.
Les petits groupes étaient en plein dans leurs logorrhées habituelles, me saluant parfois sur leur passage lorsqu'ils n'étaient pas trop intimidés ou trop absorbés. Je ne suis pas un prof commun il faut l'avouer. On m'a engagé pour mes compétences, mais je ne pense pas que beaucoup de parents soient ravis de voir un type comme moi donner des cours. Pas dans la "normalité" fixée par la société, j'étais donc bien étrange pour tout esprit fermé même les bras recouverts d'une veste, restait mon anneau à la narine, mes cheveux en désordre et l'aspect cadavérique semi-constant de mon visage. Adossé au mur faisant face à la salle de divination, j'attendais en frappant en mesure le mur de pierre. C'était diablement long, la sortie des élèves. Ou alors j'étais si stressé que dix minutes m'ont paru une heure. J'étais plein de courage, ou totalement abruti par la nuit passée la tête contre mon bureau plutôt que dans mon lit, prêt à aller lui parler comme si ce n'était rien du tout et que j'allais prendre le thé avec Astra. Mais ce n'était pas si facile que ça.. J'étais pathétique il faut l'avouer, attendant comme un idiot après elle comme un petit toutou, mais je préférais être en sa présence que de rester seul, ou même en compagnie de peinture qui ne m'apporterait rien d'autre qu'un sentiment de manque. Je n'en ressentais plus l'envie.
Je m'intéressais à Ann-Sally, peut-être même trop pour que ce soit raisonnable et j'en assumais peu les retombées. Cela allait de l'observer du coin de l'œil à table voir même, essayer de m'asseoir près d'elle jusqu'à sortir de mon trou à rat en pleine journée pour aller faire la causette avec elle comme aujourd'hui. Et c'était une pathétique façon d'agir. Me cacher comme un voleur pour la connaitre plus, parce qu'elle m'intimidait sans que je ne puisse savoir pourquoi. On discute parfois de divination et d'astronomie. Surtout de divination et d'astronomie, rien de ça ou presque parce que j'étais timide, c'est un fait...

Autre fait: cette fille me plait, c'était indéniable et il était utopique de me dire que cela me passerait avec le temps, cela empire même et je me sentais en train de changer, près à me montrer, à agiter les bras pour qu'elle m'accorde davantage d'attention. Je tombais dans la phase numéro deux: tentative d'approche, qui se solderait par la phase suivante: amoureux transi hochant la tête machinalement dès qu'elle ouvrira la bouche et notant merveilleusement bien ses élèves, annulant les devoirs et amical avec n'importe qui. Jusqu'à ce que je me rends compte que c'était foutu d'avance.
J'avais l'impression de réécrire l'histoire, de refaire la même ânerie. Elle me plait un peu, beaucoup, à la folie...Le pas du tout était à jeter, je le savais et je me retrouvais là, paumé, incapable de savoir dans quel merdier je m'étais mis. Où en étais-je? Car qu'elle n'était somme toute pas comme les autres serpentard, rien que pour la matière qu'elle enseigne et l'intérêt qu'elle y porte. Ce n'est pas vraiment le cours qu'affectionnait les élèves de notre année, de ce que j'avais cru voir... Je ne me souviens pas d'elle. Voilà aussi ce qui m'intriguait, j'étais tellement fermé sur moi-même étant plus jeune que je ne savais même pas qu'elle existait. Peut-être que ma situation serait différente cette année... Mais, nous sommes aujourd'hui, nos passés sont scellés alors je me retrouve enchaîné, bâillonné et incapable d'ouvrir la bouche pour ce fait: on ne devait pas être du même monde, elle restait une serpentard. Alors, il ne s'agissait pas que de courage pour changer nos sujets de conversation, provoquer des rencontres en solitaires, lui décrocher un sourire quand on se croise rapidement dans un couloir. C'était lui prouver et me prouver que j'avais de la valeur, que nous pouvions être au même titre que nos matières, tout à fait complémentaire. Mais je ne suis ni un riche sorcier ni un ex serpent, j'espérais qu'elle s'en ficherait, mais surtout que je ne me faisais pas de film. J'espérais l'intéresser pas seulement pour ce que j'enseigne ce qui n'était pas gagné d'avance.
Les derniers élèves sortaient, je m'engouffrais à l'intérieur de la salle que j'avais côtoyé comme élèves, il n'y a pas si longtemps finalement. Ann-Sally était là, en train de ranger les dernières tasses utilisées pour le cours des troisièmes années. « Je ne te dérange pas? » Un sourire à peine dessiné sur le visage je saisissais l'une des tasses, feignant de lire parfaitement ce qu'indiquait la mélasse au fond de la tasse. Je n'ai jamais été doué en divination. L'astrologie m'intéresse, mais savoir mon avenir à l'avance ne m'a jamais semblé utile puisqu'inexacte mais ça lui plaisait, savoir. Peu importe les informations que l'on lui donnait, elle aimait connaître, apprendre tout, chaque détail. Alors, même si ce n'était pas exact tricher avec ses feuilles de thés et ses boules de cristal lui plaisait, comme moi j'aimais fixer les étoiles des heures. « Je n'ai jamais réussi à lire là-dedans, je n'ai pas le fameux troisième oeil dont on nous parlait tout le temps, pas comme toi. » Me revoilà à parler divination, les yeux crochetés sur la tasse en porcelaine, j'avais finalement perdu la confiance en moi que j'avais avant de rentrer dans la salle, de nouveau intimidé. Qu'une discussion inutile commence.
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Message Posté Dim 29 Jan - 5:51.
Éclats sous débris et poussière sous mélasse, tu ramassas ce que ton cours fut ; une tasse. Oui, tu avais osée, pour une fois, offrir à tes élèves un niveau de voyance supérieur. Tu les avais équipés pour une telle pratique ; lectures à entreprendre, bouquin à apporter et même des figures accrochées magiquement au tableau pour qu'ils ne ratent rien ; non tu n'avais rien laissé à ce satané hasard. Rien que la folie de la jeunesse adolescente, rien que la trépidante et despotique fougue des élèves de Poudlard. Tu ne les blâmerais pas, encore qu'Arthur en serait furieux s'il venait à l'apprendre, car tu avais été à leur place bien souvent. À leur place, en sachant qu'un jour tu serais à l'avant de la classe à fanfaronner pour obtenir une once d'attention. Mais aujourd'hui, tu avais déposé les armes, et tu avais essayé de comprendre, d'humer une réponse, de sentir l'objet froid fracassé contre ta main pour en ressentir la moindre consistance, en quête d'une réponse, en quête d'un bout de précision. Alors, tes songes vinrent en parade fanfaronnante, similaire aux singeries que tu pouvais bien formulées à voix haute devant les étudiants, toujours prisonnière de ta rêverie. Comment étais-tu à cette période de ta vie ? Étais-tu une élève typique ? Étais-tu une Serpentard vantarde ? Étais-tu inintéressée par une matière, souhaitais-tu que le professeur change quelque chose pour remédier à ton ennui ?

Les transports magiques.
Née dans une famille où la magie était acquise, ce cours hérissait la pilosité sur ta nuque. Tu connaissais le transplanage, tu connaissais le train de Poudlard, le bâteau de Dürmstrang et les chevaux ailés de BeauxBâtons ; tu ne désirais pas que l'on t'en parle de long en large. Tu étais inintéréssée, blasée et tu aurais tant aimé expérimenter de ta propre volonté, laisser ta sensibilité avenante déffricher les terrains inconnues de la magie de la téléportation. Mais il n'en fut rien. Peut-être était-ce cela, qui rendait tes élèves si hagards. Que tu ne tolérais aucun écart de ta façon de faire, que tu ne tolérais que peu, enfin, que tu n'affichais pas ton désaccord, seulement que des moues désapprobatrices, des secousses à ta queue de cheval blonde et un rictus peint sur tes lèvres ondulées d'appréhensions bilieuses. Tu ne voulais pas les déranger, tu étais un peu leur amie et que quiconque se manifeste pour prendre ta place de professeure tutrice des Serpentards, tu bondirais de joie et retournerais derrière le pupitre, plume de vautour ou de condor en main, encre de Chine ou d'Afrique pour écrire ; peu t'importais, tu voulais bondir vers l'arrière et retourner à ton infantilisme. Mais le cours était terminé depuis quelques minutes déjà et les fracas de poterie brune gisaient contre ta paume resserrée en un poing. Tu avanças vers ton bureau, isolé dans un des coins et y déposas les éloges de vaisselle, soupirante, loin de la sémillante Ann-Sally de ce début de journée.
Arthur.
Ton Levinson, homme d'affaire, homme professeur, homme si riche qu'il n'ait pas été cultivé n'y aurait rien changé ; qu'il ait été hors de la noblesse ou hors de la bourgeoisie ou hors de toute société supérieure d'une case ne t'aurait pas ébranlé, n'aurait l'air que plus brûlant. Tu aimais la brûlure. Si sotte brûlure, si sotte Ann-Sally.

Tu allais te brûler. Le picottement naquit sur le bout de tes doigts et l'odeur sucrée d'un vent du Nord, descendant de hautes collines enneigées aux pics tranchants, caressa tes narines, sans que l'air ne circule réellement dans la classe de Divination. Une odeur exquise de sirop d'érable, du Nord de l'Amérique -notion provenant d'un bouquin que tu avais lu au sujet de ce sirop douceâtre-, envahit tout ton être d'une sensation brûlante ; une bruine de sueur apparut sur ton front, rendant ce dernier luisant. Ce parfum inextinguible et que tu étais la seule à sentir, dû à ta compréhension de la voyance, annonçait l'arrivée de celui avec qui tu allais être victime du feu. Taran.

Taran Larch. Homme. Homme friand de tattoo, de percing, de noirceur, de noirceur vespérale. Homme. Homme qui était venu en songes à l'avènement de ton mariage. Homme lointain, alors, mais qui se fit plus proche à mesure que vous vous connaissiez. Vous connaître. Que dis-tu ? Tu connais sa passion pour les étoiles, les astres, les paquets d'étoiles singulières qui forment ces constellations. Et il connaissait la tienne, soit le futur et le passé, intimement proches en toi, de ce présent vilain que tu méprises pour ne pas être plus sensible à ton existence. L'effluve s'estompa pour ne plus être.

Tu relevas la tête. Il avait pris une tasse et l'observait, le front ridé par un faux effort.
    « Non, tu ne me déranges pas. »

Le ton, neutre à tout égard, se conclua d'un sourire oblique, masqué par la position de ton visage, le front vers l'avant, tandis que tu disséminais les morceaux de la tasse cassée sur ta main étalée telle une plateforme, t'hasardant vainement à réparer magiquement la vaissellerie fine.
Tu ne lui avais pas encore dis mot quant à Arthur. Vice versa quant à Arthur, à propos de Taran. Qu'ils fussent dans l'ignorance et le soient encore pour longtemps ne te faisait ni chaud ni froid ; aucun remord n'ulcéra ton coeur.
    « Comme je ne parviendrai sans doute jamais à lire le ciel. Je campe sur mes positions et tu le sais, Taran. » Un coup d'oeil dénudé d'émotion teinta ton collègue. « J'estime que le ciel permet de voir l'avenir à plus grande échelle. Je ... » Non. Non, ça n'avait aucun sens de le répéter tout haut et c'était mensongé. Tu n'utilisais pas Taran pour apprendre une doctrine qui n'existait pas. Taran était plus qu'un outil. « Je devrais cesser de m'acharner sur cette tasse. »

Tu venais de répondre à son constat. La Divination était tout en subtilité et en finesse. Cet art se perfectionnait tout au long d'une vie. Il y avait des manuscrits pouvant venir en aide aux moins érudits ; * Les élèves. *. C'était un jugement cliché, irréparable, infondé, avéré pour certain, mais infondé pour ton expérience de l'améloriation subliminale que tu avais pu noter chez certains étudiants ou même chez Nova, quand les médecins de tout genre avaient été catégorique quant à son trouble de la parole. Elle ne pouvait parler, et pourtant, à ce jour, elle s'exprimait beaucoup mieux qu'un chien. Cette comparaison tordit tes intestins. Tu te détournas de Taran pour le rejoindre à l'avant du bureau, ayant au préalable jeter la tasse cassée et ranger les autres. Un coup de baguette remit en place les livres et autres babioles du genre. Tes yeux plongèrent dans ceux de Taran avec une intensité sucrée. Le sirop d'érable.
    « C'est gentil de venir me voir. » Du bout de ton index, tu effleuras sa joue droite. Droite de ton point de vue. « J'ai rêvé que nous allions dans ta classe, du haut de la tour, afin d'observer les corolles et les roses, comme si elles étaient des astres. Aujourd'hui ou un autre jour n'a pas d'importance, mais comme la température me semble débonnaire, je propose que nous suivions mon instinct. » Tu n'es pas espiègle, tu jouais sur les syllabes et ne mentais pas trop, enfin, jamais assez pour troubler la vérité. « Allez viens. » Ta main cessa de chatouiller la joue de Taran et tu te refusas à agripper sa main.


Dernière édition par Ann-Sally Cavanagh le Mer 1 Fév - 3:11, édité 2 fois
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Message Posté Mar 31 Jan - 23:19.
Je reposais l'objet sur le bureau, fixant le regard vide d'expression la femme et sa tasse brisée à la main, songeur, je connais  pourtant la chanson par cœur. L'astronomie était à ses dires, façon de lire l'avenir des autres. Toujours dans sa quête du savoir, elle m'y impliquait, me serinait ces mots comme une fable à presque chacune de nos rencontres (peu souvent en tête-à-tête comme celle-ci) où nos passions rythmait la conversation au milieu de nos collègues tout aussi occupés à partager leur journée ou la science acquise aux élèves ce jour. On pouvait lire l'avenir qu'elle aimait connaitre en grand, grâce à ses étoiles que je chérissais tant et complément inévitable j'étais la pièce manquante, carte du ciel vivante je pouvais l'aider à déchiffrer mouvement de saturne et autres systèmes astraux déambulant dans le ciel. Elle en savait déjà beaucoup sur l'avenir, peut-être trop. Je n'arrivais même pas à la surprendre en venant la voir malgré mes réticences à sortir de ma classe ou de mes appartements. Elle m'avait sentit venir, puisqu'aucune once de surprise dans le ton de sa voix ni dans ses expressions n'avait traversé son visage lorsque j'étais arrivé nonchalant, comme si c'était habituel pour nous que je vienne lui rendre visite à la fin des cours. Alors, j'avais un peu peur de ce qu'elle pouvait apercevoir lorsqu'elle rêvait; ce n'était pas rassurant de me dire qu'entre ses mains j'étais un pantin désarticulé qu'elle pouvait manipuler en fonction de vision plus ou moins juste d'un avenir proche ou éloigné. La surprendre était un défi. « Tu as surement raison...pour les deux. » Murmurais-je, n'interférant pas à son raisonnement tant concernant l'astronomie et ses dérivés astrologiques que pour la tasse.  Je laissais la belle sorcière faire, me contentant de rester en place passant une main sur ma nuque l'air aussi vitreux, exsangue et deconnecté qu'a l'ordinaire. Je la suivai des yeux, contournant le bureau elle fit quelques arrêt : rangement de la bagatelle et dépôt des débris dans la poubelle avant de se placer face à moi. 

Si gentille Ann-Sally, si calme et douce, loin de ce dont j'avais l'habitude de penser des autres car aveuglé, elle m'apprivoisait avec facilité, trop de facilité, bien plus que je ne le voudrais parfois...mais c'etait incontrôlable. C'était mal. Mal de me dire que je pouvais, après tout avoir confiance en une femme comme elle. Je ne craignai rien d'autres, que mon très fort penchant pour elle ne s'aggrave... Est-ce cher payé? Était-ce la seule menace le planant au dessus de la tête alors que je jouais, trop près du feu. 
 Ses prunelles rencontrait les miennes. Sans dire un mot, la douceur apaisait déjà mes craintes passées tandis qu'elle accompagnait à ses remerciements la fantaisie de poser un doigt sur ma joue, creuse, sans que je ne bronche: j'appréciais même. « Il faut bien que je sorte de temps à autre sinon, tu vas oublier que je suis là. » Plaisanterie. Au quel cas je risquerais de me retrouver enfermé dans les cachots, dévorer par je ne sais quoi, coincé dans un des passages dit "secrets" de l'école et peu, voir personne, ne s'inquiéterait de ne plus me trouver. 
Pourquoi caressé la joue de ce seul index posé de façon statique sur ma pommette, alors que je n'aurais ronchonner si sa paume entière avait frôlé mon visage, aucune idée. Je n'allais ni demander, ni m'en inquiéter : plus important s'offrait à moi puisque ses yeux azurés continuait de se miroiter dans les miens et qu'elle me contait un rêve nous conscernant. Le genre de rêve que je redoute autant que j'en attends l'issue. Nous imaginer admirant les bouquets était pourtant étrange, mais l'idée ne venait pas de moi et son instinct primait de loin sur ma capacité à voir notre avenir. Le temps était effectivement favorable, aucun vent ou presque ne soufflait à l'exterieur nous offrant la liberté d'admirer, autant qu'elle l'avait vu ou le prétendait, ces fleurs de notre perchoir.  J'acquiésais d'un signe de tête à son appel, elle délaissa ma joue gauche. Prêt à rebrousser chemin vers ma classe, je partais en tête de ligne, marchant à peine deux ou trois pas, rongé par un désir. Aurais-je l'air d'un idiot si, niais au possible j'allais chercher moi-meme sa main et non attendre qu'elle la glisse dans la mienne? Est-ce que mon initiative serait bien vie de ma collègue, je me demandais même, si dehors il ne risquait pas d'y avoir quelques élèves restés là pour avoir la paix mais voilà: je m'en fichai si bien que, sans la moins hésitation je prenais sa main dans la mienne, reprenant mon chemin comme si ce geste était naturel entre nous, entretenu depuis le départ. 

Sortant de la salle, le calme de l'escalier indiquait qu'aucun élève n'était là, un soulagement minime. Grimpant les marches dans un silence de plomb, induit non seulement par la situation mais également par ma nouvelle fascination exagérée pour les marches, la porte de ma salle de cours fut bientôt en vu. Abandonnant sa main une fois la porte ouverte, j'otais et déposais ma veste sur la chaise devant mon bureau désordonné, à la fois plein de cochonneries type papier de sucreries et remplit de parchemin de sixième année à corriger, parchemins sur lesquels j'avais passé la nuit à dormir accessoirement.« Dis ?» commençais-je en scrutant à travers les fenêtres ouvertes le ciel dégagé. « Tu n'as pas envie d'être surprise par le destin parfois ? Par les autres?... La spontaneité, tout ça?» Question me brulant les lèvres, lui jetant un coup d'oeil rapide, je commençe mes recherches, infructueuses sur mon bureau,à croire que la magie ne le sert à rien puisqu'un accio, m'aurait servit à récupérer ce que je cherchais: mes cigarettes, pourtant sur mon bureau avant que je ne quitte la salle, j'avais fumé l'une de ces cigarettes pour moldu la veille au soir. Abandonnant, je laissais ce mystère entier, rejoignant la fenêtre donnant sur l'une des cours aux fleurs parfaitement entretenues. La journée se finissait, le soleil donnant déjà quelques teintes dorées au château et ses environs. L'avantage de cette tour était qu'elle dominait les autres, on pouvait tout voir d'ici notamment les terrains fleuris. « Tu pense que toutes ces fleurs vont durer aussi longtemps qu'elles duraient à l'époque où nous étions élèves ? Elles duraient jusqu'à ce que nous quittions l'école, toujours aussi fraiches, odorantes et épanouies... Cet endroit est définitivement l'un des endroit les plus magiques qu'il soit. L'un des plus beau aussi..»
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Message Posté Jeu 2 Fév - 4:40.
Le contraste qui existait entre Arthur et Taran était grand ; immense. Ce dernier te le prouvait une fois de plus. Il plaisantait. Tu souris à sa remarque qui présumait qu'il était un rat des égoûts, ou quelqu'autre créature sénile, qui ne sortait qu'à l'appel de la nourriture. Cette supposition te donnait le rôle de la nourriture. Ton sourire ne put que prendre de l'expansion.
Tu ne répondis rien, trop absorbée par Arthur. Taran te rappellait Arthur, qui indéniablement, venait à birfuquer vers Taran et de nouveau, Arthur apparaissait à l'élocution du prénom « Taran ». Être avec Taran ne pouvait être sujet à autre chose qu'à Arthur dans les entrelacs tissés solidement de tes pensées. Le contact de la paume de l'homme tatoué contre la tienne taira toutes circonspections quant à Taran semant Arthur en toi, et vice-versa. Toujours vice-versa. Les hommes que tu pouvais moindrement apprécier se serraient les coudes sans même en prendre conscience. La boucle infernale recommença et tu la chassas d'un coup de poignet dégoûté.

Vous alliâtes à sa classe, en silence. Main dans la main, le coeur léger de ton côté, tu observais l'homme autant que tu en étais capable, et tu regardais ses atouts avec une vélocité malsaine. Exilée de ton mari, tu manquais d'un « sport » que tu aimais bien. Que tu aimais dans la limite du possible, autant qu'Arthur pouvait être supportable de sa manie à tout pousser à bout. De ta performance au lit jusqu'au fait que ta tignasse de blé lui accablait le visage, tout était question à discussion. T'était interdit le droit de te libérer à lui, de te laisser submerger par la vague de passion. T'était interdit le port de cheveux en bataille ; tu devais les attacher. Tu te sentais gamine avec lui, alors qu'à ton mariage il t'avait prise pour femme. Femme dans ta belle robe brillante, aux perles reluisantes, à la bande blanche ceignant tes hanches. Tes cheveux nattées en une coiffure complexe, compacte, avaient été sujet à impression. Et les sourires que l'on te dédiaient, celui d'Arthur patientant pour toi aux côtés de l'autel et le sorcier-marieur qui souriait lui aussi, dans toute sa vantardise, escorté par ses discours sur l'honnêteté, l'amour passionnel et la fidélité. Ç'avait été un mariage époustouflant
Sur ce coup, tous deux, Arthur et toi, fûtent excécrables. Non, vivre ta vie loin de lui ne dégageait pas un espace dans ton esprit, que l'ennui devrait s'empêcher de remplir. Que nenni, tu ne le désirais pas contre ton corps chaud de son embrasement. De la négative, tous tes souvenirs de ton époux étaient dégradants, horripilants et distants. Le voulais-tu toujours à tes côtés, de cette promesse signée de votre magie ? Tu entras dans la salle d'astronomie pour échapper à cette question.

Il avait retiré sa veste. Les fresques dessinées sur son corps se dévoilaient à tes yeux curieux. Arthur haïssait de tout son coeur l'art par la souffrance. N'en étant pas friande plus qu'il ne le fallait, tu n'avais guère ronchonné quand il te l'avait interdit. * Pauvre maniaque écervelé ...*
Taran fouilla son bureau, et distraitement, entama à nouveau l'échange de parole. Le contempler tout l'après-midi t'aurait suffit. Un autre sourire bohémien apparut sur tes lèvres. Cette sensation sucrée, que les exhalasions de sirop d'érable amplifiaient, te forçait à sourire. Tu vins près de lui, relevant ta jupe de cuir afin de t'appuyer contre le rebord de la fenêtre. Tu laissas ton index voguer de l'épaule vers l'intérieur du coude de Taran, ne lui adressant aucun regard que ce soit.
    « J'estime que ceci est une surprise. » Ton doigt ne cessa son manège et l'extrémité du doigt en question effectuait un « huit » perpétuel sur les tattoos de Taran. « Je n'ai jamais été outrée par les tattoos, mais ce n'est pas mon fort non plus. Aussi perturbant que cela puisse être, je savais qu'un jour tu serais dans ma vie. Mais les tattoos n'étaient en rien inclus. De même que l'anneau de ton piercing ou ton attitude revêche, discrète et sex ... y. » À être trop sincère, tu finis par transposer ta pensée sur la déferlante de ta langue. Tu souris, comme si tu ne souriais point assez. « La surprise n'est certes pas quelque chose que je vis souvent et quand je la vis, je crois que son effet se répercute davantage en moi que dans mes réflexes ou ma posture. Nous sommes deux personnes extrêmement intraverties. Ma tête est ma meilleure amie aussi sûrement que la tienne l'est pour toi. »

Ton index se figea bien droit sur le sommet de son épaule. Ton cou se tortilla afin de t'octroyer une vue de la flore extérieure. La flore luxuriante, en éveil pour le printemps. Taran le disait bien ; Poudlard était l'un des endroits les plus magnifiques du monde, et le restera éternellement pour toi. Probablement est-ce là ton plus grand regret ; que seule la minorité sorcière puisse être témoin de ce spectacle de beauté. Ton index tomba, tandis que tu faisais volte face à la vitre. Tu te penchas vers la fenêtre pour apprécier la vue, l'écoutant, impassible. Une légère poussée exercée par ton poing replié sur lui-même poussa Taran vers l'autre côté.
    « Bien sûr qu'elles durent après que nous soyions partis, encore aujourd'hui. Nous partions avant l'été, rappelle-toi ! » Inutile de spécifier quelle genre de moue tu arborais ; joyeuse, enjouée et certainement un peu riante de cette naïveté bonasse. « Je crois qu'avec le temps, elles dureront même l'hivers et le givre ne les rendera que plus jolies encore. Dis-moi, je connais ton engoûment presque marginal pour l'astronomie : n'as-tu pas d'autres passions dans la vie ? Si nous partons du principe que les petites taches colorées de ce jardin sont analogues à une constellation, n'aimes-tu pas les fleurs et le parfum qu'elles dégagent ? Tu n'es pas obligée d'acquiescer, je suis curieuse. Mes rêves ne m'en ont rien dit à ce sujet, surprend moi ! »

Tu déposas un baiser sur sa joue, spontanément, te surprenant toi-même. Tu faillis t'exclamer de ta propre surprise, mais tu aurais passé pour une imbécile. Ce baiser imprégnait ton espièglerie de douceur. Ton but n'était pas de le blesser. Taran t'était familier. Mais, seulement, étais-tu familière pour Taran ? Nuls rêves ne l'inscrivaient dans ta mémoire et il était si fermé que ta plus fine perception ne saurait le faucher de sa carapace. Les corolles, marguerites, roses et autres fleurs magiques ne maintenaient plus ton attention ; la réaction de Taran, si.


Dernière édition par Ann-Sally Cavanagh le Sam 11 Fév - 1:42, édité 3 fois
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Message Posté Lun 6 Fév - 0:15.
L'enceinte de ma classe me donnait une impression de réconfort, la familiarité avec les lieux m'était salutaire, non que je ne connaisse pas le moindre recoin de la salle de divination, force d'observer la décoration durant les cours auquel j'ai participé en temps qu'élève mais cette pièce, je la "possédais". Maître des cours donnés ici, je connaissais ces cartes, ces instruments qui était mien: je connaissais, savais. J'etais le professeur et elle l'élève, contrairement aux fois ou elle m'apprends l'avenir, ses rêves, ses pressentiments qui m'intriguaient tant.
Dépendant du savoir de l'autre. Pourquoi? L'attirance que j'avais pour elle n'a pas été le déclencheur de mon obsession: son savoir me passionne. Elle me passionne. Aussi professeur qu'étudiant je m'étonnais de ses réactions, de ce qu'elle voyait. Des morts. Les morts me hantent...Etait-elle capable de nouer contact avec toutes ces âmes en perditions? Avec celles des moldus? Pourquoi ne pas m'aider à converser avec Henna? Si cette question autrefois je l'aurais volontier posé, à présent je la jugeais déplacer; le facteur majeur étant ce nous abstrait que je m'inventais, ou qu'elle connaissait surement mieux que moi.
 Pas vraiment amis, pas vraiment plus que collègue il était compliqué de définir notre relation. Hors, dans ces moments où comme là, j'agrippe sa main avec pour seul frayeur qu'elle ne me lâche l'amitié n'avait rien avoir avec ça. Ça me dépassait, m'intriguait, me donnait encore plus envie d'en apprendre sur elle, de l'approcher au plus prêt et de tester les limites de notre entente. Pas de jouer la comédie, feindre des traits de caractères et une attitude qui n'est pas la mienne comme je le fais depuis toujours avec les autres.  Au contraire, de me rendre authentique et voir comment je pouvais m'inclure dans son monde trop abstrait pour moi, le scientifique solitaire.  


Son doigt parcourait mon bras, y traçait une ligne invisible. Sans me regarder. Je fixant l'extérieur du château orné de fleurs, de verdure et de cette lumière ambrée qui ravivait à merveille ses cheveux dorés parfaitement attachés, comme toujours, et pendant tout ce temps: elle parlait.
 J'étais une surprise à ma manière, ce qui me recouvrait en était une aussi. J'appris alors qu'elle m'avait vu rentrer dans sa vie bien avant que l'on se rencontre. Depuis quand me voyait-elle et comment je lui apparaissais, je n'en étais que peu informé: sans tatouages, sans anneau à la narine et un caractère différent, contraire à ce qu'elle connaissait de moi, ce qu'elle me trouvait puisque acariâtre, absent et sexy, était son constat. Assez surpris, je me permis un léger rire quand à l'enoncer de ma dernière qualité. Ce n'était pas tout les jours qu'on allait me dire un truc pareil.  Ce n'etait pas non plus tout les jours que  j'avais envie de jouer, à la fois par curiosité mais surtout par envie, à changer nos habitudes monotones de discussion scientifique ou philosophique sur nos matieres. Poser ce genre de question n'était pas de notre quotidien, que l'on discute de nous deux encore moins. C'était plaisant.  « Tu as dû commencer à me voir il y a longtemps, alors. La surprise même si elle a dû être assez rude te va quand même? Je ne suis pas vraiment comme tu m'attendais. Ça m'embête que tu sois déçu, ou que tu ais eu une image de moi sénile, rabat-joie et autoritaire avant même de me connaitre. De bien me connaitre. De savoir que je suis toujours un enfant dans la tête, que j'aime me faire dessiner dessus pour avoir des souvenirs de ceux que j'aime, que je suis peut-etre plus bizarre et bourré de défaut que ce que tu as vu et entendu dire de moi. Mais que je suis comme je suis, que je peux etre gentil, etre bavard et avoir le sourire, et que je n'ai pas l'intention de modifier mon comportement et mon apparence pour faire bonne figure auprès des autres. Je m'imagine mal à présent, redevenir le garçon que j'étais plus jeune. J'ai changer, énormément.» Je la regardais un instant. Elle et son index toujours planté dans la peau encrée, immobile. « Déjà je suis plus "sexy" qu'avant, c'est vrai. Alors ça ne doit pas etre si terrible que ça non? Je n'ai pas un si mauvais caractère... Et le coté bad boy tatoué donne toujours son petit effet.» Je continuais de sourire, focalisé sur les fleurs qui semblaient capter mon attention. Je jouais encore sur l'humour pour cacher ma peur de sa réponse, aussi sûre que j'étais effrayer de me faire des films..et si je tombais de haut? Loin de moi l'idée de ne pas la croire. J'avais confiance en elle sinon, nous ne serions pas là à plaisanter et a fleurter comme des ados. Comme si on était jamais partis de ce merveilleux endroit. « Ma tête est mon amie, mais je ne laisse pas toujours ma tête etre mon seul guide sinon, j'aurais toujours peur et je ne pourrais rien faire. Ce serait dommage de renoncer par peur, par fierté ou parce que je réfléchis trop. J'aimerais agir plus souvent comme ça sans réfléchir, guider seulement par mes envies.» Et par un cœur tambourinant dans ma poitrine qui avait déjà bien assez été écorché comme ça, pourtant je décidais de me bruler en jouant avec le feu, sans réelle crainte comme un fou qui  ose, comme un type qui n'a plus grand chose à perdre. Son index quitta mon bras quand j'aurais à nouveau préférer un rapprochement. Mais je restais silencieux, écoutant. 

La beauté du lieu ne s'éteindra jamais. Poudlard pour beaucoup de sorcier est la seule maison qu'ils aient. J'ignorais si elle était dans le meme cas que moi et que ces murs, était mon toit, mon logis et le seul endroit où j'avais encore une place, où j'étais en sécurité. Encore, car le monde devenait fou. 

Aussi fou, la douce sensation de ses levres se pressant contre ma joue si vite, que je n'eu le temps de réagir. Aussi surprit qu'elle semblait l'être je tournais la tête en sa direction. Toute proche de moi, j'étais pris dans un maelström de sentiments, pensées et craintes. De souvenirs tendres, de déchirements. Peine, drape et moment de bonheur ayant rythmés ma vie. Ses yeux et son baiser me rappelaient des souvenirs. Je me rappelais quelqu'un et ce quelqu'un m'avait apprivoisé, m'avait aidé, aimé. Est partit, m'a manqué. Mais voilà, j'avais de moins en moins mal. Mon deuil se faisait et j'oubliai non sans l'aide d'Ann-Sally qui ne devait en avoir aucune idée. Penser à Ann-Sally m'empêchait de penser aux fantômes. La voir, lui parler, m'en rapprocher, éprouver de drôle de sentiment et espérer.. Qu'il en soit de meme. C'était mal. Mal, parce que c'était comme trahir Henna. Comme la tromper à ce moment précis où j'hésitais. Je réfléchissais beaucoup trop encore. M'avouer qu'elle m'attirait était déjà une rupture avec le passé et faire marche arrière était impossible. Devant moi sa paire d'yeux est ce qui serait alors ce que j'avais choisi en délaissant photo et souvenir du passé. Était-ce si mal ? Trop proche. J'etais trop proche d'elle. J'avais le choix entre reculer et avancer, abandonner et croire que pour une fois, tout peut aller bien pour moi.

Après un état de surprise, ponctuer d'une certaine incompréhension je me déridais, souriant de nouveau, attendrit par notre propre jeu. Était-ce si mal de m'entendre si bien avec quelqu'un ? Si mal, de vouloir lui plaire, de vouloir l'avoir pour moi. Mal et honteux, d'eprouver des désirs concupiscents. Quand une partie de moi m'ordonne de l'embrasser, l'autre me hurle de m'enfuir comme un lâche. Je me retrouve incapable de juger le bien et le mal, le pour et le contre. Si bien qu'indécis et incapable d'échapper de mon soliloque intérieur, j'ecarte ce quiproquo et j'inove, me laissant faire sans pour trop oser, remettant à plus tard, l'idée d'un baiser sur ses lèvres. 

Je laissais plutôt mes doigts voguer jusqu'à sa joue, effleurant à peine celle-ci. « Oh, j'ai d'autre passions dans la vie oui. J'aime bien la musique et les films moldus. J'aime..les livres, les dragons. Les sombrals me fascinent. J'aime les gâteaux aussi, même si je suis assez nul pour faire bruler tout ce que je tête de cuisiner la tarte à la citrouille de Poudlard m'a affreusement manqué. Mais les fleurs...» En effectuant un relever des choses que j'aimais, j'en oubliais beaucoup, privilégiant le principal parce que j'étais distrais. Mes doigts avaient quittés sa joue et avait lentement rejoint ses lèvres. Je ne cessais  de sourire, sans aucune raison: j'étais simplement heureux il est vrai...  « J'aime le parfum des fleurs, les formes et les couleurs diffèrerez..elles sont un peu comme nous et un peu comme les étoiles: uniques. Mais de là à en etre fasciner je dirais non, de là à les regarder des heures, non plus. Je préfère t'observer toi.». Imitant son geste, espiègle je déposais mes lèvres sur sa joue comme les enfants peuvent le faire en riant dans la cours de recréation des écoles que j'ai pût voir. Mes doigts avaient quittés son visage, revenant sur l'encadrement de  pierre que je grattais de mes ongles machinalement, sans m'arrêter. 
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Message Posté Mar 14 Fév - 5:56.
Et ce baiser chétif, auquel précédait ce que Taran te disait être ta déception alors que tu ne l'aurais appeler que « surprise », fut un pont de dalles blanches, polies, qui liaient tes lèvres au visage du professeur tatoué, palliant à ton espièglerie. Couper le discours de cet homme revêche dans l'apparence, tant ces mots découlaient de source et de vivacité, frippait tous tes sens. Tu ne le couperais, encore que l'envie se fit tenace. Mais tu te tins fière de ne point délier langue.

Il t'observait.
Tu l'observais.
Tes yeux imploraient la tendresse, mais ta fierté sans vergogne, de ne point te laisser aller à ta tête, dépassait cette envie de tendresse. Taran n'était pas le seul à être assaillis de milles feux. Si il se sentait de glace, d'argile de piètre qualité quant à ta ô radiante prestance qui ne te paraissait pas si radiante, tu te sentais fébrile de lui parler. Toutefois, la jonction entre ta tête et ton coeur avait été engendrée. Automate, pourrait-il souffler de ses lèvres crispées de nervosité, et il n'aurait pas tort. L'on te conditionnait de tel : répondre à la déroute par la quiétude de la voix, répondre à la décadence par une paix d'esprit héroïque, répondre à une nervosité par le plus amoureux des baisers. Puis se doucher sous la sourdine de ce qu'il t'avait dit, ces faussetés : que tu n'étais point déçu de lui, que tu ne pouvais être déçu de lui, qu'il te connaissait guère, toi et tes ronces encombrantes, enchaînant bras et jambes à un passé de folie et que douter de lui autant que de douter de toi, en cette relation, n'était pas permis. Pas aujourd'hui. Pas après que trois mots et une phrase soient hors des limites du « travail ». Pas depuis que sa joue chaude, douce et imbibée d'une vapeur de sirop d'érable soit passée sous tes lèvres. Plus maintenant. Mais tu te taisais, maintenant.

Alors, il t'observait toujours. Défilait en toi ce rouleau de pensée. Défilait en toi l'appréhension. Et un relent de ce qui avait le potentiel de parvenir, bientôt. Un relent qui calma tout et stoppa le rouleau en mouvement.
Ses doigts effleuraient ton visage. Il te parlait de ses passions et ne rompait plus le contact visuel. Taran souriait. ll était merveilleux à cet instant. Le plus merveilleux d'entre tous. Arthur ne comparut pas à la barre de ton crime. Taran l'éblouissait de son sourire. Musique, films moldus, livres, dragons, sombrals, gâteaux, cuisine ; tant de choses que tu ignorais, mais qui avaient été un jour sous-jacente. Tant de choses qui s'étaient accumulées dans ta tête, mais que tu n'avais pu analyser prise dans le tourbillon de l'enseignement. Et là, le bouton pause venait d'être pressé. Enfoncé, ce bouton arrêta le temps. Le temps que les doigts du professeur d'Astronomie basculent vers tes lèvres. Et ses explications pour les fleurs, que tu avais relevé pour un rien, appuyèrent davantage sur ce bouton. Couronnant cette tirade d'un baiser sur ta joue, Taran battit retraite, tant de ses doigts, de ses lèvres et de son regard. À toi de parler. À toi de mettre les points sur ces fameux « i », d'un alphabet futuriste ou simplement éclairé par le firmament. Tu devais tâcher à ne pas trop devenir cette directrice des Serpentards. Le serpent devait sommeiller au loin, entre Arthur et Nova, qui le tiendraient en laisse et qui seraient eux mêmes derrière les barreaux.
    « J'ose revenir sur ceci, j'ose. » Ton doigt à nouveau, index de malheur, prit place sur le bras définitivement marqué d'encre de Taran, tout à la fois que ta queue de cheval blonde bondissait dans la lumière dorée du soleil. « Du temps de mon enfance, il y a eu des surprises maladives, d'autres passablement acceptables et des bonnes, oui. Des surprises du temps de mon enfance. » Tu faillis partir sur le dos des rêves. « Ce que les surprises sont pour moi, sont une obligation. » Tu franchis l'espace entre vos corps d'un pas de loup. « L'avenir me fait subir tout, Taran, absolument tout. » Et la main de l'index célèbre gravit l'épaule et fit diverses rotations sur l'omoplate du professeur Larch. « Mais ... » Deux larmes submergèrent les creux de tes paupières. Cette sensation t'émouvait. Ton autre main zigzagua dans son ascension sur l'autre bras de l'homme, frémissante et pulpeuse. « Je ne suis pas déçue de ce je constate. Je ne le dis pas pour combler cette anxiété qui t'est propre et qui sans doute humidifie ton front. Je le dis pour moi, je le dis pour ce que tu me confies, tes passions et ton être véritable. Je le dis parce que je le pense et que je ne peux juger de l'avenir de mon troisième oeil. Les surprises sont obligatoires. Il y en a certaines, certaines que je ne peux pas compter sur mes doigts tant elles manquent à l'appel, qui s'obligent de leur présence ... Mais que je ne pourrais obliger à me quitter, plus jamais. »

Tes deux index dessinaient des arcs sur la peau étroite des omoplates de Taran. Tu ne détachais pas ton regard du sien, encore soulevée par cette étrange émotion. À quoi bon lui dévoiler tes passions, alors que son regard, son sourire enfoui derrière ses babines, te taraudaient de désir ? À quoi bon juste parler ? Ç'avait été plus de paroles que jamais auparavant. Tes cheveux flottaient toujours derrière toi, créant cette ligne scintillante. Tu t'en fichais. S'hasarderait-il ?


Dernière édition par Ann-Sally Cavanagh le Jeu 23 Fév - 0:25, édité 1 fois
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Message Posté Jeu 23 Fév - 0:19.
C'est la frustration qui me rongeait le cerveau. Mon manque de courage certain m'avait faire renoncer bien vite: je n'osais pas et n'oserai probablement plus. Peur et inquiétude, toujours peur. Anxieux, névrosé. J'étais fait pour ça ou plutôt, c'était la seule chose dont j'étais capable à part m'enfuir: m'inquiéter. Pour moi, non. Pour ceux que j'aime, oui. Je pouvais les compter aisément sur mes dix doigts, ces gens. Hors pour eux j'essayais d'être courageux, d'avoir l'air detendu, d'adresser une marque de sympathie quand l'abcès n'avait pas été percé et la méfiance toujours là comme je l'avais toujours fait avec Ann-Sally. Mais je n'avais pas besoin de rajouter une donnée à cette équation périlleuse et instable que je suis, une vraie girouette effayé des tempêtes qui pourraient le faire tomber. Je n'avais pas besoin d'une Ann-Sally pour me rendre aussi marteau que j'ai put l'être.  Surtout pas de ce point venu m'affaiblir en plein cœur, qui me déséquilibre et sur lequel je me repose pour ne pas tomber. 
L'image du pantin désarticulé dans les mains de son propriétaire me revint: j'étais ce jouet. 

 La mélancolique quotidienne d'un collègue très discret. Son aspect peu commun et le caractère l'accompagnant étaient surprise pour cette femme presque omnisciente. Peut-être que tout était dû à ce mystère que j'entretenais pour repousser les autres. Après tout comment en étais-je arrivé là, pourquoi ou pour qui j'ai osé devenir ce que je suis actuellement: tête de mulle quasi asociale étrangement vêtu, tatoué, percé et avec une vision du monde bien a lui. 
Mon rempart mystérieux s'abattait pourtant.  Doucement, au plus ce sentiment que je crois reconnaitre me faisaient rougir, sourire, rire, parler, espérer, agir. Aveuglé, peut-être, mais confiant. J'aspirais à redevenir celui que je lui confiais être, le gars qui peut aisément interagir avec les autres et aimer autre chose que ses planètes. Aimer...
Trop croire à ma bonne étoile était mauvais, j'ai toujours été un poissard hors le dépit, le regret ou encore la jalousie n'était pas de l'ordre du vivable et n'avait pas leur place ici. Penser à mal était proscrit à ce moment-là, ce serait ruiner mes chances et passer à coté de ce qui se créait petit à petit: elle et moi. 

Mon courage avait des limites, ces limites étaient peut-être la peur de perdre ce à quoi je tiens. Rester sur ma position, continuer à bavasser et ne rien faire en espérant avoir une autre chance était fort faisable. J'espère. Parce que l'espoir finalement était le moteur du monde et que, je pense l'avoir remarqué assez tôt, tout va de travers dans ma vie; je me plais à croire que tout pourrait changer si. Et ce si, serait le fondement de mes désirs comme de mes chagrins, car il était aussi question de ça, le chagrin. Je voulais fuir plutôt qu'affronter, associer un baiser sur ses lèvres comme  fantasme irréalisable et oublier que j'avais une chance et que je l'avais laisser filer, que c'était peut-etre la seule et unique et qu'enfin, je mettrai du temps à guérir d'elle. 
 
Mais il en fut tout autre chose. Tambourinait tambourinait, le cœur dans la poitrine du proffesseur Larch lorsqu'elle se rapprocha. Elle rompit en quelques mots barrière et crainte, balaya mon envie de fuir, assasinat froidement le peu de raison qu'il me restait, me confortant dans mes idées, mes attentes, ce que j'avais refoulé plus tôt semblait être clair à présent et partagé. Surtout partagé.  Nous ne nous quittions plus des yeux comme si lire dans le regard était plus pertinent que nos banalités, que mes banalités. Parce que sa tirade n'avait rien de prosaïque, bien au contraire. Comme ne pas vouloir réduire la distance en enserrant sa taille de mes mains, comment ne pas vouloir réitérer ce pourquoi je n'avais pas eu le courage plus tôt. 
 Je me demandais comment résister  sans en avoir la volonté. Mes gestes rattrapaient mes pensées, mains rejoignants ses flancs alors qu'elle reprend la parole je ne suis même plus apte à y penser. Ses mots et son regard captent toute mon attention, je me retint de l'empêcher de parler. L'empêcher de parler en m'approchant si prêt que mes lèvres et les siennes couperaient tout son en se touchant. Surprise bonne, mauvaise, obligatoire... J'avais comme l'impression de faire partie des bonnes. Peut-être de celle qui ne devaient ou ne pouvaient pas la quitter. Je ne pouvais faire demi-tour et quitter ma propre salle pour ne pas avoir à l'affronter, j'étais clouer sur place,tenu par ses mains sur mes épaules et captivé par ses yeux. Nos regards ne déviant toujours pas.  J'étais bloqué ici incapable de parler et trop perdu pour réfléchir à la question mais je savais une chose: réfléchir n'était pas bon pour moi, pour nous. Tremblant plus qu'il ne le fallait pour passé inaperçu ma main reprit sa place sur sa joue quand mes lèvres elles, se posèrent sur les siennes avec douceur. Ce n'est pas une réflexion intelligente qui guida mon geste. Pas un plan millimètré; c'était maladroit, soudain mais terriblement sincère. Cette bise illusoire déposée au hasard était ridicule, mais pas inutile. Car elle en appelait d'autres plus insistantes, plus pressées. Des embrassades d'une timidité démesurée quand je suppose que comme moi ce n'était pas la premiere fois qu'elle avait affaire à ses préliminaires d'une relation plus ou moins sombre sans barrières, limites, définition. Juste se sentir proche, en confiance et aimer. Un peu de réconfort quand on se sent seul. Mais c'était plus compliqué que ça. Plus compliqué qu'une amourette pour se consoler. C'était plus fort, plus important pour moi qu'une simple entente entre deux personnes. C'était aussi unique pour moi qu'agréable, le genre de chose qui ne dure pas assez longtemps. C'était un drôle de rêve éveillé dont je ne voulais pas sortir.
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Message Posté Dim 15 Avr - 21:31.
Tu sentais ses mains encercler ta taille, de façon bancale. Tu sentais que tes mots avaient un certain impact, peut-être petit, mais un impact suffisamment puissant pour que sa carapace s’entame d’elle-même sur le flanc de ta confiance. Tu sentais que c’était sur le point d’arriver. Tu sentais comme une sensation de déjà-vu.
Et alors vint le moment tant attendu. Tu ne savais plus réellement si toi tu l’attendais ou si c’était les rêves proclamant l’avènement de ta déchéance qui attendaient cet instant, ce contact. Ce contact échangé par milliers avec Arthur. Ce contact bancal lui aussi, comme la prise de Taran, mais pas avec ce dernier. La tangibilité de ce contact ne se produisant qu’avec Arthur. Avec Taran, non. Non.

Un baiser.
Un baiser au goût de surprise. Un baiser probablement très incongru, peu propice à un quelconque compliment sur l’exécution, mais un baiser.
Tu te sentais étrange. De ces milles impressions, sensations, pensées, rêveries qui occultaient ton esprit, l’étrangeté était celle la plus puissante. Le contact de vos lèvres soudés se rompit. Engourdie, tu ouvris les yeux qui s’étaient fermés sans que tu ne t’en rendes compte. Tes mains, mortes sur les épaules de Taran, se mirent à se mouvoir avec un narcotisme plus aigu que n’importe quel être éprit d’ivresse. Et ta langue passa d’un trait sur tes lèvres, pour apprécier, goûter et effacer ce baiser. Effacer ? Pourquoi ? Pour qui, spécifies-tu ? Et même sans répondre, ta mine s’empourprait, se renfrognait. Tu restais dans la prise du professeur d’astronomie un moment, la tête contre sa poitrine, les yeux dans l’eau, le souffle court, brisé contre le corps de Taran et les cheveux en une chute sur ta nuque. Mais cette superficialité de ton apparence te dérangeait. À qui cela pouvait-il bien servir que tu sois jolie dans la tristesse, dans le tiraillement de tes sentiments ? À qui cela pouvait-il bien importer que tu sois à la pointe de la mode ? Soudain, la tristesse se soumit à la colère. Tu te mordis la lèvre, collée fortement contre l’homme dans tes bras pour qu’il ne remarque rien. Mais il ne pouvait manquer que le temps file et que tu t’accrochais à lui comme à une bouée en haute mer.

Doucement, tu te détachais de lui. Tu ne pris guère la peine de masquer quoique ce soit.
    « Je … » Tes yeux fuyaient la fatalité des siens. Troublée. Arthur Levinson. Et Taran Larch. Et … et toi. Mais toi tu ne sais plus où tu en es. Tu le voulais, lui. À quelques mètres de toi, lui. Mais tu n’y pus rien. Rien à part un hoquet stupide et quelques hochements négatifs de la tête. Une saveur aigre parcourut tes papilles et tes lèvres se retroussèrent en un rictus de dégoût, pas tant positionné contre Taran que contre toi. « J’ai des choses à faire. À régler. Tu m’excuseras. » Sans plus, tu sortis de la classe avec brusquerie. Rustre femme pourtant si élégante et si délicate, non ? Tu avais le désir de tout détruire sur ton passage, et ta baguette était, elle, prête à t’obéir.


La porte de ta classe claqua contre son socle. CLAC. Adossée contre elle, l’élastique qui tenait en place tes cheveux dans ta paume de main droite, tu soupiras. Aucune autre larme ne vint. Ton caractère nauséabond refaisait surface, de ne point te plier à ces visions, en l’honneur de Jolène comme de Stephanie. Mais était-ce voué à quelques bénéfices que ce soit ? Tu craignais que non. Tu étais entêtée et l’es encore et toujours. Tu es Ann-Sally, la professeure discourtoise qui a mélangé un collègue plus que d’oraison. Ta foi en lui s’éteignit, par ta faute. Pourquoi ? Pour ton mariage, pour ton existence qui ne pouvait être égoïste au point de tout foutre en l’air dans ton dos. Et pourtant, c’est ce qu’elle fit. Alors tu pris la résolution de ne plus écouter ton don. De ne plus l’écouter en ce qui attrait à ton être, à tes valeurs, à tes principes et à tes émotions. Cela te parut juste.

De la mélasse couvrit le sol et une odeur de brûlé envahit la pièce. De la poterie éclatée, explosée, parsemait le sol. Derrière ton bureau, plume en main, tu commenças ta correction. Imperturbable serpent.


RP TERMINÉ
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