VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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Happiness prolongs the life ♣ Meryc [abandonné]
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Message Posté Sam 17 Déc - 20:53.
Happiness prolongs the life




STATUT DU SUJET : Privé
NOM DES PARTICIPANTS : Fulmina C. Pletorn & Meryc T. Malaöt
DATE : Milieu du mois.
HEURE : Dans l'avant-midi.
METEO : Ensoleillé.
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE GLOBALE EN COURS : Intrigue globale #9 : Résistance
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE DU FORUM EN COURS : Intrigue #8 : Espoir
INTERVENTION DE DOMINUS TENEBRAE : Pas particulièrement, mais s'il intervient ce n'est pas un problème.

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Message Posté Sam 17 Déc - 20:54.

FULMINA & MERYC
« Happiness prolongs the life. »

Elle s’était arrêtée au beau milieu du couloir aux statues. Elle était seule, et elle était persuadée que personne ne pouvait la voir en ce moment. Personne ne pouvait remarquer son intérêt profond pour ses mains, ses délicates mains qui tremblaient affreusement devant elle. Même lorsqu’elle serrait les poings, elle ne pouvait empêcher ses mains de trembler. Effrayée, elle les secoua violemment et elle les fourra dans ses poches. Sa tête se mit à tourner. C’était toujours comme ça lorsque des symptômes de sa maladie se faisaient sentir. Elle se rappelait de ce qu’elle allait bientôt devenir : une folle. Une folle à faire enfermer, une folle qui divaguait, une folle complètement démente. Elle le savait. C’était ce qu’elle allait devenir, et bien plus vite que ce qu’elle ne pensait d’ailleurs. Et Fulmina ne voulait pas devenir une folle. C’était d’ailleurs pour cette raison-là qu’elle voulait mourir avant d’en devenir une. Déjà, certains la trouvait dérangée. C’était parce qu’ils ne savaient pas, bien sûr. Peu de gens savaient. Elle tentait désespérément de se montrer affreusement normale. Elle ne voulait pas qu’on la prenne en pitié. Au contraire, elle voulait qu’on l’admire pour son courage et sa détermination. La pitié, ce n’était pas pour elle. Pas question. Elle ne pouvait accepter qu’on s’apitoie sur son sort. Ce serait avouer qu’elle est faible, et elle ne voulait pas l’être aux yeux des autres. Seulement aux siens.

Elle devait absolument garder la tête haute. Même si elle se sentait atrocement vide à l’intérieur, elle devait paraître bien. Elle évitait les questions comme la peste et elle fuyait ceux qui tentaient de la comprendre. Elle ne voulait surtout pas s’attacher et ainsi s’empêcher de mourir à la fin de l’année. La jeune femme savait que c’était hypocrite de sa part. Après tout, elle avait des amis, et elle les appréciait tous. Il serait stupide de croire qu’elle ne s’était pas prise à son propre jeu et qu’elle les méprisait. Elle n’était pas à Poufsouffle pour rien. Si elle était capable d’une telle fourberie, le chapeau l’aurait probablement envoyée à Serpentard. C’était l’excuse à laquelle elle tentait désespérément de se rattacher. Après tout, son suicide était l’acte le plus fourbe possible. C’était la preuve ultime qu’elle ne tenait pas tant que ça à ses amis et à sa famille. Seulement, Fulmina était convaincue qu’ils seraient plus heureux en la sachant partie heureuse qu’en la voyant dépérir sur terre. Elle, en tout cas, serait plus heureuse ainsi. Et, bien qu’elle ne veuille se l’avouer, son opinion était la plus importante dans cette affaire. De toute façon, peu de gens (voir pas du tout, tout bien considéré) étaient au courant de sa volonté de se suicider. C’était dans leur intérêt à tous.

Elle ne savait pas trop où elle se dirigeait. Avait-elle cours? Devait-elle aller à un rendez-vous? Avait-elle des devoirs à faire? Soudainement, tout devint flou dans sa tête. Elle n’en avait aucune idée. Carpe Diem, voilà sa devise. Elle assumerait les conséquences de ses actes, mais pour le moment, elle n’avait qu’une envie : flâner un peu. Rêver à un univers meilleur. Espérer ne pas se faire prendre par l’organisation… Ça aussi, ce serait bien, tiens. De toute façon, elle avait toujours bien aimé flirter avec le danger. Il avait toujours bien répondu à ses avances… D’ailleurs, histoire de le provoquer un peu, elle se décida à fredonner faiblement, puis de plus en plus fort, jusqu’à ce que le couloir soit rempli de sa voix mélodieuse. Elle se tu quelques instants, écoutant l’écho de son chant pendant quelques secondes. Puis elle continua à marcher, fredonnant de nouveau à voix douce. Elle croisait vraiment les doigts pour ne pas se faire prendre par l’Organisation. Une telle démonstration de joie de vivre n’était pas conseillée dans les couloirs en ces temps sombres. Fulmina n’avait jamais véritablement écouté ces mises en garde, c’est pourquoi elle ne s’arrêta pas de fredonner alors qu’elle observait les statues du couloir. On la prendrait pour une folle si on la surprenait ici et ainsi. Pourtant, ça ne la dérangerait pas. Tant qu’à vivre, aussi bien vivre de la façon dont on l’entend.
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Message Posté Ven 30 Déc - 18:05.
La journée avait été particulièrement éreintante. Je ne savais pas trop pourquoi, mais je me fatiguais beaucoup et facilement ces temps-ci. Peut-être cette histoire d’Organisation, ça perturbait tout le monde et retournait les esprits, ne les laissant jamais tranquilles. Alors même si je n’en avais que faire, inconsciemment, toute cette agitation devait m’atteindre. J’étais moins attentif en cours qu’avant, je l’avais remarqué. De là à ce que ça affecte mes notes et les études en elles-mêmes, quand même pas, mais j’avais pris conscience que mon esprit vagabondait je ne sais où ailleurs, pendant que les professeurs parlaient et nous transmettaient leur savoir. Ça n’était pas voulu, je savais bien qu’il fallait que j’aille au bout de ma septième année et que j’aie mon diplôme, de nos jours presque tout reposait là-dessus si l’on voulait se savoir « en sécurité » pour l’avenir et trouver un travail convenable, si ce n’était plaisant. Et parler de tout ça, toutes ces choses « normales » et tellement communes me rappelait mon passé décalé, non ordinaire et tellement inapproprié par rapport à ma situation actuelle.

Fort heureusement, j’avais aujourd’hui des connaissances, des amis sur qui compter. Sans parler de mon frère que j’avais la chance de croiser et de voir régulièrement, ici. Il se portait bien, et ça faisait la plus grande partie de mon « bonheur ». L’autre était alimentée par les proches que je m’étais fait. Mes compagnons de chambrée que j’appréciais beaucoup, tous ceux que j’appelai « mes protégés » et qui m’étaient très chers… Et il y avait elle, Fulmina. Cette fille aussi adorable que géniale, qui souffrait d’une atroce maladie dont elle m’avait confié l’existence. Pour moi, il était impératif qu’elle passe les meilleurs moments de sa vie avant que ça ne dégénère. La vie était trop précieuse pour être gâchée de quelle que manière que ce soit. Et j’avais bien l’intention de lui faire apprécier la vie autant qu’elle le pouvait, autant que ça lui serait possible. C’était peut-être pour ça que les cours m’étaient insignifiants, en ce moment, peut-être avais-je besoin de penser à des choses agréables en ces temps sombres.

Je parcourrai les couloirs sans savoir pourquoi, sans savoir où aller ni ce que j’avais l’intention de faire. J’en tournai un, puis un autre, franchissais plusieurs escaliers et étagesétages ; avant de m’apercevoir que je m’approchai du couloir des statues. Je ne savais même pas pourquoi je continuai d’avancer, mais je le faisais, continuant de réfléchir. Personne dans les environs, l’ambiance prêtait encore plus à la réflexion ; d’ailleurs, j’avais faim, car mon ventre se faisait entendre en cette absence de bruit. Plutôt ridicule sur le moment, ces gargouillis n’étaient ni glamour ni ne faisaient penser à l’intensité de ma réflexion. Puis, après quelques nouveaux pas, j’entendis du bruit ; très faible, mais bien présent. J’avançai prudemment, tournai encore et aperçu quelqu’un. Une grande chevelure dorée trop reconnaissable et une posture qui m’inquiétait.

« Fulmina ? Tout va bien ? »
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Message Posté Mar 3 Jan - 22:27.
Le bonheur prolonge la vie. L’auteur de cette citation n’a probablement aucune idée de la profonde vérité de ses paroles. Fulmina le savait, elle, et à ses dépends. Elle savait que si elle était heureuse et profondément satisfaite de l’avenir qui s’offrait à elle, elle déciderait de vivre sa vie aussi longtemps que c’est possible. Pourtant, ce n’était pas le cas. Ça ne pourrait jamais être le cas. Fulmina était malade et elle allait partir bientôt, qu’elle le veuille ou non. Certes, la jeune femme était plutôt heureuse de sa vie en ce moment. Si on oubliait sa maladie, elle serait considérée comme une fille choyée. Elle avait des amis adorables qui étaient toujours là pour elle. Elle avait d’assez bonnes notes dans la majorité des matières. Elle avait une voix à faire fondre le cœur des durs à cuire. Et puis, elle était jolie. Seulement, elle était malade et sa maladie allait bientôt avoir le dessus. Fulmina pouvait lutter tant qu’elle le voulait : ça ne changerait rien à son avenir tout tracé, ou plus précisément à l’absence d’un avenir.

Certains avaient laissé sous-entendre que sa maladie lui facilitait la vie. Bah oui, avaient-ils dit, les gens vont la prendre en pitié, elle aura droit à de nombreux privilèges. C’est vrai qu’on aurait pu le croire. Simplement, c’était sans compter sur la peur de la différence qui en anime plus d’un. Plusieurs la mettaient de côté, prétextant qu’elle pouvait être dangereuse, qu’elle faisait peur. Oui, elle divaguait. Oui, elle sortait des trucs sans queue ni tête. Oui, elle échappait ses lires, car elle tremblait trop. Oui, elle avait des sautes d’humeur mémorables et encore oui, ça pouvait effrayer un peu. Non, elle n’était pas comme les autres. Et alors? Ce n’était pas sa faute si elle était malade, et qu’est-ce que ce serait ennuyant si on était tous pareils! À choisir, elle aurait choisi de s’épargner ce supplice. Elle savait que tout ça n’était que le commencement. Elle le savait, et elle savait surtout qu’elle allait sombrer dans une longue et pitoyable démence. Fulmina refusait de passer les derniers jours de sa vie à délirer complètement dans un lit à St-Mangouste ou ailleurs, peut-être. Peut-être dans un hôpital spécialisé dans les cas désespérés comme elle. En résumé, elle finirait ses jours à l’asile, enfermée avec des fous. Pas question. Si elle devait mourir, elle mourrait ici, à Poudlard, en héroïne et avec les gens qu’elle aimait. Il ne lui restait plus qu’une solution pour mourir dignement : le suicide.

Le suicide. Elle y pensait depuis un bon moment déjà, et si elle voulait partir lucide, elle devait partir à la fin de l’année. Plus tard, Fulmina ignorait quels seraient ses moments de lucidité par rapport à ceux où elle hallucinait complètement. Elle ignorait totalement les proportions que prendrait sa maladie. Son évolution restait-elle stable? Se ralentirait-elle ou, au contraire, s’accélérerait-elle jusqu’à prendre des proportions disproportionnées? La jeune femme l’ignorait, et ça lui faisait peur. Elle ne pensait pas vivre assez longtemps pour le voir. Mais, en attendait, elle comptait bien vivre. En plus, elle avait, autour d’elle, les meilleures personnes pour l’aider à vivre. Et parmi toutes ces personnes géniales, il y avait Meryc. Il était à Poufsouffle, comme elle. Ils s’entendaient bien au départ, mais ils se sont rapprochés lorsqu’elle s’était décidée à lui avouer sa maladie. Elle l’adorait et elle ne voulait pas le perdre comme ami. Elle s’était dit qu’une relation d’amitié devait être basée sur la confiance et qu’elle ne devait probablement pas lui faire confiance si elle lui cachait une telle énormité. Alors, elle lui avait dit. Au lieu de fuir comme plusieurs avant lui, Meryc s’était encore plus rapproché d’elle. Ils faisaient les 400 coups ensemble, et il s’était promis de faire de sa dernière année à Poudlard la meilleure année qui soit. Il réussissait très bien, d’ailleurs.

Fulmina entendit une voix familière dans son dos. Elle se retourna pour sourire à Meryc, sincèrement contente de le voir.

FULMINA « Meryc ! Salut ! Bah… Oui, ça va quand même bien. Mais j’suis un peu perdue, là. Est-ce qu’on a cours bientôt ? Et on est quel jour de la semaine ? J’arrive plus à m’en rappeler… »

Heureusement, c’était à Meryc qu’elle parlait. N’importe qui d’autre l’aurait prise pour une folle, ce qu’elle était peut-être un peu, dans le fond.
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Message Posté Mer 11 Jan - 22:22.

Can life be this hard ?

De toute évidence, elle n’allait pas bien. Sa maladie lui jouait encore des tours, ça se voyait. Je soupirai et fronçai les sourcils d’inquiétude. Sa maladie n’était pas un cadeau. Il me semblait être le seul à l’avoir aussi bien acceptée, et à ne pas la rejeter pour ça. Ça n’était pas une tare, elle ne l’avait pas choisis, et ça n’était pas contagieux. Les débiles qui osaient se foutre d’elle pour ça, je ne les supportais pas, et si je ne les frappais pas, ils comprenaient très bien ce que j'en pensais. Je m’avançai prudemment. Si elle en arrivait à carrément oublier les jours et les cours qu’on avait, ça n’était pas bon signe. Nous savions bien que son état se dégradait, je ne m’attendais juste pas à ce que ça se produise si rapidement. Avait-elle été en cours avant ça, pour en plus ne se rappeler de rien ?

« Nous sommes jeudi, et notre prochain cours est potions… tu veux que je t’emmène à l’infirmerie ? »

J’avais proposé ça sachant qu’elle refuserait sûrement. Je n’étais pas sûr qu’un quelconque médicament lui fasse de l’effet, mais j’avais du mal à la voir comme ça. Et puis, peut-être voulait-elle se rassurer sur son état et simplement retourner en cours, comme si de rien n’était… Je vis ses mains trembler légèrement, alors, sous un réflexe, je les recouvrais des miennes comme si j’espérai que la pression les calmerait. Je fus tenté de la prendre dans mes bras, mais pourquoi rendre la chose plus dramatique qu’elle ne l’était déjà ? Alors une idée me vint.

« A moins que tu ne préfères faire un tour dans la forêt ? »

Je souris en coin pour détendre l’atmosphère, mes mains toujours contre les siennes. C’était peut-être risqué, mais le risque justement, était synonyme d’aventure, et Fulmina avait sacrément besoin de se changer les idées. Du moins, je le supposai. . Elle avait l’air d’hésiter, peut-être se demandait-elle ce qu’il valait mieux faire. Je sais que ça n’était pas raisonnable de lui proposer ça, mais transiger un peu les règles ne me faisait pas peur, surtout si c’était pour elle. Elle méritait de vivre les choses qu’elle voulait pour les derniers moments qu’il lui restait de lucidité. Je n’en avais donc que faire de risquer quelques punitions ou retenues, et je supposais qu’elle non plus ; je connaissais quand même ce côté-là de sa personnalité.

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Message Posté Dim 15 Jan - 6:03.
Elle se trouvait chanceuse. Elle oubliait des tas de trucs, ça c’était vrai. Elle n’arrivait pas à se rappeler de son prochain cours, et si on le lui demandait, elle n’arriverait probablement même pas à dire quel jour de la semaine on était. Bon, on était déjà ni samedi, ni dimanche. C’était déjà un commencement. Mais après? Après, elle n’en avait aucune idée. Elle se doutait qu’elle avait probablement un devoir à remettre pour le prochain cours, mais comme elle n’arrivait pas à se rappeler quel était ce cours en question, il lui serait bien difficile de finir son devoir. Alors, elle était allée traîner un peu du côté du couloir des statues, sans vraiment savoir comment elle s’était retrouvée là. Il y avait beaucoup de choses qu’elle faisait et dont elle oubliait la raison par la suite. Ce n’était jamais bien grave, ça ne la dérangeait même pas tant que ça. Néanmoins, ça mettait tout le monde mal à l’aise, lui avait-on dit. Un peu sur le ton de « arrête d’être différente, ça rend mal à l’aise ceux qui sont normaux. » Puis évidemment elle ne pouvait s’empêcher d’y penser. Les gens voyaient-ils seulement la fille différente lorsqu’ils la croisaient? Il fallait croire que oui. Une chance qu’il y avait des gens qui n’en avait que faire de ce qu’on entendait sur elle, des gens à qui elle ne faisait pas peur. Des gens qui croyaient qu’elle méritait de vivre une belle vie. Et ces gens-là, elle les aimait du plus profond de son cœur et elle s’en voulait de devoir les quitter bientôt.

Elle se trouvait chanceuse que sa maladie épargne ses amis. Dans le sens où elle arrivait toujours à se rappeler de chacun d’eux, de leurs noms, de leurs façons de sourire, de leurs rires et de leurs actes. Elle arrivait encore à se rappeler de ce qu’ils avaient dit, elle voyait encore les coups foireux qu’ils avaient fait ensemble. Et elle savait qu’elle devrait partir quand ces souvenirs s’effaceront dans sa mémoire. Juste avant qu’elle ne s’en rappelle plus du tout, histoire d’éviter cette phase horrible de transition où elle sentirait ses souvenirs lui échapper sans qu’elle puisse les retenir. En théorie, elle ne devrait pas se mettre à oublier ses proches, mais qui sait? Qui sait comment ça pourrait évoluer? Elle avait plus l’impression qu’oublier ses cours et les jours de la semaine étaient dus à son côté lunatique. Peut-être ce côté était-il exacerbé à cause de sa maladie. Qu’en savait-elle, après tout. Elle avait depuis longtemps arrêté de se poser des questions sur les symptômes de sa maladie. C’était probablement à cause d’elle. C’était toujours de sa faute, et Fulmina le savait bien. De toute façon, elle aimait mieux prendre sa maladie comme bouc émissaire plutôt que de se blâmer elle-même.

Jeudi. Et le prochain cours était potion. Elle sourit faiblement à son ami pour le remercier de l’information et surtout, pour ne pas se moquer d’elle. Puis, Fulmina secoua lentement la tête lorsque Meryc lui proposa d’aller à l’infirmerie. Elle savait qu’il ne la pensait pas folle, mais il s’inquiétait quand même pour elle. Mais elle ne voulait pas aller à l’infirmerie. Ça allait passer, elle le savait, ça finissait toujours par se tasser d’une manière ou d’une autre. Il fallait juste être un peu patient. Pourtant, elle serait bien allée à l’infirmerie si ça pouvait le rassurer, si ça pouvait détendre ses traits légèrement tirés par l’inquiétude. Cependant, c’était une mauvaise idée, parce qu’elle était déjà consciente qu’aucun médicament ne ferait effet sur elle. Une bonne nuit de sommeil réparerait sûrement tout ça. Alors qu’elle allait ouvrir la bouche pour dire à voix haute qu’elle préférerait ne pas se rendre à l’infirmerie, ses mains se mirent à trembler. C’était léger, ce n’était presque rien, mais rien n’échappait à Meryc. La jeune Poufsouffle lui sourit tristement alors qu’il enserrait ses mains dans les siennes, espérant probablement stopper les tremblements. Ça ne marcherait probablement pas, mais juste le geste voulait tout dire pour elle. Il lui proposa ensuite d’aller faire un tour dans la forêt, et les yeux de la jolie blonde s’illuminèrent.

FULMINA « Ce serait vraiment super ! »

Elle lui sourit, reconnaissante pour tout ce qu’il faisait pour elle. Elle se défit de l’emprise de ses mains, mais attrapa carrément son bras à la place.

FULMINA « Et puis, j’ai entendu dire par des sources plus ou moins fiables que Meryc voyait une fille… Alors je me suis dit que je devrais vérifier par moi-même. Alors? Raconte-moi tout! Et tu ne peux pas te défiler, tu es pris avec moi maintenant!»

Elle rit légèrement, bien décidée à envoyer sa maladie dans un coin obscur de son cerveau. Pour le moment, tout ce qui lui importait, c’était de passer un beau moment avec Meryc, à le taquiner sur une fille. Et puis le comble, elle pourrait peut-être même l’aider un peu. Décidément, elle allait bien s’amuser.

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Message Posté Ven 20 Jan - 19:15.
L’idée de forêt avait l’air de lui plaire, en tous cas. Je souris, avec une pointe de tristesse que je m’efforçai de cacher. Alors que je ne m’attendais pas du tout à ça, elle défit ses mains des miennes et me pris dans ses bras. Je fus d’abord surpris, puis je la serrai en retour ; et au bout de quelques instants, j’en fus un peu gêné. J’avais beau être proche d’elle, je ne l’étais pas de cette façon-là ; et j’étais pris, de toute manière. Alors même si notre amitié nos offrait des étreintes chaleureuses dénuées de toute connotation de la sorte, cette fois-ci, sans vraiment savoir pourquoi, ça me gêna quelque peu. D’autant plus que je ne savais pas ce qu’il en était de son côté. Et commencer une relation en pensant à une autre, ça n’était pas le meilleur moyen d’y arriver, pas vrai ?

« Et puis, j’ai entendu dire par des sources plus ou moins fiables que Meryc voyait une fille… Alors je me suis dit que je devrais vérifier par moi-même. Alors ? Raconte-moi tout ! Et tu ne peux pas te défiler, tu es pris avec moi maintenant ! »

C’était le bouquet. Non pas que je ne voulais pas parler de ça, mais je trouvais ça… bizarre. D’autant plus que je ne savais pas quoi en penser moi-même. J’avais du mal à comprendre comment vivre et ressentir tout ça, c’était tout nouveau pour moi. Je n’avais jamais appris à aimer, si ce n’était mon frère et ma sœur. Avec mon caractère, personne n’avait encore eu « un faible » pour moi, ou du moins, si c’était le cas, je n’en avais jamais été au courant. Alors moi, c’était pire. Je n’ai jamais vraiment pensé à réfléchir de la sorte, de me dire qu’il était temps de commencer à un songer. Puis, il y a eu elle. Fulmina s’était détachée de moi et m’observai avec malice, ce à quoi je répondis par un sourire gêné, encore une fois.

« Elle s’appelle Bloème. Elle est à Gryffondor et a dix-huit ans. Je ne sais pas trop quoi en dire… Tu sais que c’est pas mon truc à la base, tout ça… C’est nouveau, surtout. »

Même si elle ne connaissait pas mon passé dans les vrais détails, elle me connaissait moi assez pour savoir ça. Elle me prit par le bras et nous commençâmes à marcher en silence pour sortir de ces couloirs et du château. A vrai dire, personne ne m’avait « appris » l’amour, les premiers rencarts, rien de tout ça ne m’était familier. Je n’avais jamais osé demander à mes compagnons et encore moins à des filles, aussi proche d’elles étais-je. Mais curieusement, avec Fulmina, je me sentais mal à l’aise à propos de la chose comme totalement serein. Peut-être pouvait-elle m’aider ? Me donner des conseils ? J’attendais qu’elle réagisse ; je savais qu’elle ne se moquerait pas, mais j’attendais, quelque peu anxieux…

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Message Posté Dim 12 Fév - 3:14.
Elle l’avait pris dans ses bras sans aucune arrière-pensée. De toute façon, elle était probablement incapable d’en avoir avec Meryc. Elle l’avait fait parce que tout s’arrange normalement avec un câlin, même si ce dernier était des plus amicaux, comme c’était le cas. Elle n’en avait jamais parlé avec son ami parce que ce serait vraiment trop étrange, mais elle ne l’avait et ne le considérerait jamais comme un amoureux. Il était un de ses meilleurs amis, et elle tenait énormément à lui, mais elle n’a jamais pensé que cela pouvait aller plus loin. Il y a des personnes avec qui c’est évident qu’il n’y a que de l’amitié en jeu, et Fulmina espérait que Meryc le voyait de la même façon aussi. De toute façon, la dernière fois qu’elle en avait entendu parler, son amie sortait avec une jolie demoiselle. Bon, ça faisait quelques temps de cela, mais elle n’avait pas eu l’occasion d’en parler avec le Poufsouffle. Fulmina lui avait donc posé des questions, parce qu’elle était curieuse de ce que pouvait ressentir Meryc. Bizarrement, elle ne le voyait pas du tout avec une copine. Encore une fois, elle s’imaginait qu’il pensait comme elle et qu’il n’aurait pas de difficulté à en parler, vu qu’ils étaient amis. Elle n’avait pas amené le sujet pour la rabaisser, ce n’était pas du tout son genre! Elle serait plus du genre à filer parler à cette fille juste après cette conversation pour devenir amie avec elle. Cependant, elle surprit le regard mi gêné mi amusé de son ami, et elle mit les mains sur sa bouche.

FULMINA « Oh non… Ne me dis pas que vous n’êtes plus ensemble? Mais quelle amie terrible je fais! »

Elle ne put pas s’empêcher de rigoler. C’était triste, quand même, elle avait manqué la seule relation qu’il avait eue depuis qu’ils se connaissaient. Sa curiosité ne pourrait donc pas être satisfaite et elle ne verrait probablement jamais un Meryc amoureux. Sans rigoler, c’était probablement un de ses regrets quant au fait de mourir prématurément. Voir ses amis tomber amoureux et les voir fonder une famille… Ça non plus, elle ne pourrait jamais le faire. Elle ne pourrait jamais être heureuse de les voir heureux ainsi. C’était triste, quand même.

FULMINA « Eh bien, il y en aura d’autres, n’est-ce pas? Je serai là si tu veux venir m’en parler, en tout cas, » ajouta-t-elle en souriant, un peu tristement cependant.

Elle n’avait aucune idée de l’heure de sa mort. À la fin de l’année? Dans deux ans? Peut-être était-ce la dernière conversation sur les filles qu’elle aurait avec Meryc de sa vie. Elle ne pourrait jamais le conseiller sur la chemise à porter, ou sur le cadeau à acheter. Même si elle n’était pas vraiment une professionnelle en relations amoureuses, elle avait le grand avantage d’être une fille et de vouloir elle aussi un copain un tantinet romantique. Surtout qu’elle, elle ne pourrait jamais en avoir un à long terme et elle ne savait pas vraiment si elle s’autoriserait à en avoir un officiellement et sérieusement. Et ça, elle ne pourrait probablement jamais en parler à Meryc. De toute façon, sans vouloir l’offenser, il n’était certainement pas le premier de ses amis qu’elle irait voir pour qu’il la conseille, même si après quelques petites amies, il ne devrait pas se débrouiller trop mal.

Ils marchèrent dans les corridors de Poudlard pour déboucher sur la forêt. Elle n’était pas certaine de savoir pourquoi Meryc se tenait avec elle, pourquoi il était si gentil et pourquoi il voulait qu’elle vive bien ces derniers mois. Après tout, il s’attachait, ils étaient amis, non? Il souffrirait donc quand elle partirait. Alors pourquoi? Ça ne pouvait que la toucher de voir que ses derniers mois lui importait plus que sa propre douleur, mais elle ne comprenait pas. Et puis, ce n’était pas comme si elle allait lui demander non plus. Ils étaient là pour s’amuser, et non pour se rappeler pourquoi ils étaient là et non en cours.

FULMINA « Alors, qu’est-ce que tu veux faire? »

Fulmina savait que c’était plus à Meryc de lui poser la question, mais étrangement, elle n’avait pas d’idée précise de ce qu’elle voulait faire et elle suivrait donc son ami dans toutes ses idées les plus folles.

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Message Posté Mar 14 Fév - 17:19.

Je souris devant le désarroi de Fulmina. Elle avait l’air sincèrement désolée d’avoir gaffé de la sorte, mais pour dire vrai, je ne lui en tenais absolument pas rigueur. Ça n’était pas de sa faute si Bloème et moi n’étions plus ensemble, d’autant plus que nous étions restés très proches, donc il n’y avait pas lieu de se sentir triste pour moi ou d’être navré d’en parler. Je n’avais même plus honte d’en parler avec elle, ça ne me rendait pas triste non plus. Les choses étaient telles qu’elles étaient, ça aurait pu nous faire souffrir, mais la séparation avait été prise d’un commun accord, alors pourquoi pleurer ?

« Eh bien, il y en aura d’autres, n’est-ce pas ? Je serai là si tu veux venir m’en parler, en tout cas »

J’étais heureux de ses paroles, car elles me touchaient. Ça faisait du bien de savoir qu’on avait des personnes sur qui compter, à qui on pouvait tout raconter, et qui vous aidez même à aller mieux, à vous faire faire les bons choix. Est-ce qu’il y en aurait d’autres ? Sûrement. Mais pour le moment, ça n’étaient pas des filles auxquelles je pensais. Mais j’hésitai gravement à lui parler de Declan. Cet ami, qui m’avait avoué son amour, et à qui j’avais répondu plutôt positivement. Je pensais être bi, depuis. Et je supposai que c’était finalement vrai. Ça m’aurait repoussé, si ça n'avait pas été le cas.

Nous arrivions enfin à la forêt, et elle me demanda ce que je voulais faire. C’est là que je rendis compte que je n’avais pas répondu à sa précédente interrogation. Mais que lui répondre ? Oui ? Peut-être ? Actuellement, ma copine est un garçon ? C’était plutôt moche, surtout de penser qu’elle pourrait me juger. Car je savais qu’elle ne le ferait pas. Ça n’était pas son genre, surtout pas vu sa situation, et les dizaines de personnes qui passaient devant elle et la jugeaient sans vraiment connaître sa maladie. D’ailleurs, ça me mettait hors de moi, et j’avais déjà du plusieurs fois m’énerver pour elle. De toute façon, ma seule expression mêlée à ma carrure suffisait à faire peur aux petits cons la plupart du temps.

« Il y en aura d’autres, je pense que tu peux te rassurer là-dessus… »

Je ne savais pas trop comment continuer. Je lui fis signe d’aller nous asseoir un peu plus loin dans la forêt où des racines plutôt épaisses formaient un bloc dur et assez élevé pour qu’on puisse s’y poser. Je cherchai toujours mes mots, et je croisai son regard qui avait l’air de me dire « mais ? ». Alors je pris une inspiration, lui souris timidement et me jetai à l’eau.

« …mais actuellement, ça n’est pas une fille. »

Et hop, je regardai ailleurs. Je n’aimais pas réagir ainsi, mais sur ce sujet-là, c’était plus fort que moi. Même devant Declan j’avais dépassé les limites de la gêne en me grattant la tête et détournant les yeux au moment d’aveux personnels. C’était ridicule, mais les relations étaient nouvelles pour moi, alors comprendre que j’aimais aussi les garçons, et dans le cas présent un ami très proche, ç’avait été trop d’un coup. Le pire qui pouvait maintenant arriver, était que mes amis ne l'acceptent pas.
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Message Posté Lun 20 Fév - 23:32.
Il avait l’air content de ce qu’elle avait dit, et ça la rassura. Elle n’avait pas voulu qu’un quelconque malaise s’installe entre eux. Elle le lui avait demandé en ami, parce qu’elle voulait savoir s’il était heureux dans cette situation-là. Ça la rendait triste de voir que c’était déjà terminé, mais il n’avait pas l’air d’en souffrir, et elle en conclut donc que c’était sous un commun accord. Ce n’était peut-être pas le cas, mais si Meryc se sentait bien, alors elle n’y voyait pas d’inconvénients. Et puis, elle serait toujours là pour lui s’il avait besoin d’aide, s’il avait besoin de conseils ou de paroles réconfortantes. Fulmina n’était peut-être pas la plus callée dans les relations amoureuses, mais elle avait un assez bon jugement. Puis, tout le monde sait qu’il est beaucoup plus aisé de régler les problèmes des autres que ses propres problèmes. Là non plus, elle ne se clamait pas experte – loin de là – mais elle appréciait assez Meryc pour lui donner des conseils qu’elle trouvait intelligents. Il méritait d’être heureux dans la vie. C’était quelqu’un de bien, et Fulmina serait bien déçu si ses relations amoureuses n’allaient pas aussi bien qu’il l’espérait. Il méritait de pouvoir vivre sa vie comme il le voulait, de pouvoir sortir avec celle qu’il voulait et de pouvoir la chérir jusqu’à ce que la mort les sépare. Fulmina savait que c’était impossible pour elle, mais le mieux qu’elle pouvait espérer pour lui, c’est que ses rêves se réalisent. Et, tant qu’elle serait encore en vie, elle s’arrangerait pour que sa vie à lui aussi aille bien et qu’il puisse en profiter pour deux.

MERYC « Il y en aura d’autres, je pense que tu peux te rassurer là-dessus… »

Mais? Ça se sentait à des kilomètres à la ronde. Surtout que Fulmina commençait à le connaître un peu, depuis, et elle savait très bien que cette phrase était loin d’être terminée. Mais quoi? Elle attendit la réponse en le scrutant pour la découvrir avant qu’il n’ouvre la bouche. Il semblait hésiter, ce qui n’était généralement pas très bon. Est-ce qu’il était… Gêné? Inquiet? Difficile à dire. En tout cas, ce n’était pas quelque chose de tout à fait normal et elle resta plantée là à le regarder, s’attendant à toutes les éventualités.

MERYC « …mais actuellement, ça n’est pas une fille. »

Bon. Elle voulait bien l’avouer, elle a été plutôt surprise. Dire qu’elle ne s’y attendait pas était plutôt loin de la réalité. Mais il ne fallait pas s’y tromper : ce n’était pas parce qu’elle ne l’acceptait pas, ou quoique ce soit. Meryc restait Meryc, qu’il sorte avec une fille, un garçon, un troll des montagnes ou un veracrasse. Elle l’aimait quand même, elle allait continuer à traîner avec lui et à faire les 400 coups. Ça ne changeait absolument rien. Mais c’était quand même une grosse nouvelle et elle dû avouer qu’elle a peut-être tardé un peu à répondre.

FULMINA « Mais c’est génial ! »

Elle lui sourit, mais voyant son regard qui la fuyait, elle décida d’en rajouter une couche, histoire de le convaincre que ça ne changeait rien. Parce que c’était le cas : elle ne le voyait nullement d’un autre air maintenant qu’il lui avait avoué qu’il aimait les garçons. Qu’est-ce que ça pouvait bien changer?

FULMINA « Meryc, regarde-moi. Je ne te juge pas. De toute façon, s’il y a quelqu’un de pas normal entre nous, c’est moi. Et tu m’as acceptée comme ça, alors crois-moi, je vais toujours t’apprécier, quoique tu dises et quoique tu fasses. Si c’est comme ça que tu le ressens, eh bien vas-y! Écoute ton cœur, c’est le meilleur conseil que je peux te donner je pense. »

La jeune Poufsouffle lui donne une petite tape amicale sur l’épaule avant de continuer, le regard espiègle.

FULMINA « Recommençons, alors. Lui, il s’appelle comment? »
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Message Posté Ven 2 Mar - 11:38.

Oui, j’ai eu peur de sa réaction. D’autant plus qu’elle avait mis du temps à répondre. Mais il fallait bien que je me confie sur le sujet, ne pas en parler pouvait me monter à la tête et j’avais peur de mal supporter la chose. Je me pris la tête dans les mains, attendant qu’elle réponde, et je me pris à surprendre quelques sonorités non familières, peut-être venant de créatures qui trainaient dans les environs. Ça me donna une idée pour la suite des événements et je la proposerai à Fulmina une fois que notre conversation – plutôt importante – serait terminée. J’écartai les doigts pour voir son expression, qui était plutôt illuminée.

« Mais c’est génial ! »

Alors je retirai mes mains et dévoilai à nouveau mon visage, bien que malgré mon soulagement, je n’osais toujours pas la regarder. Au moins, ça avait l’air de lui plaire, enfin elle ne me rejetait pas. Je n’étais mal à l’aise et incertain ainsi que par rapport à tout ça, et ça ne me ressemblait vraiment pas. C’était désagréable même, de paraître si « faible ».

« Meryc, regarde-moi. Je ne te juge pas. De toute façon, s’il y a quelqu’un de pas normal entre nous, c’est moi. Et tu m’as acceptée comme ça, alors crois-moi, je vais toujours t’apprécier, quoique tu dises et quoique tu fasses. Si c’est comme ça que tu le ressens, eh bien vas-y ! Écoute ton cœur, c’est le meilleur conseil que je peux te donner je pense. »

Elle savait vraiment trouver les bons mots lorsque j’en avais le plus besoin. C’était une amie comme je n’en avais pas beaucoup, et je la remerciai intérieurement pour tout ça. Je la regardai finalement pendant qu’elle me rassurait et je me pris même à sourire. Plus par gêne sympathique cette fois que par une réelle envie de fuir. Mon épaule reçu une tape de sa part pour me décoincer, alors que mon amie me lançait à nouveau un regard coquin et curieux.

« Recommençons, alors. Lui, il s’appelle comment ? »

Je ris légèrement, peut-être encore pour cacher ma gêne. Mais finalement, pourquoi pas ? Elle m’avait accepté, j’étais prêt à lui parler de lui. Même si je ne savais pas encore clairement ce que je pensais ou ressentais.

« Il s’appelle Declan… Il est à Serdaigle, en sixième année. »

Je pris la main de Fulmina et nous nous levâmes ; je l’entraînai parmi les arbres, me demandant ce qu’elle allait vouloir savoir à son sujet, ce que j’allais devoir raconter. Non pas que je n’en avais pas envie, mais il me fallait trouver les mots. Et puis d’un coup, je pris confiance en moi. Je n’avais pas à avoir peur, surtout en compagnie de Fulmina. Alors je me résonnai et voulu me lancer. Lui dire quelques informations basiques, en attendant qu’elle se décide pour des questions plus précises, si elle en avait.

« C’était un ami, proche, à la base, tu vois… et depuis quelques temps il me gonflait. Pas méchamment, mais il me tournait autour en me tapant sur les nerfs. Et puis quand j’ai compris que quelque chose clochait, je lui ai tiré les vers du nez. »

J’étais content de lui avoir déjà expliqué ça, c’était agréable de se confier, vraiment. Un grand sourire barra mon visage et nous poursuivions notre chemin, ma main toujours dans la sienne.

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Message Posté Dim 27 Mai - 23:54.
Il avait peur, et ça, elle le voyait bien. Il avait peur de sa réaction et dans un sens, elle voulait bien comprendre. C’était difficile pour lui de l’avouer, de tout lui dire et de tout lui raconter. Fulmina le comprenait bien. Ce n’était pas facile de s’asseoir et d’essayer de faire comprendre à nos proches comment on se sentait. Surtout qu’elle le savait, tous ne réagiraient probablement pas aussi bien qu’elle à cette annonce inattendue. Elle, elle le soutiendrait. Bien sûr. Il n’avait pas pris peur lorsqu’il avait appris pour sa maladie, alors elle comptait bien lui rendre la pareille. Rire de lui était la dernière chose qu’elle avait envie de faire. Elle voulait qu’il comprenne qu’il pouvait être lui-même avec elle, comme elle n’avait pas honte de ses tremblements lorsqu’elle était avec lui. Elle voulait qu’il puisse se sentir libre de lui parler de tout ce qu’il lui plaira. Et même si elle était, dans ce cas, très loin de pouvoir lui donner des conseils sur le sujet, elle sera toujours là pour lui, pour l’aider dans ses démarches et pour le rassurer si besoin. Et tout ça, elle voulait qu’il en soit parfaitement conscient pour qu’il n’hésite pas une seconde s’il avait besoin de parler, s’il voulait quelqu’un à qui se confier. Elle pouvait parfaitement être cette personne et pas seulement parce qu’elle se sentait redevable pour tout ce qu’il avait fait pour elle. Non. Parce qu’avant tout, il était son ami, et elle tenait incroyablement à lui et que la dernière chose qu’elle voulait pour lui, c’était qu’il soit malheureux.

FULMINA « Meryc, regarde-moi. Je ne te juge pas. De toute façon, s’il y a quelqu’un de pas normal entre nous, c’est moi. Et tu m’as acceptée comme ça, alors crois-moi, je vais toujours t’apprécier, quoique tu dises et quoique tu fasses. Si c’est comme ça que tu le ressens, eh bien vas-y! Écoute ton cœur, c’est le meilleur conseil que je peux te donner je pense. »

Alors, c’était ce qu’elle lui avait dit. Et elle en pensait profondément chaque phrase, chaque mot, chaque syllabe. Tout. Elle espérait simplement qu’il ressentirait cette sincérité qu’elle avait voulu faire passer à travers tous ces mots. Elle voulait qu’il soit parfaitement convaincu que sa relation avec elle restait inchangée et qu’il pouvait lui parler librement. Elle trouvait que c’était une excellente nouvelle, et que s’il était heureux comme ça, il faisait le bon choix en s’affirmant. En bonne amie, elle restait néanmoins aussi curieuse, peut-être même plus. La question vint donc rapidement : alors, c’est qui? Peut-être l’avait-elle déjà aperçu. Peut-être lui avait-elle déjà parlé. En tout cas, cela l’intéressait et tu espérais réellement ne pas être trop intrusive et en faire juste assez pour qu’il se sente confortable.

MERYC « Il s’appelle Declan… Il est à Serdaigle, en sixième année. »

Cela ne lui disait absolument rien, mais ça n’empêcha pas la Poufsouffle de sourire, rayonnante.

FULMINA « Dis… J’espère que tu te rends compte à quel point je suis contente pour toi, et que tu sais que tu pourras toujours venir m’en parler. »

Juste pour préciser. Elle tenait à ce qu’il sache, à ce qu’il comprenne, à ce que ce soit tout à fait clair dans son esprit. Et, lorsqu’il lui en parla un peu plus, cela la rendit heureuse, heureuse qu’il accepte de se confier et qu’il n’ait plus peur. Meryc prit sa main et ils marchèrent pendant que le jeune homme parlait.

MERYC « C’était un ami, proche, à la base, tu vois… et depuis quelques temps il me gonflait. Pas méchamment, mais il me tournait autour en me tapant sur les nerfs. Et puis quand j’ai compris que quelque chose clochait, je lui ai tiré les vers du nez. »

Elle ne put s’empêcher de lui retourner son sourire rayonnant. Cela faisait du bien de le voir si heureux, si… Soulagé? C’était probablement ça.

FULMINA « Puis comment est-ce que tu penses que tout ça va évoluer? Ça te rend heureux, au moins? »

Fulmina voulait juste être certaine que c’était bien ce qu’il voulait. Parce que s’il n’était pas encore à l’aise avec ça, elle irait plus doucement, elle ne le pousserait pas trop. Et si ça lui convenait parfaitement, alors elle pourrait poser exactement les mêmes questions que si ça avait été une fille, et se moquer gentiment de lui, comme s’ils parlaient encore de Bloème.

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Message Posté Ven 31 Aoû - 17:13.
Elle m’avait rassuré, m’avait montré que je pouvais compter sur elle. Bien sûr, que je le pouvais, ça ne datait pas d’aujourd’hui. Elle avait toujours été patiente et attentive avec moi, tout comme je l’avais été avec elle. Nos deux vies ne nous avaient pas fait de cadeaux, il était normal qu’on se soutienne en ce sens. Elle était une de mes plus proches amies dans le château, et certainement celle à qui je me confiais le plus. Personne n’était au courant de ce qu’il s’était passé pendant mon esclavagisme, même pas Fulmina. Mais elle savait pertinemment à quel point j’avais souffert, et c’était bien plus que certains n’en savaient. Ceci dit, hormis mon frère et ma sœur, il n’y avait absolument personne au courant de mes marques, celles qui m’étaient restées de ces heures de tortures, ces jours même. Celles que je n’avais jamais montrées et que je ne montrerais jamais. Il était déjà assez difficile pour moi de continuer en les voyant tous les jours ; elles me rappelaient trop ce passé douloureux. Je m’étais déjà retrouvé torse nu en public, cependant je m’arrangeai toujours pour les masquer avec un sort. C’était la meilleure chose à faire. Mais je dérivai. Je lui parlai donc de Declan avec des informations basiques, et lui racontai comment c’était… arrivé.

« Puis comment est-ce que tu penses que tout ça va évoluer ? Ça te rend heureux, au moins ? »

Nous continuions de marcher, ma main dans la sienne, au travers des arbres de la forêt. Si je pouvais redouter de me trouver trop loin de la lisière, en sa compagnie la chose était toute autre. Nous aimions faire les quatre cent coups tous les deux. Je n’avais aucun mal à sécher un cours, me prendre une retenue. Ça n’était pas ça qui allait me déprimer comme un gamin. D’autant que je n’avais de compte à rendre à personne, si ce n’était ma sœur. Même son tuteur, qui était devenu celui de Naïrick et moi, n’avait pas pour habitude de me rabrouer. Tant que je m’en sortais, que mes résultats étaient corrects et que je passais mes examens, tout allait bien.

« Heureux… je crois, oui. C’est tout nouveau… autant au niveau relationnel qu’au niveau de… mon orientation. »

Je passai une main dans mes cheveux. C’était vraiment étrange de parler de ce genre de choses avec elle, même si je savais pertinemment que je pouvais tout lui dire. Elle ne me jugerait pas, et même si je le savais très bien, j’avais toujours de l’appréhension en matière de confidences. Déjà que je n’étais pas quelqu’un qui se confiait souvent, alors dévoiler des morceaux pareils, imaginez le délire.

« Je ne sais pas trop comment ça va évoluer, encore, mais disons que c’est plutôt bien parti. Il me faut juste… le temps que je m’y fasse. Mais je pense que ça peut marcher. »

Cette fois-ci, j’avais une plus grande conviction dans mes dires. Comme si je prenais en confiance à mesure que j’en parlais à Fulmina. J’avais l’art de me prendre la tête pour des choses d’ordinaire futiles ; ou du moins, normales pour tout un chacun. Mais qu’est-ce qui était normal dans ma vie ? Que j’aie intégré Poudlard bien après l’âge règlementaire ? Que je ne parle quasiment à personne ? Que je fasse peur aux gamins sans même rien faire ? Que je ne supportais pas quatre-vingt-dix pour cent des gens ? Autant le dire, je n’avais rien de normal. Et ce n’était pas plus mal. C’était peut-être pour cela que je m’entendais si bien avec Fulmina.


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Happiness prolongs the life ♣ Meryc [abandonné]

T H E . F E A T H E R . O F . A . P H O E N I X :: Saison 1

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