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Amadeus Debussy
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Message Posté Ven 15 Juil - 21:44.
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STATUT DU SUJET : privé
NOM DES PARTICIPANTS : ft. Hayleen & Amadeus
DATE : Un vendredi soir, début mars
HEURE : Aux environs de 9:00 pm
METEO : Ciel gris, averses
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE GLOBALE EN COURS : Intrigue oo7
NUMERO ET TITRE DE L'INTRIGUE DU FORUM EN COURS : Intrigue oo6
INTERVENTION DE DOMINUS TENEBRAE : Non

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Amadeus Debussy
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Message Posté Ven 15 Juil - 21:47.

    « Bien sûr que non, elle n'est pas invitée celle-là, elle s'habille comme un sac. » Une voix coulante et nasillarde s'écorchait en échos arrogants entre les murs du Grand Hall. Bien malgré moi, je redressais mes yeux sombres vers la jeune fille ayant lancé ces propos d'un timbre vaniteux et insupportable, sa main balayant avec superbe sa chevelure blonde tandis qu'elle battait des cils face à sa cour d'admiratrices. Ces demoiselles m'arrachèrent un soupir las comme je posais mes prunelles méprisantes vers le plafond, reprenant mon chemin d'un pas assuré non sans raccorder la lanière de mon sac de cuir sur mon épaule. Ce fut sans compter les gloussements incessants de ces petites princesses mièvres qui vinrent m'arracher un frisson de dégoût, tandis que je passais auprès de ces petites anglaises surexcitées. « Hello... » La voix coulante tenta quelques vibrations sensuelles dans lesquelles se greffèrent quelques timbres intéressés, tandis qu'elle portait en ma direction. Ne pouvant feindre de l'avoir entendue, je me tournais vers la blonde filiforme, la dardant de mes yeux sombres et pénétrants ; aux aguets, j'étais prêt à cracher mon venin si jamais la veuve noire sortait les crocs. « Amadeus, le français de Maxfield. » Et la reine blonde d'ouvrir de grands yeux bleu glace, tandis qu'un sourire éclatant se lisait sur ses lèvres enjôleuses. « Lui-même. » soufflais-je non sans conserver de ma superbe pourtant voilée de suspicion : si cette commère de bas étage me connaissait, c'est qu'elle avait saisi mon nom au vol pour l'inscrire dans un coin de sa tête. Et diable que je connaissais ce genre de mégère aux aguets ; assoiffée de popularité, mesquine et superficielle, calculatrice et odieusement frivole... J'en perçus dès lors les traits insupportables de sa personnalité, lorsque sa voix fluette se chargea d'un mépris profond pour le nom de ma charmante amie et correspondante. L'écervelée se rapprocha de quelques pas avant de relever la tête d'un port altier : « Je suis Madison Standfield, je donne une grande fête ce soir au 125 square de Hogsmeade, pour ceux de Poudlard qui en valent la peine. Je t'y attends avec grande impatience. » La princesse aguicheuse arqua les sourcils dans une moue enjôleuse avant de tourner les talons, et de s'éloigner d'un pas aérien, suivie de près par sa cour trottinant avec agitation.

    Ainsi passa mon après-midi ; à me demander ce que je pouvais bien gagner en me rendant à une sauterie improvisée par une blonde superficielle ne vivant que pour une réputation qu'elle tentait de hisser au sommet, arrangeant la fête du siècle sans doute dans l'espoir de concurrencer ses grandes rivales. L'amusement malsain que pourrait me procurer cette fête dans laquelle je pourrais tout à loisir observer les invités futiles et sans doute inintéressants, contrebalançait avec cette réticence raisonnable de m'y rendre : visiblement cette Stanfield avait tout de la garce allumeuse, qui de surcroit ne semblait pas vivre le grand amour avec cette chère Casey. D'une moue songeuse, je portais mes rétines fauves à la fenêtre de ma chambre qui surplombait les ruelles poussiéreuses de Hogsmeade, m'avouant à demi-mots que l'ennui me prenait déjà au creux de l'estomac. J'ignorais si Casey avait quelque chose de prévu ce soir, et par ailleurs je ne désirais pas l'asphyxier sous prétexte que j'étais son invité. De plus, j'avais finalement grand hâte de connaître d'autres personnes : quel autre lieu idéal qu'une fête, même plombée d'invités délicieusement déconcertants ? Ce fut d'un geste résolu que j'empoignais une veste sombre en ce début de soirée, venant parfaire ma tenue élégante mais sobre, comme je sortais de la chambre afin de gagner les ruelles désertes. Il ne me restait plus qu'à retrouver ce fameux square, et j'en vins à m'avouer que j'avais bien sous-estimé la taille de ce 'petit' village : non content de tourner en rond durant dix bonnes minutes, une averse terrible et inattendue vint s'abattre sur les environs. « Parfait. » pestais-je alors d'une voix suave mais glaçante, et dans un français soudain. Ce fut donc trempé jusqu'aux os que je vins m'abriter sous un toit de fortune, rasant les murs des ruelles pour ne pas avoir à subir de nouveau une douche polaire. D'une main lasse, j'ébouriffais mes cheveux sombres non sans me demander s'il n'était pas préférable de regagner ma chambrée... Lorsqu'une silhouette féminine à mes côtés, élégamment vêtue et pourvue d'une beauté subtile, attira mon attention : selon sa charmante dégaine, la demoiselle se rendait sans doute à une fête. Etait-elle une des rivales non invitées et poussant la provocation à se rendre tout de même chez la poupée blonde, ou bien une amie de cette garce superficielle ? « Mademoiselle... » J'eus un bref sourire en coin, charmant et charmeur envers la délicieuse brune afin de m'annoncer. Conscient bien sûr que mes vêtements trempés ne s'accordaient pas avec l'élégance de ma posture, j'en jouais au contraire délibérément en arborant une attitude débonnaire. « Je cherche le 125 Square, si vous pouviez m'indiquer le chemin le plus court je vous en serais reconnaissant. » Et, avec un peu de chance, soit elle se rendait à cette même soirée, soit elle avait dans l'optique d'aller gâcher la fête. Cette deuxième option me paraissait bien plus aguicheuse.
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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Lun 18 Juil - 14:57.
      « Hayleen!! T'as entendu? Apparemment Standfield organise une soirée "privée" ce soir à Préaulard! Genre VIP, il n'y a que les personnes qu'elle considère comme assez cool ou classe pour elle qui ont le droit d'y entrer.
      - Ca ne m'étonne pas d'elle! ... Une soirée séléct', hein... Mademoiselle essaye juste d’impressionner tous les élèves de Poudlard! Ça pourrait être marrant d'aller "faire un p'tit tour" à sa soirée.
      - Je savais que je faisais bien de t'en parler!
      - Hé bien on se retrouve là-bas alors! Par contre, essaye de me trouver Noam! Je suis certain qu'il ne sera pas contre une petite mission manipulation/séduction.
      »

    Cassandra se mit à rire, puis s'en alla aussi vite qu'elle était arrivée. Ce qui était bien avec Cassandra, c'est que tout le monde l'appréciait, du coup elle avait accès à toutes les informations qui circulaient dans l'école et elle n'hésitait pas à venir m'en faire part dès qu'elle en avait l'occasion. Je suis contente de l'avoir en amie. Non, pas seulement parce qu'elle me permet de savoir un peu tout sur tout le monde, mais également car elle est la première à me suivre dans mes plans pour détruire un élève et elle ne m'a jamais fait faux-bond depuis maintenant 6 ans.

    A présent, il fallait que je me prépare pour cette soirée qui s'annonçait plutôt sympathique. Je me retournai alors et partis vers ma salle commune. Ce que j'avais contre Standfield? Hé bien elle représente tout ce que j’exècre chez une personne : superficielle, bimbo, assoiffée de popularité et qui possède une horde de chienne en chaleur écervelée. Et pourtant je prenais un malin plaisir à détruire ses rêves de devenir reine de Poudlard! Et puis elle se permet de "sélectionner" les élèves qui seraient assez bien pour elle! Qu'elle essaye déjà d'avoir de vrais amis avant de faire un tri... Le pire... c'est qu'il existe des élèves assez bêtes pour suivre ce qu'elle dit ou qui seraient prêt à faire n'importe quoi pour rentre dans son cercle "privé". Poudlard tombe bien bas avec elle...

    Une fois dans mon dortoir, j'enfilai une petite robe noire, ni trop courte ni trop longue, avec un décolleté qui en montrait juste assez, sans être trop provocant. Je voulais quelque chose qui soit à la fois glamour et classe, sans pour autant en faire trop. J'assortis ma tenue à une paire de chaussure rouge à talon. Ce que j'aimais, assortir une tenue plutôt sobre dans sa couleur en faisant ressortir une partie de mon corps avec une couleur vive. Puis après m'être maquillée et coiffée, je pris une petite veste, toujours de couleur noire, et sortis de l'école.

    Arrivée à Préaulard, il ne me restait plus qu'à marcher jusqu'à destination. Comment allais-je rentrer? Et bien soit j'arrivais à convaincre la personne qui serait à l'entrée de me laisser rentrer. Soit je trouvais quelqu'un devant qui voudrait bien de moi pour l'accompagner à la soirée. Après tout, c'est toujours mieux de venir accompagner que seul. Je marchais alors dans les ruelles, lorsqu'une averse vint s'abattre sur le village. « Génial... » soufflai-je aussi énervée que je pouvais être trempée. Je courus alors jusqu'à une habitation pour m'abriter. C'est alors que j'aperçus un homme en face de moi, en train de passer la main dans ses cheveux pour les sécher ou au moins en retirer une grande partie d'eau. Apparemment, je n'étais pas la seule à m'être faite prendre par surprise par la pluie. Un sourire charmeur s'afficha alors sur mon visage, avant qu'il ne vienne me parler.

      « Mademoiselle...Le jeune homme sourit à son tour. Je cherche le 125 Square, si vous pouviez m'indiquer le chemin le plus court je vous en serais reconnaissant. »

    D'après son accent, j'en conclus qu'il ne devait pas être anglais, mais plutôt français. En fait, il me rappelait Barth', mon cousin, lorsqu'il nous parlait en anglais, il avait le même accent. C'est donc en français que je répondis au charmant garçon.

      « Tu peux me tutoyer, j'ai l'impression de prendre 20 ans lorsqu'on me vouvoie! Et tu as de la chance, je vais également à la fête de Stan... euh de Madison, on peut y aller ensemble si tu veux! »

    Et bien le voilà mon ticket d'entrée! Et je n'aurais peut-être même pas besoin de la présence de Noam pour mettre mon plan à exécution. J'observais le jeune homme. Il était même plus que charmant, à la fois beau, raffiné et mystérieux. Un charme à la française si je pouvais dire cela ainsi. C'est alors que je me rappelais que nous étions tous deux trempés jusqu'aux os et qu'apparemment l'averse n'était pas prête de s'arrêter pour le moment.

      « Je te proposerais bien d'y aller maintenant, seulement l'averse n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. Mais si tu veux qu'on attende ici que ça se calme, alors... Je sortis ma baguette de mon sac. Hotwind! »

    De l'air chaud jaillit de ma baguette pour se diriger tout droit vers mon camarade français qui se retrouva complètement sec en une minute. Je fis de même pour moi. Après tout, si nous comptions rester ici que ça se calme, il valait mieux que nous soyons sec. Attraper un rhume ou une pneumonie n'était pas dans mes prévisions.
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Amadeus Debussy
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Message Posté Lun 18 Juil - 23:14.
    Le sourire de la demoiselle attisa le feu dans mes yeux bruns, tel un prédateur aux aguets dont la faim s'était soudainement éveillée, témoin de mon impulsivité dangereuse. Je demeurais néanmoins gentleman tandis que je l'abordais non sans montrer patte blanche, mais mon interlocutrice ne semblait pas d'avis de partager le protocole vieille France : « Tu peux me tutoyer, j'ai l'impression de prendre 20 ans lorsqu'on me vouvoie!  » Un fin sourire se dessina sur mes lèvres désirables, trahissant autant mon appétence que l'amusement que la belle soulevait en moi. Diable mais les anglaises étaient-elles toutes aussi spontanées et pleines de vie ? Cela me donnait l'envie de rester dans les environs bien plus de deux semaines, et de goûter d'avantage aux plaisirs british. Par ailleurs je fus surpris de l'entendre rétorquer dans la langue de Molière, sa voix délicieuse ainsi ponctuée d'un accent charmant. « Je ne voulais pas te froisser. » soufflais-je dans un murmure suave et frémissant, ne daignant pas lâcher la jolie brune des yeux, la dardant avec tant d'intensité que cela en relevait de l'audace et de l'insolence. Mes rétines pénétrantes la dévoraient avec plaisir et insistance, contrebalançant ma galanterie française : j'étais à la fois prince et prédateur. L'ennui exaltait mon désir de jouer, la beauté de l'anglaise embrasait mon bon plaisir, et le tout témoignait d'une alchimie parfaite qui me donnait faim. Retenant pour le moment mon appétit, je me fis monstre de candeur, tandis que je l'écoutais parler avec un trop plein d'assurance. « Et tu as de la chance, je vais également à la fête de Stan... euh de Madison, on peut y aller ensemble si tu veux! » Et je ne pus que tiquer légèrement lorsque la demoiselle appela celle qui semblait être son amie, par son nom de famille. Patronyme qui fourcha délicieusement sur sa langue avec tant de venin, que je serais volontiers venu le chercher de la mienne propre... Etait-elle réellement une proche de cette chère, belle et écervelée Madison ? Peut-être, ne mettons pas les Abraxans avant les carosses, car après tout je n'aimais guère me fier aux apparences. Toisant la demoiselle de haut en bas d'une oeillade discrète, je finis par me détourner de cette dernière, posant mes rétines brunes sur les horizons pluvieux. Mes mains vagabondes glissèrent dans mes poches, me conférant un air de dandy blasé : en vérité je ne faisais que tester la jolie demoiselle, car son attitude étrange me laissait présager de quelque chose de louche. Elle semblait bien trop spontanée pour ne pas être opportuniste... A moins, que je la jugeais mal, ce qui demeurait aussi une forte probabilité. Je n'eus néanmoins pas le temps de lui répliquer une quelconque réponse, que déjà la jolie brune enchaîna avec un entrain non dissimulé. « Je te proposerais bien d'y aller maintenant, seulement l'averse n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. Mais si tu veux qu'on attende ici que ça se calme, alors... » Je levai mes yeux ambrés sur le ciel grisâtre se surchargeant de nuages au ventre lourd et pluvieux, ne pouvant qu'approuver l'étrange demoiselle. Et à peine eus-je le temps de poser mon regard sur cette dernière de nouveau, que déjà sa baguette ainsi levée vers moi souffla une brise chaude qui me sécha instantanément. Je lui rendis grâce de son geste par un signe de tête poli, devant bien m'avouer que me retrouver de nouveau sous cette averse et sentir la moiteur humide de ma chemise me collant à la peau, serait bien plus désagréable. Aussi, j'optais pour sa deuxième solution d'un pacte taciturne ; à savoir attendre que la giboulée anglaise ne passe.

    « Comment se fait-il qu'une demoiselle comme toi aille à ce genre de fête toute seule ? » Question d'apparence banale, mais qui reflétait toute la facette observatrice qui me seyait si bien, et qui vint briser le court silence seulement rompu par les lourdes gouttes de pluie. Les tac tac incessants de l'averse agressive couvraient nos voix dans une lutte acharnée ; aussi je dus lever mon timbre suave d'un écho plus imposant pour que la jolie brune ne m'entende. « Elle est belle n'est-ce pas. » Et mon regard fauve de se poser sur la délicieuse Serpentard, feintant une moue sérieuse voire admirative pour mieux tester la réaction de mon interlocutrice. « Madison. » soufflais-je non sans arquer les sourcils face à la moue d'abord interrogative de Hayleen. « Je ne suis pas d'ici, mais je parierais qu'elle est la petite reine de Poudlard. » Ou comment mener mon enquête auprès de la gente féminine, connue pour sa fourberie et sa cruauté. J'en apprendrais certainement plus sur la douce Hayleen en la titillant quelque peu.
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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Jeu 21 Juil - 14:43.
      « Comment se fait-il qu'une demoiselle comme toi aille à ce genre de fête toute seule ? »

    Ha... Que répondre? Je ne pouvais pas lui dire que si je venais seule à cette fête c'était parce que je n'y étais tout bonnement pas invitée et que je comptais faire tomber à l'eau la soirée de notre petite "reine" un peu trop sûre d'elle. Ce genre de révélation je les gardais pour moi, ou alors pour quelqu'un de fiable qui, j'en étais certaine, ne révélerait pas mon plan pour mieux le gâcher. Ce jeune homme, je le connaissais à peine. Je ne pouvais pas prendre le risque de le mettre au courant. Alors il valait mieux jouer la carte de la bonne amie de cette Standfield.

      « Hé bien, je suis du genre femme indépendante et qui met surtout des heures incalculables pour se préparer, alors mes amies sont parties avant moi. »

    Dommage, à présent il allait me prendre pour une de ces poupées Barbies qui traînaient avec Standfield... J'aurais préféré lui montrer qui j'étais réellement, car il est vrai que le charme français ne me laisse pas indifférente, mais alors mon plan pour détruire Standfield s'envolerait en fumée. Et je ne tiens pas à ce que la demoiselle gagne encore en popularité. Je ne comprendrais vraiment jamais les élèves de cette école qui arrive à la supporter, même pire, qui veulent rentrer dans son cercle d'ami... J'étais certaine qu'en arrivant sur place, je trouverais quelques élèves fouineurs qui essayerait de rentrer par n'importe quel moyen. Bon, ok, j'étais en train de faire partie de ce groupe de personne. Mais, moi c'était différent. Je ne comptais absolument pas me retrouver là-bas pour être bien vue par Miss Superficielle.

      « Elle est belle n'est-ce pas.
      - Pardon??
      »

    D'un œil interrogateur, je posais mon regard sur lui. De quoi voulait-il parler? Mon regard se posa alors sur ce qu'il était en train de contempler : l'horizon. La pluie était belle? La maison d'en face était belle? La lune était belle? Non vraiment je ne voyais pas... Enfin, peut-être qu'en France, s'extasier devant la lune ou la pluie est chose courante.

      « Madison. Il la trouvait belle???Je ne suis pas d'ici, mais je parierais qu'elle est la petite reine de Poudlard. »

    Tout d'un coup, il perdit tout son charme... Comment pouvait-il la trouver belle?? Vraiment dommage... Mais au moins, il allait peut-être pouvoir m'aider dans mon plan. Après tout s'il la trouvait belle, il ne verrait aucune objection à la séduire...

      « On peut dire ça oui... Si tu veux je peux te la présenter! Cela m'étonnerait que ton charme la laisse indifférente!! »


[H.j : Désolée c'est un peu court =/]
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Message Posté Ven 22 Juil - 19:58.
Sous l'indignation offensée de la belle Serpentarde, je dus réprimer un fin sourire exaltant mon amusement malsain à attiser sa jalousie. Affirmer à une reine de beauté, qu'une autre était largement en passe de lui ravir sa couronne, avait quelque chose de sadiquement jouissif : et non pas que je voulais torturer la brune ténébreuse, mais il me semblait que plus je la ferais vaciller, et mieux je percevrais sa facette cachée. Celle qu'elle s'obstinait à voiler par de grands sourires et mots mièvres pour sa soit disant amie, qui en passant ne paraissait avoir pour côte de popularité que les voix de ses camarades hypocrites. Cette Madison me paraissait surfaite et vulgaire, néanmoins appréciée par la masse : comment une demoiselle aussi déterminée et fougueuse que celle qui se trouvait à mes côtés, pouvait accepter la soumission de cette reine des abeilles ? Néanmoins, je me fis monstre de retenu et feintai une admiration sans faille pour cette 'jolie' blonde, redressant mon regard ambré sur le ciel nuageux. Ne pas toiser la jolie brune pour lui donner cette désagréable impression d'infériorité quant à cette Madison arrogante, ne pas laisser briller dans mes yeux fauves cette délicieuse étincelle affamée de la beauté de la Serpentarde, mais esquisser, peut-être un sourire en coin goguenard. « On peut dire ça oui... » Ah voilà que la délectable demoiselle se renfrognait : après s'être étonnée avec vigueur que je ne trouve sa rivale assez belle pour en faire mention, voilà qu'elle revenait sur ses propos non sans une certaine frustration. La réaction de Hayleen m'en apprenait bien plus que ce qu'elle ne le désirait, et j'en avais conclu qu'elle ne portait pas Stanfield dans son coeur, n'en déplaise à ce qu'elle me répliqua l'instant suivant. « Si tu veux je peux te la présenter! Cela m'étonnerait que ton charme la laisse indifférente!! » Je me retournais enfin vers mon interlocutrice impatiente, arquant les sourcils d'un faux air détaché avant d'arborer un sourire charmant, de ceux qui vous mentent et vous enjôle à la fois. « Avec plaisir. » Et je me retins bien sûr de demander à ma chère sauveuse, comment elle comptait faire pour me présenter à cette vulgaire Madison, sans même connaître mon nom... « Et si le charme n'opère pas, alors je devrais me rabattre sur toi. » Voilà que je continuais mon jeu qui m'amusait tant, à reléguer la belle Hayleen dans l'ombre de la perfide blonde, quand bien même je trouvais la demoiselle brune bien plus attirante. Elle possédait ce charme mesquin qui vous enivre avant même d'avoir pu goûter au nectar de sa peau, ainsi que cette spontanéité que je commençais à apprécier chez ces dames anglaises... Je la jugeais cependant superficielle, mais qu'importait : après tout qui étais-je pour la juger alors que je ne la connaissais pas. J'eus alors un bref regard pour les horizons grisâtres chargés d'une pluie moins intensive, brève oeillade invitant la Serpentard à reprendre la route. « Je te suis alors, autant y aller tout de suite... Si sentir les yeux des pervers sur ta robe te collant à la peau ne t'effraie pas. » J'acquiesçai d'un signe de tête qui se voulait sérieux, quand en vérité je m'amusais avec la demoiselle que je trouvais aussi touchante que délicieusement attirante dans toute son attitude puérile. Etrange paradoxe.
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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Jeu 28 Juil - 19:13.
      « Avec plaisir. Et si le charme n'opère pas, alors je devrais me rabattre sur toi. »

    Se rabattre sur moi? Je suis une roue de secours en quelque sorte?... Mais pour qui se prenait-il? Finalement, je ne l'appréciais pas tant que ça. Déjà qu'il avait des goûts atroces pour trouver cette Stanfield belle, mais en plus il la préférait à moi et ne serait attiré par moi que si Mademoiselle le rejetait... Elle avait certainement pas intérêt à le faire, ou je le jetterais aussi... Cela se voyait qu'il ne me connaissait pas! Enfin, au moins, je pouvais mettre mon plan a exécution plus facilement. Han par contre, j'avais oublié un détail... S'il était censé la jeter devant tout le monde et ainsi ruiner sa soirée, il fallait qu'il soit au courant qu'il devait la jeter... Zut, il fallait donc que je lui en parle... A quel moment serait-il le mieux de lui dire? Une fois à l'intérieur, ou maintenant? Surtout que s'il la trouvait jolie, jamais il ne voudrait la jeter... Finalement j'aurais peut-être dû rester sur mon idée première et prendre Noam pour faire le coup... Réfléchi, réfléchi. Quel est le mieux à faire?

      « Je te suis alors, autant y aller tout de suite... Si sentir les yeux des pervers sur ta robe te collant à la peau ne t'effraie pas. »

    Trop occupée dans mes pensées, je n'avais même pas remarqué que l'averse s'était finalement calmée et je n'avais pas non plus eu le temps de lui répondre quoi que ce soit sur mon statut de "roue de secours". Tant pis, ce sera pour plus tard! C'est alors que je tiltais sur sa dernière phrase. Les yeux des pervers... Ces yeux à lui, oui. S'il le disait c'est qu'il l'avait remarqué et donc regardé, c'était donc lui le pervers... Tss, tous les mêmes.

      « Tu l'as déjà fait, je ne suis plus à ça prêt! »

    Je lui fis un clin d'oeil, puis sortis de sous le porche pour commencer à m'avancer jusqu'à la fête. La pluie tombait encore quelque peu, mais bien moins qu'avant. Alors certes, je fus de nouveau mouillée, mais ce n'était pas grand chose pour le moment! Je me retournée vers le jeune homme et m'arrêtai. Il fallait peut-être mieux que je lui dise ce que je comptais faire. Après tout, s'il n'était pas au courant, il ne me serait pas d'un grande aide, et s'il refusait de m'aider, Noam m'attendait toujours à l'intérieur pour jouer son rôle. Quelque chose me disait qu'il valait mieux que je lui en parle avant de rentrer.

      « En fait, je n'ai pas été particulièrement sincère avec toi. Je n'apprécie pas Madison. Je ne suis même pas invitée à sa fête pour tout te dire. Si je m'y rends, c'est parce que j'aimerais la faire redescendre de son petit nuage. Je ne trouve pas qu'elle mérite toute cette attention et je compte bien le lui faire comprendre. C'est pour ça que je t'ai fait croire que je l'appréciais. Car en fait, j'aurais besoin que tu m'aides. Je fis une courte pause pour le laisser digérer tout cela avant de reprendre. Tu m'as dit que tu étais intéressé par elle, alors je comprendrais que tu ne veuilles pas m'aider à l'humilier. Mais sache que si je ne le fais pas ce soir, je le ferai tout de même un autre jour. Alors ne crois pas qu'en refusant ou en lui disant ce que je complote, tu arriveras à m'arrêter. »

    La pluie continuait de tomber, les gouttes coulant le long de mes cheveux et atterrissant sur mes épaules dénudée, alors que j'avais mes yeux braqués sur sur le jeune français. A présent il n'y avait que deux possibilités, soit il me suivait, soit il refusait.
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Message Posté Jeu 28 Juil - 22:12.
    Un sourire narquois en coin en réponse de l'indignation de la jeune poudlarienne que je ne daignais plus quitter des yeux : cette jolie brune possédait un charisme délicieux mêlé à cette spontanéité qui me faisait sourire. Je l'imaginais dynamique et franche dans son quotidien, tant l'aperçu qu'elle me donnait à voir d'elle-même me paraissait être un bon condensé de sa personnalité. Mais plus encore, ce qui me faisait sourire était sa faculté de me croire, lorsque faussement admiratif et dévoué, je lui laissais penser que sa blonde de rivale me plaisait d'avantage, par sa fade superficialité et ses airs agaçants de princesse écossaise. Néanmoins, je percevais chez Hayleen cette même frivolité qui seyait si mal à cette chère Madison ; mais sans doute était-ce là la marque de fabrique de toutes les demoiselles demandant la couronne de la popularité. Je n'avais d'ailleurs jamais très bien compris cette course folle à la notoriété estudiantine : certes j'aimais moi aussi être vu et reconnu, cependant l'hypocrisie qui régnait autour de ces faussetés et ces amitiés creuses n'attisaient que mon mépris et mon agacement... Mais soit, si ces demoiselles se complaisaient dans leur vie artificielle, condamnées à chasser le fantôme d'une couronne éphémère, alors là était leur choix. Et au final, je les trouvais fort charmantes à ainsi se faire des coups bas pour mieux récupérer leur trône de reine des abeilles. Enfin, mes rétines de braises suivirent sa silhouette gracieuse et élancée comme elle se décida à quitter le porche : silencieux, je dardais cette demoiselle de mon éternel sourire en coin, mains dans les poches et arrogance en étendard, ne bougeant pas d'un pouce tandis que je la vis se retourner. « En fait, je n'ai pas été particulièrement sincère avec toi. Je n'apprécie pas Madison. Je ne suis même pas invitée à sa fête pour tout te dire. » Et mon insolence de faire le reste, quand faussement pris au dépourvu, j'arquais les sourcils avant de lui offrir une moue semi étonnée. « Vraiment ? » soufflais-je alors de ma voix suave et ardente, attendant que la princesse ne daigne enfin s'épancher en vérité. « Si je m'y rends, c'est parce que j'aimerais la faire redescendre de son petit nuage. Je ne trouve pas qu'elle mérite toute cette attention et je compte bien le lui faire comprendre. C'est pour ça que je t'ai fait croire que je l'appréciais. Car en fait, j'aurais besoin que tu m'aides. » Un silence vint s'immiscer à l'amont de sa réplique franche, comme j'acquiesçais d'un seul signe de tête cavalier, comme pour lui être reconnaissant de sa soudaine franchise. Ainsi mes doutes et observations étaient confirmées : la Serpentarde exécrait cette blonde ridicule, au moins autant que je la trouvais fade quoique distrayante. Ne souhaitant pas l'aider dans son élan, attendant qu'elle officialise vraiment sa requête de lui venir en aide, je demeurais taciturne mais arborais un sourire amusé, presque provocateur. J'aimais ce jeu soudain qui s'infiltrait entre nous, quand bien même je ne connaissais cette jolie brune que depuis quelques minutes à peine, j'avais le pressentiment agréable que la belle demeurait aussi manipulatrice que moi, et que la soirée ne serait en rien routine et baratins de rigueur. « Tu m'as dit que tu étais intéressé par elle, alors je comprendrais que tu ne veuilles pas m'aider à l'humilier. Mais sache que si je ne le fais pas ce soir, je le ferai tout de même un autre jour. Alors ne crois pas qu'en refusant ou en lui disant ce que je complote, tu arriveras à m'arrêter. » Cette fois, un bref rire insolent vint franchir la barrière de mes lèvres vermeilles, comme enfin j'ôtais mes mains de mes poches avant de m'avancer à mon tour. Passant alors auprès d'Hayleen, je ne tournai la tête vers cette dernière qu'une fois arrivé à sa hauteur. « Et tu pensais vraiment qu'un jeune homme comme moi pouvait s'intéresser à une attardée comme elle ? Vraiment sweetheart, tu n'es pas la seule à vouloir manipuler ton monde. » J'amorçais d'autres pas, quand assuré et résigné, je m'engageais droit devant, avant d'enfin me retourner vers la jolie brune. « Bon alors, tu me le montres ce chemin ? » Traduction moins subtile mais pour autant franche : j'étais d'accord pour entrer dans son jeu, et ainsi me délecter d'une Madison humiliée. Diable que la mesquinerie était jouissive...

    En route donc pour ce fameux Square, je me laissais guider par Hayleen, avant d'enfin rompre le silence pour mieux l'éclairer sur un point que la jeune fille n'avait pas encore éclairci. C'est ainsi que, dans un sourire triomphal et amusé, je laissais de nouveau porter ma voix suave et sensuelle, mes yeux ambrés dardant l'horizon avec un peu trop de panache. « Je m'appelle Amadeus, au fait. Je me doute bien que ce détail est le cadet de tes soucis, mais tu n'aurais pas eu l'air très fine en voulant me présenter à une Madison qui connaît déjà mon prénom... quand toi non. » Regard légèrement moqueur pour la demoiselle, et je lui faisais comprendre allègrement que son plan était encore parfaitement bancal.
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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Sam 6 Aoû - 15:11.
      « Et tu pensais vraiment qu'un jeune homme comme moi pouvait s'intéresser à une attardée comme elle ? Vraiment sweetheart, tu n'es pas la seule à vouloir manipuler ton monde.
      - Je suis bluffée! Bravo, tu es un magnifique comédien! Et magnifique, pas seulement parce que tu es doué...
      »

    Forcément, il fallait que je rajoute une pointe de séduction, sinon cela n'aurait pas été drôle. En tout cas, pas mal. Pas mal du tout. Ce garçon avait la particularité de me faire changer d'avis sur son compte toutes les deux minutes! Finalement, il était loin d'être si naïf que j'aurais pu le penser en le croyant attiré par Stanfield. J'eu soudain un certain respect pour le jeune homme qui m'avait manipulé en beauté. Habituellement, je déteste me faire avoir par mon propre jeu. Mais cette fois-ci, c'était différent. Il n'avait rien fait de "mal" à mon encontre et il avait bien joué. Il venait de gagner une bonne place dans mon estime!

      « Bon alors, tu me le montres ce chemin ?
      - Avec joie!
      »

    J'étais plutôt contente qu'il veuille entrer dans mon jeu. J'avais bien fait de lui dire! Cela risquait d'être amusant en plus! Ne connaissant pas le jeune homme, je ne savais pas comment il s'en sortirait. Mais j'étais curieuse de voir ce que ça allait donné! Et puis il venait de me donner une parfaite démonstration de son talent, je savais donc qu'il serait tout a fait capable de faire ce que je comptais lui demander!
    Nous nous dirigeâmes donc jusqu'à la fameuse fête, qui avait déjà commencé depuis maintenant un bon moment. La pluie continuait toujours de tomber. Mes cheveux et ma robe avaient fini par redevenir aussi mouillés qu'une serpillière. Mes pieds glissaient même dans mes chaussures à talon. Mais un bon coup de baguette juste avant de rentrer devrait rectifier tout ça! Soudain, le jeune français reprit la parole.

      « « Je m'appelle Amadeus, au fait. Je me doute bien que ce détail est le cadet de tes soucis, mais tu n'aurais pas eu l'air très fine en voulant me présenter à une Madison qui connaît déjà mon prénom... quand toi non. » »

    Effectivement, c'était un détail qui m'avait échappé... Et comment cette Madison le connaissait déjà? Tss... Je n'aimais pas manquer d'informations. Ce n'était pas pour rien que j'étais curieuse et aimais tout savoir des autres! Comment avais-je pu oublier de lui demander son nom? Ça ne va pas Hayleen, tu perds du niveau là! Il faudra que je remédie à cela! Mais pour le moment, il fallait que je réponde à Amadeus.

      « « Effectivement... Et bien enchanté! Moi c'est Hayleen! »Nous continuions toujours à avancer, lorsque je reconnus le coin. Sachant que nous étions bientôt arrivé, je poursuivai. Alors comme ça tu connais Madison? D'un côté, c'est normal, sinon elle ne t'aurait pas invité, vu que c'est une soirée très "sélective". Mais, en tout cas, ça m'arrange, enfin nous, vu que maintenant tu as accepté de m'aider! Comme nous n'allons plus tarder à arriver, il serait préférable que je te dise ce que j'attend de toi! En fait, j'aurais besoin que tu la séduises, lui faisant même sous-entendre que tu serais fortement intéressé pour finir la nuit avec elle. Avant de finir par la rejeter devant tous ses invités dans une situation plutôt embarrassante. Madison est le genre de fille qui tient à son image plus que tout, mais qui est également très fleur bleue. En faisant cela, nous ferons donc d'une pierre deux coups! »
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Amadeus Debussy
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Message Posté Dim 7 Aoû - 13:35.
    Un soupçon agréable de flirt de la part de la jolie brune, et nous nous engagions vers le chemin de l'amusement mesquin ; en d'autres termes nous allions ruiner une réputation des plus controversées. En toute probabilité, je n'avais rien à gagner d'un tel jeu barbare si ce n'était un semblant de réputation au sein de Poudlard, brimé sans doute par l'ombre planante de Hayleen qui elle, en sortirait victorieuse. Qu'importait, je ne tenais pas à aider la Seprpentarde par amour de la renommée, mais par délectation. Car derrière mes apparats de jeune homme courtois et gentleman, se dissimulait en vérité une facette plus tortionnaire et vile, entre les délices d'une lascivité charmante et le venin cinglant d'une personnalité complexe. J'avais donc accepté d'aider la demoiselle non pas par charité d'âme, mais parce que j'étais intimement persuadé que j'en retirerais une satisfaction personnelle, sans compter que je souhaitais combler mon ennui de toutes les façons possibles. Draguer la jolie brune aurait pu être un merveilleux passe-temps, néanmoins détruire la vie sociale d'une blonde écervelée me paraissait plus intéressant encore. Je suivis ainsi la jeune Hayleen, toujours victimes de la moiteur d'une pluie drue, jusqu'à ce qu'enfin cette dernière ne daigne se présenter. Et son prénom soufflé avec malice m'arracha un froncement de sourcils pensif : il me semblait bien que ma chère correspondante m'avait dores et déjà parlé d'une certaine Hayleen, petite reine de Poudlard capricieuse mais passée maître en art de la manipulation. Soit, j'avais donc trouvé une alliée à la hauteur de mes espérances et de mon talent... Que voulez-vous, je ne suis pas français pour rien, et l'arrogance m'habite au moins autant que le mauvais goût en matière vestimentaire chez nos voisins anglais. « Alors comme ça tu connais Madison? D'un côté, c'est normal, sinon elle ne t'aurait pas invité, vu que c'est une soirée très "sélective". » Nous arrivâmes devant la porte d'entrée, quand protégés par la toiture défraîchie surplombant le perron, nous n'avions plus à subir la froideur de l'averse printanière. Hayleen agita de nouveau sa baguette afin de nous redonner un aspect sec et respectable, tandis qu'elle continuait son monologue fort bien ficelé. « Mais, en tout cas, ça m'arrange, enfin nous, vu que maintenant tu as accepté de m'aider! Comme nous n'allons plus tarder à arriver, il serait préférable que je te dise ce que j'attend de toi! En fait, j'aurais besoin que tu la séduises, lui faisant même sous-entendre que tu serais fortement intéressé pour finir la nuit avec elle. » « Hmmm... » Un bref murmure, souffle méprisant mais concentré, s'échappa de mes lèvres blêmes sous la demande de ma chère alliée. Distraitement, je posais mes rétines fauves sur la fenêtre afin d'accrocher mon reflet, passant alors une main assurée dans mes cheveux en bataille. S'il fallait se montrer prince charmant, autant soigner son apparence et dompter sa tignasse rebelle, à défaut de contrôler ma libido. Car avant de devoir susurrer quelques obscénités délicieuses au creux de l'oreille de Madison, il me fallait bien jouer le jeu et lui faire croire que je la désirais. Non pas qu'elle était laide ni repoussante, mais la superficialité féminine était sans doute ce qui m'excitait le moins... « Avant de finir par la rejeter devant tous ses invités dans une situation plutôt embarrassante. Madison est le genre de fille qui tient à son image plus que tout, mais qui est également très fleur bleue. En faisant cela, nous ferons donc d'une pierre deux coups! » « Et tu finiras dans mes bras pour clôturer l'humiliation en beauté, ou est-ce que tu te contenteras d'applaudir telle une simple spectatrice ? » J'eus alors un fin sourire carnassier comme je me tournais vers la délicieuse demoiselle, lui murmurant volontairement des mots suavement provocateurs. C'est à cet instant que la porte s'ouvrit sèchement, laissant apercevoir une silhouette blonde dont le regard d'un bleu électrique vint mépriser Hayleen avant de s'adoucir lorsqu'il se posa sur moi. « Amadeus ! J'ai cru que tu ne viendrais pas... » Et la blonde superficielle de me serrer dans ses bras avant de déposer un fin baiser sur ma joue, finissant enfin par se tourner vers la Serpentarde. Son visage radieux se plomba soudain de traits durs et dédaigneux, tandis qu'elle toisait sa rivale de haut en bas. « Blackburn. » fit-elle d'une voix coulante et railleuse, avant d'esquisser un sourire hypocrite. « Je t'autorise à rester sur le pas de la porte si tu insistes... » « Elle est avec moi. » soufflais-je de ma voix suave, coupant court à l'échange avant que les vipères ne s'entretuent. Cela aurait considérablement écourté notre jeu, et diable que j'avais l'envie de le continuer jusqu'au bout. « Ah... » maugréa-t-elle surprise, nous laissant finalement entrer dans sa maison noire de monde et baignée de lumières vives rythmant une musique endiablée.
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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Dim 7 Aoû - 22:53.
    Le jeune homme m'écoutait attentivement, tout en jetant un coup d'oeil à la fenêtre se trouvant juste à côté de nous pour se recoiffer rapidement. La pluie nous avait fait quelques dégâts, j'en profitai donc, après mon récit, pour remettre également en place quelques mèches de mes cheveux ondulés qui avaient décidé de faire les rebelles. C'est alors qu'Amadeus me répondit avec quelque peu de provocation.

      « Et tu finiras dans mes bras pour clôturer l'humiliation en beauté, ou est-ce que tu te contenteras d'applaudir telle une simple spectatrice ?
      - Finir dans tes bras peut être très intéressant...
      »

    Répondis-je d'une voix suave et pleine de sous-entendu. C'est à ce moment là que la porte du bâtiment à côté de nous s'ouvrit en un claquement. Une silhouette blonde en sorti et, lorsqu'elle me remarqua, me fusilla du regard. Seulement, lorsqu'elle aperçut Amadeus, son regard s'adoucit aussitôt. Tss... Si prévisible... Elle finit par prendre la parole et s'adresser au jeune homme. Apparemment, elle l'attendait avec impatience! Elle me facilitait le travail! Ce qui m'allait très bien! Et finalement, elle me parla quand même.

      « Blackburn.
      - Stanfield...
      - Je t'autorise à rester sur le pas de la porte si tu insistes...
      - Elle est avec moi.
      »

    Je me délectai intérieurement de cette situation. Madison ne pouvait rien dire, car jamais elle n'oserait refuser quoi que ce soit à Amadeus. J'étais vraiment tomber sur la bonne personne! Je me dirigeais alors vers la porte, passant à côté de Madison et esquissant un sourire triomphal, pour rentrer enfin à l'intérieur.



    Justement à l'intérieur, la fête battait son plein. Les gens dansaient sur des rythmes endiablés. Certains restaient au bar à enchaîner les verres. L'ambiance était bien différente de celle que nous venions de quitter. Notamment au niveau de la météo et de la température. Ici, pas une goutte d'eau, ni de vent. Bien au contraire, il faisait une chaleur à mourir. Je me dirigeai jusqu'au bar, suivi d'Amadeus, avant de commander un Rhum Coca. Je me tournai vers le jeune homme.

      « Tu prendras quelque chose? »

    Le jeune homme fit sa commande et le barman nous ramena ce que nous avions commandé quelques minutes plus tard. Je pris mon verre en main, le levai quelque peu en regardant le jeune homme en souriant, puis je le portai à mes lèvres pour en boire une gorgée.

      « Je pense que si tu veux convaincre Madison, il faut lui faire comprendre que, même si tu es venu avec moi, tu la préfères à moi! Elle se sentira alors tellement puissante, qu'elle sera trop occupé pour comprendre que tu te joues d'elle! »
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Amadeus Debussy
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Message Posté Lun 8 Aoû - 20:24.
    J'allais trop loin. Euphémisme. Je vais toujours trop loin. Que ce soit dans l'acharnement au travail ou dans l'exploitation de la faiblesse humaine, j'aimais les excès et la lourdeur de la passion. Il me suffit de murmurer un « je m'ennuie », et mon entourage sait ce qu'il en coûte. Ce soir, il en coûterait une réputation et une vie sociale, mais peut-être gagnerais-je en retour une amitié, celle de Hayleen Blackburn. Peut-être même gagnerais-je bien plus... Sur ces pensées sinueuses, je toise la désirable brune, la juge, la jauge, reporte mes rétines fauves sur la piste de danse sur laquelle s'amasse une foule extatique, et soupire. Non. Les filles superficielles et faciles ne sont pas pour moi, je les laisse à qui déteste la complexité. Je préfère l'ardeur de la tâche et le défi à surmonter. J'aime les demoiselles qui ne s'allongent pas dans un lit avec le premier venu... Et non pas que je qualifie Hayleen de la sorte sans même la connaître mais... si, en fait. Je suis un monstre d'intolérance. Tant pis pour les autres, pensais-je non sans hausser les épaules d'un air débonnaire, lorsque j'entends la demoiselle commander sa boisson. Me tournant à mon tour vers le barman désabusé, j'humecte brièvement mes lèvres pour mieux y faire glisser mes mots suaves, et murmure un condescendant : « Un Veuve-Cliquot. » avec assurance. Un peu naïf, un peu bourgeois, un peu too much dans ce monde de contre plaqué or. Le barman arque les sourcils avec étonnement, m'invitant à me répéter : voilà que son attitude m'agace, voilà que je soupire, et voilà que ma voix ardente devient polaire sous un claquement de langue frustré. « Une coupe de champagne, vous avez non ? » Diable quel manque de subtilité ces anglais ! Et j'ai bien le droit d'être condescendant à outrance, je suis français après tout. Enfin, je me tourne de nouveau vers la piste et darde avec insistance la jolie blonde qui ce soir sera ma proie. La pauvre n'a pas encore compris qu'elle n'est qu'un jouet entre les mains d'enfants cruels qui se moquent bien de le casser. Car je sens que son coeur lâchera ce soir, que ses articulations plieront sous son sort qui lui est réservé : elle courbera l'échine et secouera sa tête avec tant de panache pour en sécher ses larmes, qu'elle en sera rouillée. Oui ce soir signe la fin de la poupée Barbie. Amen. « Je pense que si tu veux convaincre Madison, il faut lui faire comprendre que, même si tu es venu avec moi, tu la préfères à moi! Elle se sentira alors tellement puissante, qu'elle sera trop occupé pour comprendre que tu te joues d'elle ! » Un mince sourire se dessine sur mes lèvres blêmes, bientôt rassasiées de ma coupe de champagne. J'observe la belle hôte se mêler à ses invités, savourer sa popularité d'un grand sourire surfait et d'un déhanché sensuel. Ses longs cheveux d'or se secouent au gré de ses pas de donzelle couronnée, et je sens malgré moi que bien d'autres regards se posent sur Stanfield. Outre sa stupidité presque touchante, il est vrai qu'elle n'est pas désagréable à regarder. Je comprends de ce fait le désarroi de la belle Hayleen : il n'y a qu'une couronne pour deux reines ; tôt ou tard, il fallait bien que l'on coupe la tête de l'une d'entre elles. « Donne-moi une heure. » Posant mes rétines fauves sur mon alliée, je lui offris un sourire carnassier en gage de scellement de contrat.

    La fête bat son plein et la musique assourdissante résonne à mes oreilles tel un tambour incessant que je n'entends qu'à moitié tandis que je m'avance vers la proie. Elle m'a vu, me sourit, se fige et m'attend telle la brebis prête à se faire sacrifier. Et je me lèche les babines par avance ; j'ai ce désir d'hémoglobine qui m'habite, l'envie de détruire avec passion et violence. J'ai l'agressivité sereine qui se loge en mes entrailles ; c'est étrange... Ce sentiment de jubilation qui vous assaille lorsque vous vous sentez tout contrôler. « Amadeus... » Bref murmure d'invitation de la part de la belle tandis que je pose une main puissante sur sa hanche gracile, et voilà que commencent des danses sensuelles et chaudes, esquisses érotiques à peine voilées tandis que je la dévore de mes yeux hypocrites et que mes mains peu sages s'égarent sur ses courbes à en frôler les rebords de sa jupe avec indécence. Verre sur verre, danse sur danse, voilà que nos esprits s'échauffent et que la belle s'abandonne avec panache dans mes bras ; entre deux baisers langoureux la jeune Madison se permet des oeillades narquoises vers Hayleen, me demandant de temps à autres ce que je pense de sa rivale brune. « Terne et inintéressante. » ; voilà ce que je lui réponds entre deux rictus qui s'imprègnent d'un désir presque bestial, prompt à flatter son égo et à la mettre dans ma poche. C'est elle que je veux, que je désire, que je touche et que j'embrasse avec trop de passion et d'envie. La princesse en est persuadée, tandis que je sens son corps se blottir contre le mien, à la recherche d'une harmonie parfaite avec mon bassin, celle qui enclenchera la suite d'une danse moins habillée et plus intime... Soudain, alors que je me penche à son oreille sous le joug de mon effluve parfumée, prêt à lui souffler quelques obscénités françaises (à savoir crues mais subtiles, à l'instar du porno chic que le parisien mondain aime tant), voilà que la musique s'abaisse jusqu'à se taire, et qu'un invité quelque peu imbibé d'alcool monte sur l'estrade. « A Madison ! La reine de la fiesta ! » Les verres se lèvent, les applaudissements s'enflamment, et la belle se met à rire de joie sous les discours qui s'amoncèlent et font éloge de sa personne. Feintant d'écouter les éloges plus funèbres que festives tant je les trouve ennuyeuses, je pose un regard discret vers Hayleen, qui je le sais doit dores et déjà fulminer de rage. Il est temps de passer à l'action et de m'approprier cet élément inattendu en notre faveur.

    Ivre de cruauté et pourtant conscient, je monte sur l'estrade à mon tour, une bouteille de champagne à la main que je lève, sous les acclamations inattendues. Et ma voix porte, suave et incandescente, tentatrice ostentatoire qui allume ce feu de désir dans les prunelles des autres, tandis que Madison me regarde comme on observe l'ange Gabriel ; avec cette admiration dubitative et lubrique. Car soudain, c'est son prénom que je scande non sans un sourire envoûtant. « Madison, jolie Madison, rejoins-moi. » Elle n'a toujours pas compris, la petite reine, que ce soir c'est la loi du plus machiavélique, du plus con et du plus manipulateur... En vérité, cette petite poupée est naïve, voilà qu'elle me plait bien, finalement. Mais c'est trop tard. Ainsi, sitôt montée, je cale ma main sur sa hanche gracile et je m'approche d'elle, d'un mouvement sensuel, envoûtant, je l'hypnose autant que j'accrois son désir pour moi ; mon sourire se fait vil, alors que je ne la quitte plus des yeux. « C'est maintenant ou jamais... » D'officialiser notre presque idylle, celle qui durera deux semaines comme toute bonne histoire adolescente qui se respecte. Je lui miroite une aventure, une nuit, peut-être deux... Elle déglutit au son de ma voix désirable et incandescente, son petit coeur de mésange excité et amoureux s'agite alors qu'elle s'approche lentement, impatiente et emportée. Il avait fallu que la pauvre gamine soit vraiment fleur bleue pour qu'elle ne voit pas cette flamme vicieuse dans mes prunelles crues. Chapeau Hayleen, tu as vraiment cerné ta rivale de près.. Je me demande si tu sauras en faire de même avec moi. Mais à son approche je recule alors, le sourire moqueur aux lèvres, ma bouteille de champagne toujours à la main. « Non honey, à genoux... » Une lueur à la fois railleuse et perverse brille dans mes yeux noisette alors que je continue l'humiliation publique. « Tu crois tout de même pas que je vais embrasser un laideron ? » La voilà qui éclate en sanglot, pauvre petite chose, devant l'assemblée en délire : l'ange Gabriel est un bourreau, il a poussé la martyr dans la fosse aux lions. Et tandis que la malmenée quitte l'estrade en larmes, je me tourne vers la belle Hayleen et porte un toast silencieux à son encontre, comme je lève ma bouteille vers cette dernière. Admire-moi, que j'exulte.
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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Mer 10 Aoû - 17:42.
      « Donne-moi une heure. »

    Sa voix résonnait dans ma tête et je jubilais déjà. Il me sourit malicieusement, sourire que je lui rendis bien évidemment, avant de s'avancer lentement jusqu'à notre proie. La jeune blondinette l'a repéré. Elle l'attend. Lui sourit. Elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Le loup s'approche d'elle, pose sa main sur sa hanche et l'invite à le suivre dans une danse sensuelle.
    Toujours assise au bar, à boire le liquide qui se trouvait dans mon verre, je me délectais du spectacle. Amadeus jouait terriblement bien son jeu. Je venais de trouver une personne aussi douée que moi, ce qui était plutôt rare. A la fois rusé et machiavélique, et en plus d'un charme sans pareil, je ne pouvais rêvé mieux comme double masculin! Je l'observais tranquillement. Il jouait avec sa proie avec tact et une manipulation sans faille. Je n'aurais pu espérer mieux pour faire tomber cette Stanfield de son piédestal. Cela faisait un petit moment que je ne m'étais plus amusée à faire souffrir quelqu'un et j'en aurais presque oublié cette sensation de puissance lorsqu'on sent que l'on contrôle ce qui arrive aux autres. Ce sentir maitre de la situation est vraiment quelque chose que j'appréciais énormément! J'étais une garce, j'aimais ça et je l'assumais complètement!

      « Blackburn! Que fais-tu ici??? Madison sait que tu es là?? »

    Je tournai la tête vers la personne qui venait de s'adresser à moi. Les petits chiens de Stanfield se trouvaient là juste à côté de moi, à me toiser de haut en bas d'un regard dédaigneux. Elle me faisait rire! Elle croyait qu'en restant aux côtés de Madison elles arriveraient à être populaire, seulement elles n'avaient jamais compris que leur petite reine ne les laisserait jamais la dépasser. En plus d'être naïve et crédule, elles étaient aussi dénuées d'intelligence. Madison devait avoir bien du courage pour les supporter à longueur de journée! Je suis d'ailleurs certaine qu'elles ne les supportaient pas, mais que pour des raisons de sociabilité, elle prenait sur elle et les laisser rester à ses côtés!
    Bref, afin de crédibiliser un peu plus ce cher Amadeus, je décidai de leur répondre.

      « Bien sûr qu'elle le sait! C'est d'ailleurs avec mon cavalier qu'elle est en train de danser...
      - Haha! Bien fait pour toi Blackburn! Il ne faut pas se frotter à Madison, tu sais ce qu'il en coûte maintenant!
      - Je ferais plus attention la prochaine fois... Si vous voulez bien m'excuser!
      »

    Je pris alors mon verre en main, me levai et m'éloignai de ses demoiselles, tout en leur donnant l'impression que j'étais dégoutée. J'allai un peu plus loin dans la salle, tout en gardant un œil sur nos deux tourtereaux. Je jetai également un regard à la troupe de Stanfield qui faisait justement un signe à cette dernière pour lui faire comprendre que c'était dans la poche! Un sourire mesquin vint alors s'esquisser sur mon visage. J'avalai une autre gorgée de mon verre, lorsque la musique s'éteignit et que différentes personnes vinrent prendre la parole pour remercier notre hôte de la réussite de sa fête, sans manquer bien évidemment de la complimenter dans tous les sens! Les gens applaudissent, ce que je ne fais bien évidemment pas, les verres se lèvent, là par contre je m'exécute, et alors que toute la salle fait une ovation à la petite reine de la fête, je bois mon verre d'une traite! Je jette un regard à Amadeus, ce qu'il fait également au même instant, puis il s'élance vers l'estrade une bouteille de champagne en main. Une fois en place, le reste de la salle l'acclame! Il appelle alors Stanfield à le rejoindre. Je comprend alors ce qu'il compte faire! Utiliser cet évènement était une bonne idée! Il la prend alors dans ces bras, la couve des yeux. Il lui fait comprendre qu'il serait prêt à tout pour l'avoir. La pauvre fillette fond devant sa voix, ses yeux, son charme, son corps. Elle est totalement sous son contrôle. Elle est prête à tout lui céder. Elle se rapproche sensiblement de lui, de son visage. Et là tout s'effondre pour elle. Le jeune homme se recule, un sourire moqueur et pervers aux lèvres.

      « Non honey, à genoux... Tu crois tout de même pas que je vais embrasser un laideron ? »

    Elle éclate alors en sanglot, tandis que le jeune homme et moi-même nous nous délectons silencieusement du spectacle et que le reste de la foule rigole à plein poumons. Le loup vient de manger sa proie, de la déchiqueter en petit morceau, avant de laisser ses restes gisaient sur le sol. Je suis fière du jeune homme et de mon plan. Heureuse de voir la souffrance de la jeune fille.
    Amadeus se tourne alors vers moi et lève sa bouteille en guise de victoire. Je me dirige alors vers lui, mon verre vide en main. Montant sur l'estrade, je lui tend ce dernier pour qu'il me le remplisse et je me tourne alors vers la foule et pose mon regard sur la pauvre Madison qui pleure dans les jupons de ses petits chiens. Je lève mon verre pour lui porter un toast

      « Profite bien de ta fête! »

    Je bois alors le champagne que venait de me servir le beau Amadeus, avant de me retourner vers lui et de l'embrasser fougueusement. J'entends alors les sanglots de Stanfield retentir de plus belle à la vue du spectacle que je lui offrais. Je détache ensuite mes lèvres de celles du français et vint lui murmurer à l'oreille.

      « J'espère que tu t'es bien amusé?! »

    Un sourire plein de malice, et je descend de l'estrade lui faisant comprendre de me suivre. la soirée était terminée pour nous, mais le reste de la nuit s'offrait à nous. De quoi faire plus ample connaissance.
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Amadeus Debussy
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Message Posté Mar 16 Aoû - 21:02.

    Regards interloqués, moues de colère ou oeillades rieuses n'eurent de cesse de nous toiser ; nous, le duo trop atypique, et elle, la pauvre victime qui avait eu le seul malheur de croiser notre route. La belle Hayleen n'hésita pas à me rejoindre d'un pas décidé, d'une allure féline et non sans arborer un sourire narquois, quand au loin s'insurgeait la large cour de Madison. Mais la belle humiliée n'eut guère le courage de riposter, sans doute trop abattue par la honte et la déconvenue, elle se contenta de rejoindre les escaliers qu'elle monta d'une course rude portée par des sanglots... non sans avoir essuyé la douce vengeance de sa rivale. Car le baiser ainsi échangé, langoureux et ardent, n'était que le miroir de sa défaite, un trophée pour la Serpentarde, un amusement pour moi. Ainsi, de la coupe des lèvres aux miennes, je lui rendis ledit baiser triomphal qui se revendiqua rapidement comme portant les couleurs de la subtilité française : un french kiss ainsi offert à l'adversaire blonde, sous le joug d'une impulsion enthousiaste, et il en était bel et bien fini de Madison. L'alcool peut-être, l'euphorie sans doute, l'arrogance très probablement, me portèrent à lui rendre ce baiser provoquant sans jamais m'en dégoûter bien au contraire. Moi qui pourtant repoussais les demoiselles que je jugeais trop faciles et pas assez vertueuses, je laissais s'exprimer pour un court instant, notre triomphe malsain. Et lorsque notre toast eut atteint l'apogée de la mesquinerie, nous descendîmes l'estrade non sans essuyer quelques regards amicaux ou enfiellés ; qu'importait, car nous étions transportés par l'euphorie du moment. Aussi, ce fut dans un geste emprunt d'orgueil et d'assurance que je fourrais la bouteille de champagne dans les premières mains inconnues à ma portée. « J'espère que tu t'es bien amusé?! » Rendant le sourire d'Hayleen par un rictus narquois plein de charme et de malice, je me contentai finalement de porter sa main fine à mes lèvres, et d'y déposer un baiser gentleman. « Ma dernière soirée anglaise est un délice. » soufflais-je d'une voix suave avant de me redresser et de darder la demoiselle me faisant face. Et, comme pour pousser le jeu de la provocation jusqu'au bout, je décidai de rester sur les terres de la demoiselle blonde dont le chagrin l'avait emportée dans sa chambre sans même penser à couper court à la fête dans l'immédiat, et murmurais sans détour un sensuel : « M'accordes-tu cette danse ? », tandis qu'une musique lente et libidineuse résonnait entre les murs.

    D'un geste galant, car endossant mon rôle de français séducteur jusqu'au bout des ongles, je posais ma main puissante sur la hanche gracile de Hayleen, l'invitant ainsi à rejoindre la piste de danse à nos côtés. Mes doigts fins et quémandeurs se calèrent dans le creux de ses reins ardents, comme je rapprochais la belle demoiselle contre moi, soutenant son regard malicieux de mes rétines de braise. Enfin, mes lèvres vermeilles se portèrent à son oreille délicate, et susurrèrent quelques mots suaves d'un timbre épicé, cherchant à faire frémir son échine : « Hayleen Blackburn, la manipulatrice hors pair de Poudlard. Toujours désirée, jamais égalée. Crainte parfois, jalousée souvent... Seule... de temps à autres ? » Un sourire narquois vint la narguer doucereusement tandis que mes rétines brunes s'enflammèrent d'une étincelle joueuse. Car ce fut dans une malice non dissimulée, que je susurrais d'un air énigmatique tout ce que je savais de Hayleen, bien à son insu ; grâce à ma belle correspondante Casey, je connaissais ici certaines personnes, sans que ces dernières n'aient même conscience de mon existence.



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Message Posté Sam 27 Aoû - 0:53.

    Ma petite vengeance était à présent terminée. Je m'étais bien amusée. Et j'avoue que j'étais un peu triste de savoir que c'était déjà fini! Je me serais bien encore délectée de faire souffrir cette petite Stanfield. Mais bon j'avais réussi à la mettre à terre, au moins pour quelques temps, et cela me satisfaisait déjà amplement! Je n'entendrais pas parler pendant quelques semaines, ce qui serait un soulagement! Bon par contre, je savais pertinemment qu'elle ne se laisserait pas faire et finirait par répliquer. Mais elle ne me fait pas peur! Et ses petits chiens encore moins d'ailleurs!

    En tout cas, en plus d'avoir réussi à gâcher la fête de cette pimbêche, j'avais fait la connaissance d'un charmant garçon, qui en plus de tout ce que j'aurais pu imaginer était un manipulateur hors pair! Je venais de trouver le co-équipier idéal!!
    Je pensais qu'Amadeus voudrait partir après cela, ou alors rester mais qu'il irait faire connaissance avec d'autres personnes, mais apparemment il préférait rester en ma compagnie et profiter encore de la soirée. En effet, le jeune homme m'avait sensuellement demandé de danser avec lui. Je lui répondis positivement en lui souriant et il posa alors fermement sa main sur ma hanche pour m'inviter à le rejoindre sur la piste. Une fois mêlés à la foule endiablée, il posa ses doigts délicats au creux de mon dos et il en profita pour me rapprocher contre lui. Je plongeai mon regard dans le sien empli de malice, tandis qu'il approchait ses lèvres tentatrices de mon oreille pour me murmurer quelques mots.

      « Hayleen Blackburn, la manipulatrice hors pair de Poudlard. Toujours désirée, jamais égalée. Crainte parfois, jalousée souvent... Seule... de temps à autres ? »

    Il recula alors son visage pour me regarder avec un petit sourire narquois au coin des lèvres. Donc il savait depuis le début qui j'étais? Comment me connaissait-il d'ailleurs alors qu'il n'était pas de Poudlard? Étrange tout cela... Mais je ne le laissais pas me perturber pour autant!

      « De temps à autres... mais ce soir c'est loin d'être le cas! »

    Un sourire malicieux s'esquissa sur mon visage, je passai mes bras autour de son cou et me mis alors à danser au rythme de la musique à la fois douce et sensuelle. Mes hanches se balançaient gracieusement de droite à gauche, se frottant de temps à autres au corps du garçon. J'écoutais la mélodie. J'observais le garçon. Je dansais sensuellement. Lorsque soudain je sentis un liquide froid se répandre dans mon dos. Mon corps tout entier se mit à frissonner.

      « Oh désolée Blackburn... C'était fait exprès! »

    Je me retournai, reconnaissant très bien cette voie et lançai un regard noir à mon interlocutrice! C'était l'une des chienchiens de Stanfield qui m'avait parlé un peu plus tôt dans la soirée. Je sentais mon sang bouillir à l'intérieur. Cette fille venait de me mettre en rogne. Elle avait détruit ma robe et en plus se moquait de moi ouvertement, alors que j'étais en plein occupation. Je ne la portais déjà pas dans mon cœur, mais là c'était le bouquet! Mais ce n'était pas le moment de craquer... Je respirai un bon coup, elle ne valait pas la peine que je m'énerve... Non non elle n'en valait pas la peine...

      « On ne veut pas de toi ici... Surtout après ce que tu as fait à Madison, alors... tire-toi!
      - Bien... ok... De toute façon j'ai eu ce que je voulais!
      »

    Je fis un petit sourire à la Miss, avant de prendre Amadeus par la main et de me diriger vers la sortie. Dommage, nous étions très bien sur la piste de danse! Quelle saleté!! Elle venait de gâcher un si bon moment! Tss, elle me le paierait! Finalement je m'arrêtai en chemin et me retournai vers Amadeus.

      « Hmmm... Tu as peut-être envie de rester pour faire de nouvelle connaissance? Comme tu as pu le constater, je ne suis plus la bienvenue, bon en fait je ne l'ai jamais été, donc je resterai pas ici plus longtemps, mais ne te sens pas obligé de me suivre!! »


P.s. : Ouah j'viens de remarquer que j'ai eu un bug de temps sur les derniers paragraphes de mon précédent post o.o Désolée X-X
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Message Posté Sam 27 Aoû - 18:27.
    C'est une danse sensuelle qui s'amorce sous la grâce féline d'une Hayleen peu timide : ma main se cale au creux de ses reins brûlants, portant encore le feu téméraire de notre victoire que nous savourons sous les yeux des pauvres partisans de miss Stanfield, quand son corps frêle ondule délicieusement contre le mien. Est-ce l'alcool qui désinhibe mes sens, ou est-ce moi qui la regarde vraiment d'une oeillade carnassière et dévorante, dans un désir emporté par l'euphorie du moment ? Oui, sans doute ai-je bu quelques coupes de trop pour sentir ainsi la chaleur couler dans mes veines bleues à en agiter mon palpitant, sans doute est-ce pour cela que mes yeux bruns savourent sa bouche griotte à vouloir me l'approprier. Peut-être aussi est-ce pour cela que j'ai l'envie et le besoin d'aller toujours plus loin, quand ma main peu cavalière descend un peu plus le long de ses reins sauvages. L'alcool me rend moins prince et plus en proie à mes instincts primaires, alors qu'habituellement je demeure un jeune gentleman qui sait contrôler ses pulsions animales... contrairement à bien d'autres camarades qui ne s'en tiennent qu'aux lits d'une seule nuit. Et la belle me répond, malicieuse et ostensiblement belle, quand ses bras fins se portent à mon cou dans un dernier frisson de désir : mon corps ne peut lutter face à cette explosion de saveurs délictueuses, et je me penche d'avantage pour mieux apposer ma tempe contre la sienne, à la recherche de son doux parfum qui pourrait m'enivrer bien davantage que ces bulles de champagne. Soudain, le corps de la douce Hayleen se raidit dans un sursaut étonné, lorsque je recule sous son impulsion inattendue : nos regards se braquent alors sur une grande brune au nez trop fin, qui assène la Serpentarde d'une oeillade assassine. « Oh désolée Blackburn... C'était fait exprès! » Je claque la langue contre mon palais, agacé, avant de toiser avec mépris et condescendance cette demoiselle que je jauge tel un insecte : comment a-t-elle pu oser nous interrompre à un moment aussi sensuel, quand mêlant presque mon souffle chaud au sien, j'avais le désir en étendard. D'un soupir glacé, je lève mes yeux bruns vers le plafond avant de laisser les donzelles régler leurs affaires. Après tout, ce que Beauxbâtons nous enseigne principalement, c'est bien de ne jamais se mêler aux courroux de la gente féminine... à moins de ne pas craindre que tout vous retombe sur le coin de la figure, pour avoir osé entrouvrir les lèvres. Il y a de ce fait bien longtemps, que j'ai abandonné l'idée de me mêler aux futilités féminines. « ...Bien... ok... De toute façon j'ai eu ce que je voulais! » Et voilà que je sors de ma passivité distraite, quand ma belle acolyte attrape ma main avec panache ; suivant cette dernière sans vraiment broncher car sentant l'accalmie de l'alcool prendre possession de moi, je lance un rictus mauvais et railleur pour la fauteuse de trouble, avant de sortir des lieux en compagnie d'Hayleen.

    Enfin, l'air frais sur mon visage blême m'arracha un soupir de soulagement, sans compter la musique se faisant plus sourde car bloquée par la lourde porte déjà refermée avec panache derrière nous. Bien vite, le dynamisme de miss Blackburn reprit le dessus, car déjà elle se retournait vers moi dans une assurance certaine. « Hmmm... Tu as peut-être envie de rester pour faire de nouvelle connaissance? Comme tu as pu le constater, je ne suis plus la bienvenue, bon en fait je ne l'ai jamais été, donc je resterai pas ici plus longtemps, mais ne te sens pas obligé de me suivre!! » Un sourire sombrement amusé se dessine sur mes lèvres tandis que je retire ma main de la sienne, avant d'épousseter ma veste d'un geste témoignant ma coquetterie française. « Je ne me suis pas senti obligé princesse, seulement kidnappé par tes soins. » Je redresse alors la tête, toise le regard satiné de cette demoiselle fougueuse, et la dévore littéralement de mes rétines de braise tandis que je joins les mains devant moi, tel un bourreau ayant fait son office. « Je t'ai aidée, tu me dois une dette. » Hmm non, ce n'était pas dans le deal, mais j'en décide ainsi, voilà tout. Et tandis que j'amorce quelques pas pour partir, je me retourne vers la brunette d'un air triomphal voire arrogant, quand le charme de mon sourire tente de l'envoûter un peu plus dans une dernière provocation. « Et enlève donc ta robe, je doute qu'elle supporte autant d'affronts pour ce soir. » Licencieux moi ? Jamais.
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Message Posté Lun 29 Aoû - 21:13.
    Une fois à l'air libre, je ne pus m'empêcher de respirer un bon bol d'air frais et surtout froid, vêtue seulement d'une robe, normal, mais ce n'était qu'un détail. La seule chose qui pouvait être quelque peu dérangeante lors d'une soirée était cet air étouffant qui y régnait, de quoi en faire un malaise si on ne se rafraichissait pas de temps à autre! Et puis mes oreilles aussi étaient heureuses de se retrouver dehors. Un peu de calme leur faisait du bien! Mais du coup, je devais supporter un bourdonnement inlassable dans mes tympans...
    Mais je n'eus pas l'air d'être la seule dans mon cas. Amadeus avait l'air également soulager de prendre un peu l'air. Nous finissons d'ailleurs par croiser nos regards avant que le jeune homme sourit à ma remarque et n'y réponde qu'une fois avoir dépoussiérer sa veste. Un brin coquet? Certainement un truc de français!

      « Je ne me suis pas senti obligé princesse, seulement kidnappé par tes soins.
      - T'appelles ça kidnappé?
      Je fis une pause, puis repris dans un souffle bien plus sensuelle et envoûtant. Tu veux vraiment que je te kidnappe? »

    Un rictus rempli de malice vint s'esquisser sur mon visage. J'observe alors le jeune homme m'attardant sur ses cheveux, brillants aux reflets de la lune, puis sur ses yeux d'un brun à la fois puissants et charmeurs et enfin sur ses lèvres à la fois si douces et délicates que dangereuses. Mais alors que nous nous toisions l'un l'autre, le jeune homme continua.

      « Je t'ai aidée, tu me dois une dette.
      - Une dette? Hé bien... tout.. ce que tu voudras...
      »

    Étrangement, j'avais accentué sur le tout, pour laisser sous-entendre tout et n'importe quoi. Sous-entendre? Bon d'accord, je le draguais ouvertement et c'était dans mon caractère de séduire les garçons qui m'intéressaient. Mais bon, j'avais également bu quelques verres de trop, car oui en plus du champagne de la victoire, j'avais enfilé pas mal de verre durant l'heure où le beau français séduisait sa victime, donc ça pouvait également expliqué mon comportement! Mais en attendant, il était vrai que le jeune homme ne me laissait pas indifférente!

    Mais voilà qu'Amadeus commença à partir. Un pas, puis deux, puis... Ha non! Il s'arrêta. Il se retourna dans ma direction, me lança un sourire charmeur de plus, et finit par s'exprimer avec provocation.

      « Et enlève donc ta robe, je doute qu'elle supporte autant d'affronts pour ce soir. »

    Finalement, il avait décidé de laisser tomber son charme français pour faire place à un côté plus pervers de sa personnalité? Pourquoi pas, après tout! L'alcool avait certainement dû faire aussi des ravages de son côté!

    En attendant, il était hors de question que j'enlève ma robe en plein milieu de Pré-au-lard. Comme si j'allais me mettre en sous-vêtements devant de parfaits inconnus - bien que plus personne ne traînait dans les rues à cette heure-ci - et surtout devant lui? Quoi que... l'idée était peut-être bonne... NON! Hayleen Non! En plus, il faisait froid, ce serait un coup à geler sur place! Et puis il allait certainement repleuvoir d'un moment à l'autre! Et puis, non, elle n'allait quand même s'exhiber dans les rues de Pré-au-lard!!!

      « Tu crois peut-être que je vais me déshabiller devant toi? Et tous ceux qui passeront ici? En plus, c'est un coup à ce que je prenne froid, que j'attrape un rhume, qui se transformera en pneumonie et au final j'en mourrai!!!! Et tout ça pour quoi? Pour que tu te rinces l’œil? Euuhhhh.... Nan! »

    Je m'évertuai à refuser sa demande, bien que l'idée de nous retrouver en sous-vêtements tous les deux ne me gênaient pas le moins du monde! Mais j'avais quand même une certaine fierté, alors déjà de un me retrouver nu dans un lieu public, ce n'était pas le genre de délires auxquels j'aimais participer, et de deux, Amadeus avait l'air d'être un gentleman, alors il valait mieux que je garde une certaine classe devant lui et non pas commencer à jouer ma libertine...
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Message Posté Mer 31 Aoû - 19:18.
    Et la demoiselle resta dubitative un instant, muette sous le coup de la surprise lorsque mes mots pervers passèrent la barrière de mes lèvres habituellement si cavalières. Et bien, chère demoiselle, n'aurais-tu pas plus de gueule que de bagou ? Ces brèves pensées eurent le don de m'arracher un rictus narquois qui vint effacer le sourire charmeur que j'offrais dès lors à la jolie brune. Car voir la nymphette aussi prise au dépourvue et visiblement en pleine réflexion intensive, ne pouvait qu'éveiller les démons goguenards sommeillant en moi. Et certes, l'alcool achevait son oeuvre dans une magnifique explosion de perversité : sans l'excès de champagne, jamais je me serais montré rustre en lui proposant un déshabillage intégral... et pourtant j'étais assez lucide pour m'entendre parler, et comprendre que de telles propositions étaient complètement déplacées. Mais soit, quitte à savourer la désinhibition, autant le faire pleinement : sinon où se trouve le plaisir ? Je soutins alors le regard déconfit de la belle Hayleen, qui vint prendre de l'assurance à mesure qu'elle parlait ; visiblement cette Serpentarde savait reprendre ses esprits dès lors qu'elle prenait la parole. J'avais donc potentiellement affaire à une rhétoricienne dont la manipulation devait très certainement passer sur les mots... et peut-être ses charmes, éventuellement. Cqfd. « Tu crois peut-être que je vais me déshabiller devant toi? Et tous ceux qui passeront ici? En plus, c'est un coup à ce que je prenne froid, que j'attrape un rhume, qui se transformera en pneumonie et au final j'en mourrai!!!! » J'eus un bref rire amusé, entre la raillerie quelque peu égoïste et le charme provocateur, mais ne pompais mot pour mieux la laisser finir. « Et tout ça pour quoi? Pour que tu te rinces l’œil? Euuhhhh.... Nan! » Une moue peu étonnée vint éclaircir mon visage tandis que je haussais nonchalamment les épaules, dans une attitude laissant entendre que sa réponse ne m'étonnait guère. Et bien sûr, que ce n'était pas étonnant de voir une personne refuser un tel défi : n'était-ce pas humiliant au final que de se dévêtir devant tout le monde ? J'espérais cependant que ma réaction la provoque assez pour que s'immiscent en elle quelques idées indécentes. Finalement, je tournai le dos à mon interlocutrice faussement outrée, plongeant une main leste dans l'intérieur de ma veste griffée pour mieux en ressortir un paquet de cigarettes. La forme oblongue et fine du rouleau de nicotine, laissait présager une marque de luxe seyant finalement bien à ma condition de petit châtelain aux moeurs bourgeoises. « Bien sûr. » susurrais-je d'un ton entendu, comme s'il m'était toujours apparu évident qu'elle n'aurait jamais su relever le défi. Et, d'une cigarette entre mes lèvres blêmes allumée de la pointe de ma baguette habituée à ce genre de rituel écoeurant, je relevais la tête dans un nuage de fumée. « Quoiqu'il en soit, c'était une soirée bien distrayante. Mais je te laisse ici, princesse, je veux profiter de ma dernière nuit à Poudlard comme il se doit. » Oh non pour une fois, aucun sous-entendu malgré mes mots pernicieux et ma prestance un peu trop arrogante. J'avais seulement le désir de faire nuit blanche, explorer encore les environs, rendre visite à Casey peut-être... mais rien d'autre. Que les farouches anglaises l'entendent comme elles le veulent, car je quittais déjà Hayleen pour fuir dans la nuit fraîche sans même me retourner.
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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Lun 12 Sep - 0:02.
    Le jeune français n'eut pas l'air surprit de ma réponse. En même temps c'était prévisible! Qui ce serait déshabillée dans la rue à une heure pareille et devant le jeune français? Bon d'accord, certainement beaucoup de fille vu le charme et la beauté du garçon. Mais même si je passais mon temps à profiter des hommes pour mon plaisir personnel, je n'étais pas pour autant ce genre de fille qui ferait tout et n'importe quoi de sale pour obtenir ce qu'elle voulait. Non, personnellement, je préférais y aller avec finesse, il n'y avait rien de plus jubilatoire au final. Et puis le garçon avait l'air de ne pas apprécier ce genre de fille trop facile, il serait donc dommage de le repousser, alors qu'il avait fini par m'apprécier.

    Cependant, il eu l'air quelque peu mécontent de ma réponse, car il finit par me tourner le dos. Pauvre chéri... Il voulait tant que ça que je me déshabille? Il était plutôt pervers que gentleman en fait! Qui l'aurait cru? Et qu'il ne dise pas que ce n'était qu'à cause de l'alcool, car l'alcool ne faisait que ressortir les choses enfouies au fond de nous. Donc au fond de lui, Amadeus était un pervers! Intéressant! En attendant, il resta de dos pas mal de temps, il devait certainement chercher quelque chose dans sa veste. Il finit quand même par me répondre un simple "Bien sûr", comme si je n'avais pas été capable de relever le défi. Il ne valait mieux pas qu'il me cherche, car étant plutôt joueuse, j'aurais pu finir par le faire! Alors dans mon intérêt, il valait mieux qu'il évite. Puis, il finit par se retourner vers moi, laissant au passage sortir de ses lèvres ourlées un nuage de fumée.

      « Quoiqu'il en soit, c'était une soirée bien distrayante. Mais je te laisse ici, princesse, je veux profiter de ma dernière nuit à Poudlard comme il se doit. »

    Et il partit aussitôt. Mais... J'en avais pas fini moi! Apparemment, je l'avais vexé de ne pas vouloir me dénuder. Ou alors, il le faisait exprès... Après tout il m'avait eu en début de soirée, je ne serais pas choquée qu'il m'ait une deuxième fois! Alors que je comptais le rattraper, la pluie se mit à nous surprendre une fois de plus. Génial... Bon au moins, cela lavera ma robe de tout alcool dont elle aurait pu s'imbiber. Une fois remise de cette petite surprise, je lui couru après et une fois que je l'eus rattraper, je lui passai devant pour lui barrer le chemin.

      « Si tu veux passer ta dernière nuit ici comme il se doit, alors je vais rester avec toi. Et bien entendu, je ne te laisse pas le choix! Un sourire malicieux s'esquissa à nouveau sur mon visage perlé d'eau. En plus je connais l'endroit parfait! »

    Encore une fois, nous nous retrouvions tous les deux mouillés jusqu'aux os. On peut dire que l'orage de se soir ne nous aura pas épargner! Quelques mèches de mes cheveux avaient même fini par se plaquer contre mon visage ou sur mes paupières, mèches que je retirai bien évidemment aussitôt, car plutôt gênantes.

    Bref, je ne laissai même pas le temps au jeune homme de donner une quelconque réponse, que je l’attrapai à nouveau par la main et l'emmenai vers le lieu qui me trottait dans la tête. Une fois devant, j'en poussai la porte et me faufilai à l'intérieur avec Amadeus. A l'intérieur, le français dut remarquer bien assez vite où nous nous trouvions. En effet, la salle était rempli de vieilles tables et chaises en bois sur lesquels étaient assises pas mal d'individu. Un peu plus loin, on pouvait voir un comptoir derrière lequel un homme nous salua. Oui, je l'avais amené dans un Pub. Je m'étais dit que tout étranger avait le droit de connaître un pub anglais, alors voilà! Peut-être que l'idée ne plairait pas à Amadeus, mais maintenant que nous y étions, il ne pouvait me le refuser s'il était aussi gentleman qu'il le prétendait!

    Je me fis alors un chemin entre toutes ces tables occupées, et m'assis à l'une d'entre elle qui était libre, invitant le jeune homme à faire de même.

      « J'espère que tu n'as jamais mit les pieds dans un pub anglais ou alors toute mon idée tombe à l'eau! »
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Message Posté Sam 17 Sep - 22:13.
    Un rideau de pluie vint s'abattre devant moi, encore et toujours, perpétuellement... J'avais cette désagréable impression de vivre avant l'heure les méfaits de l'Apocalypse, à moins que ce n'était là que l'expression profonde des terres anglaises désirant me chasser à coup d'averses répétitives. D'un agacement certain et grommelant quelques jurons français exaltant ma frustration, je jetai ma cigarette au loin, trempée avant même avoir pu être consumée et accélérai le pas dans l'espoir vain de passer entre les gouttes. Et pourtant, cette voix délicieuse et hâtive vint me rejoindre aussitôt : reconnaissant le timbre de la douce Hayleen, j'eus un sourire narquois qui s'effaça dès lors que je me retournai vers elle. Feintant la surprise en la voyant face à moi alors que j'avais enclenché les rouages manipulateurs parfaits pour qu'elle me rattrape, j'arquai les sourcils d'une moue blasée, rappelant par une seule oeillade à la donzelle que si nous ne voulions pas attraper de pneumonie due à l'humidité ambiante, mieux valait qu'elle ne fasse court et concis. « Si tu veux passer ta dernière nuit ici comme il se doit, alors je vais rester avec toi. Et bien entendu, je ne te laisse pas le choix! En plus je connais l'endroit parfait! » Bien sûr, on ne pouvait faire plus clair, et la facilité avec laquelle la jolie brune desservait ses caprices tels des ordres, me poussa à incliner très légèrement la tête en signe de reconnaissance galante. On sait reconnaître une femme de poigne, lorsqu'on en croise une. Mais on décèle bien moins la fragilité suspecte qui se loge au creux de leurs paroles sûres et confiantes... En une poignée de main – diable mais qu'avaient donc les anglaises à toujours vouloir glisser leurs doigts entre les vôtres ; est-ce qu'elles connaissaient au moins la notion d'espace vital ? – , la demoiselle m'entraîna avec vigueur dans des ruelles tortueuses, se retournant dans un sourire que je lui rendais car confondu entre deux paroles échangées complices.

    Enfin, un pub nous ouvrit ses portes comme nous en passion le seuil ; quittant le rideau de pluie pour un nuage de fumée, une chaleur humaine prenante et conviviale vint m'assaillir aussitôt. Ici et là, partout en vérité, des rires, des conversations animées, des tintements de verre, des harpies encapuchonnées et des sorciers à l'oeil retors. Et plus nous nous faufilions entre les tables, plus nous nous écartions de ce monde enfumé pour créer le nôtre propre : j'avais l'étrange sentiment de connaître Hayleen depuis toujours. Quoique concrètement, je ne pouvais que supposer son âge, lui avancer un goût certain pour la popularité et les joies du flirt, déduire qu'elle aimait faire la tourner des pubs, mais cela s'arrêtait là. M'asseyant face à elle, je passais une main leste dans mes cheveux de jais alourdis par l'eau froide, avant d'ôter ma veste sous son regard pétillant de malice. « J'espère que tu n'as jamais mit les pieds dans un pub anglais ou alors toute mon idée tombe à l'eau! » Anglais, oui quelques fois, lors de mes rapides passage chez un lointain cousin fortuné de Bristol. J'entrouvre les lèvres, darde la beauté éthérée de la brunette, puis sur le coup de l'hésitation et la volonté de rester gentleman, je lui susurre un bref « Non jamais. » glissé dans un sourire mutin. Finalement, je ne laisse que peu de temps au silence de s'installer, car déjà j'ancre mes yeux dans les siens, tentant de percer ses rétines et de pénétrer son âme. J'ai le désir d'en savoir plus sur ma compagne d'un soir, et pourtant quelque chose me dit que j'en tirerais bien plus de Hayleen, si je ne fais rien dans les normes. « Tu es une demoiselle délicieuse, mais on ne couchera pas ensemble ce soir. » Un couperet, certes. Affuté, tranchant, inattendu. Je sais pertinemment que ce n'est pas l'idée première qui a traversé l'esprit de la douce Hayleen, peut-être même ne suis-je pas à son goût. Mais là n'est pas la question ; je souhaite seulement la connaître. Et j'ai horreur de procéder selon la bonne morale : je préfère jouer la carte de la provocation. Ainsi, ne quittant plus la belle des yeux, je laisse persister mon sourire fin qui se voile d'un soupçon d'obscénité, et cale mon dos contre la chaise. Face à la mine dubitative de Hayleen, je poursuis alors mon discours qui ne sera là que pour l'entendre parler d'elle, de manière plus ou moins emportée. « J'ai entendu dire que tu étais une croqueuse d'hommes. » Les commérages contre la réalité des choses : c'est ton combat Hayleen, pas le mien. Je m'abstiens même de rajouter un « est-ce vrai ? » dans un anglais francisé, car je lui dessers cette phrase comme une vérité incontestée.
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Hayleen R. Blackburn
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: vos relations principales ici
: Un exemplaire de " Grande Noirceur de la Magie ", ouvrage très recherché et très rare de chez Obscurus Books | Un portoloin simple pour LD



Message Posté Dim 2 Oct - 16:05.
    Une fois assise, je retirai ma veste trempée et la posai sur le dos de ma chaise. J'en profitai également pour passer mes mains dans mes cheveux et sentir l'état des dégâts qu'avait causé la pluie. Il me faudrait quelque heures pour qu'il soit tout à fait sec... J'essayai quand même de leur rendre un aspect plus ou moins esthétique, même s'ils ne devaient pas payer de mine.
    C'est alors que je sens le regard du jeune homme se poser sur moi. J'arrête alors mon geste et plonge également mon regard dans le sien. J'ai l'impression qu'il cherche ou qu'il essaye de savoir quelque chose. A mon avis, il veut en apprendre d'avantage sur moi ; s'il y arrive rien qu'en observant mes yeux, je lui tire mon chapeau! Puis, il finit par briser le silence, qui n'eut que très peu de temps pour s'installer, d'une voix déterminée.

      « Tu es une demoiselle délicieuse, mais on ne couchera pas ensemble ce soir. »

    Direct. Je ne m'y attendais tellement pas. Surtout venant du jeune homme que je croyais être plus doux dans sa manière d'annoncer les choses. Amadeus restait encore un mystère pour moi. Mais finalement, c'est ce qui me plaisait chez lui. Ne jamais savoir comment il allait réagir, me tenait en haleine finalement!
    En attendant, je ne savais même pas quoi lui répondre. Tandis que le français savourait tranquillement la situation d'un fin sourire, mais qui laissait comprendre parfaitement qu'il se délectait de me voir aussi décontenancée. Il finit par se caler sur le dos de sa chaise et poursuivre dans son discours pour me mettre mal à l'aise.

      « J'ai entendu dire que tu étais une croqueuse d'hommes. »

    Voilà donc le pourquoi du comment! Adopter la stratégie du "je déments tout en bloc", n'était peut-être pas la meilleure solution, vu qu'il n'avait absolument pas l'air de douter de ce qu'il venait de dire. Et puis, maintenant que les dés étaient jetés autant continuer sur cette lancée, je n'avais plus réellement le choix en fait.

      « Bravo, tu m'as percé à jour! Et puisque, tu ne veux pas que l'on couche ensemble, je respecterai ton désir et nous ne ferons rien de plus que faire connaissance autour d'un verre. »

    Ou pas... Le jeune homme m'avait cherché et j'avais bien envie de faire de même avec lui. Par exemple, l'amener à ce qu'il veuille finalement qu'on aille plus loin qu'un simple flirt, et bien entendu je ne manquerai pas de lui rappeler que ce n'était pas ce qu'il voulait et que je lui avais promit qu'on ne le ferait pas. Cela pourrait être amusant! Enfin, je n'en étais pas encore là...
    Finalement, un serveur arriva pour prendre notre commande. L'alcool étant redescendu depuis que nous étions partis de la fête - et quelle fête! - je commandai un Whisky Pur Feu. Une fois qu'Amadeus annonça ce qu'il désirait, le serveur repartit et je pus reprendre la parole.

      « Je suppose que si tu me parles de ma façon d'agir avec les hommes, c'est que tu veux en savoir un peu plus, non? Sache qu'en fait si je n'avais pas accepté un stupide pari, je ne me comporterais certainement pas de la même manière avec eux à cette heure-ci. Mais personnellement, ça me va! Au moins, ça m'évite bien des tracas de sentiments! Bref assez parlé de moi... parlons de toi, de tes passions, de ce que tu aimes, de pourquoi un garçon aussi beau se retrouve seul dans un pays étranger?! »

    C'est vrai que nous ne parlions pratiquement que de moi, et au final, je ne savais pas grand chose de l'homme qui se trouvait en face de moi. De toute façon nous ne nous connaissions que depuis quelques heures, il était bien normal que je n'aie pas énormément d'informations sur le jeune homme. Mais il m'intriguait tout de même et j'avais hâte d'en savoir un peu plus sur lui!
    Au même moment, le serveur nous apporta nos verres. Une fois reparti, je pris le mien dans ma main, plongeai mes yeux dans ceux d'Amadeus et d'un sourire sincère le levai vers lui.

      « Je propose de trinquer... à notre rencontre! »
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