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le problème des gens honnêtes, c'est qu'ils pensent que tout le monde l'est aussi. ♦ MOLLIE [pm]
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Rosaleen G. McCardle
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ϟ maison : anciennement Gryffondor du temps mémorable de sa scolarité au collège de Poudlard.

♦ Nota Bene
: des potes ! et des colocs *_*
: Louve ~ un secret bien troublant ; Daisy ~ rencontre en cours
:



Message Posté Mar 9 Déc - 21:07.
Le problème des gens honnête, c'est qu'ils pensent que tout le monde l'est aussi
Le titre est déjà assez long, non ?


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Mollie Augustine & Rosaleen McCardle
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  privé
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ mi-octobre, un mercredi.
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ juste avant l'heure du déjeuner.
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  venteux, les courants d'air sont irritants.
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  3b
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Je m'y suis perdue, on est en octobre 2057, c'est déjà pas mal
ϟ chatiment divin exigible ▬  nope
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Rosaleen G. McCardle
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Message Posté Mar 9 Déc - 21:11.
Jamais je ne m’étais imaginée professeur. Certes, j’avais toujours éprouvé une passion dévorante pour l’Histoire avec une majuscule, pour tous ces événements passés qui pouvaient tant nous apprendre sur l’avenir. Mais jamais, au grand jamais, je n’aurais pensé que j’enseignerais cette matière un jour. Lorsque j’avais entamé des études de civilisations du monde, c’était pour devenir chercheuse, découvrir des trésors, retrouver des secrets enfouis. Je voulais être une aventurière, à l’époque où je ne connaissais rien à l’aventure, la vraie. Depuis, j’avais gravi des montagnes, déjoué des complots, accompli des actes insensés qu’une sorcière de mon âge n’aurait jamais dû connaître. J’avais vu des choses à glacer le sang, entendu des cris déchirants, tout cela en l’espace de quelques années. La guerre m’avait brisée, et j’y avais vu ce qu’était vraiment l’aventure. Avais-je la force de la subir jusqu’à la fin de ma vie ? C’est là que je décidais de tester le régime professoral, du moins pour un moment. Le temps de me remettre de ces atrocités qu’engendra la guerre.

Je me réveillais parfois la nuit, ne sachant plus où j’étais et me débattant dans mes draps que j’imaginais des liens. C’était à la fois déconcertant et rassurant de me rendre compte que je me trouvais en réalité dans une chambre du château de Poudlard, en sécurité. Cet endroit avait jadis été l’endroit où je m’étais sentie chez moi autant que dans mon propre foyer, et c’était bon d’y retourner pour panser mes plaies. Malgré tout, les nuits étaient rudes et les cauchemars ne me laissaient aucun répit. Ils faisaient défiler devant mes yeux impuissants les horreurs de la guerre : des corps mutilés, des flaques de sang, des éclairs de lumière verte, des cris désespérés, des larmes et des sanglots étouffés. Je revoyais en songe la période de ma vie que j’aurais préféré oublier, enterrer dans le sol à jamais pour ne plus à avoir à la regarder. On ne sort pas indemne d’une guerre, même si on la remporte. On en ressort blessé, si pas physiquement, mentalement. La vie n’a plus le même goût après ça ; on profite de chaque instant comme si demain n’existait pas car il fut un temps où la perspective d’avenir était limitée à la poignée de secondes qui suivait.

Outre les batailles, il y avait eu aussi les discussions sans fin concernant les stratégies, l’ennemi et les complots visant à l’annihilation de la Résistance. De cela aussi j’étais fatiguée : la trahison et les coups en douce n’avaient jamais été mon péché mignon. D’une nature franche et rentre-dedans, je détestais avoir à jouer la comédie pour extirper des informations. Heureusement, on ne m’avait jamais demandé de le faire, mais cela me répugnait de savoir que des gens que je considérais comme faisant partie du clan des gentils s’adonnaient à de telles pratiques. Le problème des gens honnêtes, c’est de penser que tout le monde l’est également. On découvre cependant, et souvent à ses dépens, que c’est rarement le cas. Mais la naïveté des gens honnêtes font également d’eux des personnes de confiance (qu’on trahit facilement également), qui vont vers les autres et tentent de remédier aux maux de ceux qui les entourent.

C’était justement le cas ce jour-là. C’était un mercredi banal d’octobre, si tant est qu’une journée puisse être banale dans le monde magique. J’avais donné mon cours à une classe de première année enthousiaste qui avait eu cœur à me poser des questions sur les événements récents qui avaient chamboulé leurs vies. Je m’étais fait un plaisir de leur répondre, considérant l’histoire récente de notre communauté comme faisant déjà partie intégrante de l’Histoire. Plus tard, qui sait, ce serait peut-être eux qui auraient à l’écrire, et comme on le sait, c’est en analysant les erreurs du passé que l’on évite de les commettre dans le futur.
Cette séance enrichissante avait été suivie d’une classe plus léthargique et bornée : des sixième année. J’avais débité mon cours sur l’extinction des géants en essayant d’y mettre le plus de vie possible, mais cela s’était soldé par un échec cuisant. Ces élèves avaient vécu la guerre, eux aussi, je ne devais pas l’oublier. Le climat de peur venait tout juste de s’évaporer, mais subsistait la buée sur les fenêtres. Je ne pouvais pas leur en vouloir, aussi j’abrégeais la leçon d’un quart d’heure, initiative qui fut saluée de sourires soulagés. Mais outre mon désir de les laisser souffler, j’avais d’autres idées en tête. Cette classe était composée de Serdaigle et de Gryffondor, et une élève en particulier avait attiré mon attention. Elle était en retrait des autres et je me voyais en elle. Elle paraissait timide mais franche, une qualité que je n’aurais su blâmer. Son isolement me faisait de la peine, et je désirais l’aider. Par crainte de la vexer, je ne voulais pas l’aborder de but en blanc pour savoir ce qui clochait chez elle, mais arriver au sujet qui m’inquiétait par des chemins détournés.

«Mademoiselle Augustine, s’il vous plaît, je peux vous voir un instant ?»

Quand j’entendais ça de mes professeurs, une boule de stress apparaissait comme par magie (que c’était ironique) dans ma gorge et mon ventre se contractait. J’espérais que mon ton calme et serein suffirait à la rassurer.

«Comment allez-vous ?»

Trop original, félicitations.

le problème des gens honnêtes, c'est qu'ils pensent que tout le monde l'est aussi. ♦ MOLLIE [pm]

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