VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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Too late to apologize? [ft. Ben']
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Nemesys P. Boylen
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Message Posté Dim 5 Oct - 19:13.
Is it too late to apologize?
I'm afraid, that it's too late to apologize...


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Benjamin L. Thompson & Nemesys P. Boylen
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Mi-septembre
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Dans la matinée
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Il fait beau et chaud, l'été est encore là.
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  Saison 3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Chapitre 1 : SEPTEMBRE - L'UNION
ϟ chatiment divin exigible ▬  Domdom peut venir s'il le souhaite, j'aime les chamboulements x)
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Nemesys P. Boylen
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Message Posté Dim 5 Oct - 21:07.

Tu avais passé la nuit à préparer cette affiche. Tu étais stressée. Tu ne savais pas comment les gens allaient accueillir la nouvelle. Après tout, tu étais la paria, celle que plus personne ne voulait approcher... Tes camarades seraient-ils donc réceptif à la nouvelle ? C'était ce qui t'avais préoccupé toute la nuit. La rentrée était arrivée et la nouvelle saison de Quidditch avec elle. Encore capitaine cette année, tu devais reconstituer ton équipe. Seulement, avec tout ce qui s'était passé l'an dernier, tu n'étais pas certaine de voir beaucoup de gens tenter les auditions. Qui voudrait rejoindre ton équipe ? Alors que plus personne ne t'adressait la parole... Y avait-il encore des gens qui aimaient tellement le Quidditch qu'ils seraient prêt à passer outre ce détail ? Tu l'espérais fortement...
Tu avais donc passé la plus grande partie de la nuit à faire et refaire l'affiche annonçant le jour des auditions. Cherchant les bon mots, les bonnes accroches qui donneraient envie aux gens de venir, bien que tu sois la capitaine. Et le reste de la nuit ? Tu n'avais pas réussi à fermer l’œil, trop stressée de devoir accrocher ce papier et de faire un flop...

Sept heure était arrivé bien trop vite à ton goût : tu n'avais vraiment pas envie de descendre accrocher ce papier. Mais n'arrivant décidément pas à trouver le sommeil, tu te résignas à te lever. Pour décompresser, tu partis prendre une douche. L'eau chaude coulant sur ta peau te fit un bien fou. Tu restas ainsi pendant de longues minutes, essayant de repousser le moment tant redouté. Puis tu entendis la porte de la salle de bain claquer, une fille venait d'entrer. Cela suffit à te sortir de tes pensées. Tu as alors éteins l'eau et tu t'es habillée en vitesse. Tu es retournée dans ton dortoir pour récupérer ton sac de cours et la fameuse affiche, puis tu as fini par descendre les escaliers menant à la salle commune. Quelques élèves s'y attardaient, attendant leur camarade avant de descendre prendre le petit déjeuner. Zut ! Tu aurais préféré faire ça quand personne n'était là... Soudain, tu te dis que tu aurais mieux fais de l'accrocher cette nuit, puisque de toute façon tu n'arrivais pas à dormir... Pourquoi n'y avais-tu pas pensé avant ?? Tu soupiras et finis par t'avancer jusqu'au panneau d'affichage. Dans ton dos, tu commençais déjà à sentir les regards se tourner vers toi. Intérieurement, tu ne faisais pas la fière. Tu aurais préféré prendre tes jambes à ton cou et rendre ton titre de capitaine pour ne pas endurer l'humiliation de ne voir personne rejoindre ton équipe. Mais tu avais tellement voulu obtenir ce poste que tu n'étais pas prête à l'abandonner. Tu ne voulais pas non plus que les autres remarquent ton stress. Tu fis donc bonne figure en gardant la tête haute, ce que les autres prendraient certainement pour de l'arrogance, mais tu préférais ça à ce qu'ils te voient faible. Tu finis par épingler ton affiche sur le panneau et te retournas pour faire face à tous ses regards.

Et là tu le vis. Juste en face de toi. Benjamin venait de descendre les escaliers et t'avais vu accrocher le bout de papier. Ton palpitant s'emballa. Vous vous évitiez depuis la rentrée. Lui par haine et toi par honte. Vous ne vous étiez pas adressé la parole depuis des mois. Tu avais perdu ton meilleur ami depuis le jour où ces classes furent mises en place. Depuis le jour où il avait clamé appartenir à la résistance. Depuis le jour où il t'avais abandonné pour rejoindre la Classe 3. Depuis le jour où il t'avait trahi. Tu lui en avais voulu. Tu t'étais comportée avec lui de la pire manière qu'il soit. Pire qu'avec tous les autres. A présent, tu le regrettais. Tu ne regrettais pas tes opinions, mais ta manière d'avoir fait les choses. Tu ne t'étais rendu compte de l'importance que tu lui portais qu'une fois que tu l'avais perdu. C'était idiot ! Tu voudrais revenir en arrière et faire les choses différemment. Tu aimerais t'excuser, mais tu sais que tous les mots que tu pourrais dire ne suffirait pas. Tu le voyais dans son regard. Ses yeux étaient remplis de haine, de mépris et de déception. Tu l'avais déçu et ça te faisait mal. Affreusement. Tu fis un pas vers lui, mais lui en fit un en arrière. Tu aimerais lui parler, mais est-ce que lui aimerait? Tu ne pensais pas... Mais vous vous évitiez depuis tellement de temps, peut-être était-ce le moment de crever l'abcès? Mais par où commencer? Tu ne savais même pas... Alors maladroitement, tu lui lanças :

    « Tu vas bien? »

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Benjamin L. Thompson
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Message Posté Ven 14 Nov - 0:59.



Comme tous les matins depuis le retour à Poudlard, le soleil s'était levé et les réveils avaient commencé à sonner, entraînant dans leur élan peu harmonieux une série de grognements étouffés dans les oreillers. C'était le cri des braves lions de Gryffondor, prêts à attaquer vaillamment la journée – ou presque. Enfin cette scène s'était produite dans le dortoir des garçons, la chanson avait peut-être été différente chez les filles, qui sait ! Benjamin n'était pas spécialement de ceux que l'on disait « du matin. » à moins qu'une raison particulière ne vienne changer cela. Ils étaient quelques uns à éprouver ce besoin d'avoir droit à un réveil en douceur, privilège qui n'était que rarement accordez, que l'on se le dise. Il avait besoin de son temps de mise en route, un peu comme un vieux moteur il fallait le laisser tourner un peu avant qu'il soit parfaitement opérationnel. Après une vaine tentative pour grappiller quelques minutes de sommeil supplémentaire, il avait consenti à quitter la chaleur de ses draps pour aller prendre une douche qui avait débuté avec  de l'eau froide, ce qui avait eu le mérite de le réveiller totalement avant qu'il n'ait gagné le droit à un peu d'eau chaude. Foutus amateurs de douches froides …  heureusement que ça n'avait pas duré, un peu plus et il aurait pu être de mauvais poil pour entamer sa journée. Quel gâchis cela aurait été par une si belle matinée !

En descendant dans la salle commune, il croisa  l'une de ses sœurs qui lui fit remarquer qu'il n'était pas dispensé de répondre aux hiboux de leurs parents. Un sourire coupable s'était alors collé sur son visage, il se pouvait effectivement qu'il ait légèrement oublié la partie courrier … « C'est bon t'inquiètes ! Je leur ai dit que tu avais oublié et que ça allait. Mais t'as intérêt à ajouter un mot la prochaine fois ! Tu sais dans quel état est maman si on ne donne pas de nouvelles ,, bref, à plus ! » lui avait-elle dit avant de disparaître avec ses amis lui laissant à peine le temps de la remercier d'être aussi géniale. Pfiou heureusement qu'elle pensait pour lui ! Ca lui était complètement sorti de la tête. Il faut dire aussi que le simple fait que la date pour les sélections de l'équipe de Serdaigle soit déjà tombée l'avait conduit à se poser une multitude de questions qu'en temps normal il n'aurait pas jamais eu à se poser. Il aimait le Quidditch. Qui n'aimait pas ça ? Il adorait son poste depuis qu'il le campait. Il adorait l'équipe, même si des fois des coups de batte se perdait dans l'air. Il adorait l'odeur de l'herbe, le vent qui courrait sur son visage, l'impression de liberté que procurait le fait de voler. Il aimait tout ça.

Seulement voilà … depuis que ce qui était demeuré à l'état de vagues bruits de couloirs venait de se confirmer sous ses yeux, il était contraint à remettre en cause bien des choses concernant son amour du sport.

Là, juste à moins d'une dizaine de mètres devant lui une jolie blonde qu'il ne connaissait que trop bien lui tournait le dos – il s'était fait à cette image d'elle maintenant – et affichait vraisemblablement une feuille dont il pouvait deviner le contenu, de sa place, sans se tromper. Elle aussi venait faire sa publicité pour recruter quelques joueurs pour constituer une équipe. Constituer entièrement une équipe car, il était lucide, qui voudrait seulement jouer avec elle sous ses ordres. Hm ? Personne. Enfin si, il y aurait bien une ou deux âmes charitables pour qui le sport passait au-dessus des rancœurs, mais sinon personne ne se présenterait à son audition. Ce que lui comptait faire ? Aucune idée. Il tanguait encore, hésitant entre les deux courants, ne sachant trop encore quelle voie prendre. Son poing se referma violemment sur sa paume. La journée aurait pu être merveilleuse, elle n'avait pas si mal commencé et elle. Oui, elle. Elle avec sa stupide affiche venait tout foutre en l'air. Ne manquerait plus qu'elle le voit et décide de ..  A nouveau un choix s'offrait à lui, sauter le petit déjeuner ou l'ignorer royalement et entrer dans la Grande Salle d'un pas vif jusqu'à la place que ses amis avaient dû lui garder. Et voilà, c'était trop tard. Il avait mis trop de temps à réfléchir, trop de temps à peser le pour et le contre. Foutue conscience, va !

Elle s'avança vers lui, il recula.

Le ton était donné : il ne l'accueillerait pas avec des fleurs.

« Mon état t'intéresse, maintenant ? »

Il aurait pu dire une quantité d'autres choses plus agréables – ou pas d'ailleurs – en utilisant un autre ton. Il aurait pu trouver toute sorte de réponse plus gentilles. Il en était capable. Mais il s'était laissé emporté tout simplement parce qu'il avait commencé avec une douche froide. Non, à vrai dire la douche n'y était pour rien. Mais il fallait bien rejeter la faute sur quelque chose et trouver une origine à cette pique de colère, non ? Elle, douce Nemesys, arrivait comme une fleur devant lui et lui demandait comment il allait, comme si rien n'avait jamais changé entre eux. Que devait-il répondre ? Lui dire qu'il allait bien et la laisser en plan ? Lui dire que tout allait bien dans le meilleur des mondes et lui proposer de venir déjeuner avec lui ? Lui dire d'aller voir si les mandragores étaient plus belles en Grèce ? Merlin qu'il n'en savait rien ! Les mots étaient sortis et il n'était pas mécontent de leur sélection. A vrai dire cette question en guise de réponse lui plaisait assez.


Dernière édition par Benjamin L. Thompson le Lun 15 Déc - 7:53, édité 1 fois
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Message Posté Lun 8 Déc - 19:15.

Tu as le ventre noué. Tu redoutais cette confrontation et pourtant c'est toi qui l'avait engendré. Tu observes ton ancien ami et les remords font surface. Tu ne pensais pas que ce serait aussi dur de le regarder les yeux dans les yeux. Tu t'étais habitué à le voir de loin, ou de dos. Ça t'avait fait mal. Cette distance te fais mal. Mais lire sa déception et sa haine dans ses yeux fait bien plus mal que tu ne l'aurais pensé. Et sa réponse acerbe ne fait qu'enfoncer le poignard un peu plus loin. Comment as-tu pu penser qu'il te répondrait joyeusement, comme si rien ne s'était passé entre vous ? Sa réponse est légitime et même trop gentil par rapport à ce que tu lui as fait subir. Tu lui as tourné le dos sans gêne et tu es étonnée de voir qu'il ne fait pas la même chose. Peut-être y a-t-il un espoir que les choses s'arrangent et que tu retrouves ton meilleur ami. Tu le souhaites vivement. Ton meilleur ami te manque trop.

    « Je... »

Tu aimerais lui dire que tu es désolée, mais les mots ne veulent pas sortir. Tu sais à quel point tu lui as fait mal, et tu te doutes qu'un simple pardon n'arrangera pas les choses. Cette boule dans ton ventre bloque ces petits mots. Tu es intimidée et tu finis par comprendre que tu n'arriveras pas à le lui dire pour le moment...

    « Je sais que je t'ai déçu... et j'en suis pas fière. Je n'aurais pas dû faire les choses comme je les ai faites. »

Tu ne regrettes pas ta position politique. C'est un choix que tu assumes et que tu défends. Tu regrettes simplement la manière dont tu as fais les choses. Tu aurais pu être favorable à Pritchard et être totalement passive, suivre les rangs en restant dans ton coin. Mais ton ego a pris le dessus. Tu étais vraiment fière d'être une Classe 1 ; c'était un honneur pour toi. Alors il a fallu que tu montres que tu méritais ton rang. Tu as été exécrable avec tout le monde. Tu étais une vraie peste. Et c'est Benjamin qui en a le plus pâti. Tu avais vécu sa position de résistant comme une trahison. Blessée et énervée, tu avais été encore plus horrible avec lui. Tu ne l'as jamais envoyé au sixième étage, mais savoir qu'il y était - ou qu'il allait y être envoyé - et n'avoir rien fait pour empêcher ça, est quelque chose pour lequel tu t'en veux énormément.

    « Tu ne dois pas avoir envie de parler ou m'écouter, mais si un jour c'est le cas, j'aimerais bien qu'on prenne le temps de discuter ! »

Tu n'es pas idiote. Tu as remarqué son mouvement de recul, son hésitation avant de te répondre. Tu sais très bien qu'il n'a pas envie de te parler, qu'il a été pris de cours parce que vous vous êtes croisés. Tu préfèrerais qu'il soit prêt à te parler, pour que vous puissiez enfin vous expliquer. Alors tu lui souris timidement. Tu aimerais voir ses lèvres en faire de même. Ça fait tellement longtemps qu'il ne t'a pas souris. Benjamin te manque vraiment.
Tu jettes un coup d'oeil aux alentours. Certains élèves vous observent en chuchotant. Deux amis qui ne s'adressent plus la parole depuis autant de temps et qui discutent au milieu de la salle commune, ça à de quoi alimenter pas mal de ragot... Tu vas encore être le sujet des prochaines rumeurs. Tellement lassée par toutes ces histoires, tu préféres ne plus les écouter. Après tout, en y faisant attention cela te touche bien plus, alors maintenant tu préfères ne pas entendre ce que l'on dit sur toi. Tu reportes ton attention sur Benjamin et te dis finalement que si vous ne parlez pas aujourd'hui, il y forte chance pour que vous ne vous reparliez plus. Quelle serait la probabilité pour qu'il ait envie de te parler plus tard, juste comme ça? N'aurait-il pas mieux fallu le forcer un peu plus? Mais tu n'aurais fait que le braquer en lui forçant la main... Décidément, tu ne savais vraiment pas comment t'y prendre pour recoller les morceaux avec Ben'...



Dernière édition par Nemesys P. Boylen le Lun 22 Déc - 23:20, édité 1 fois
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Message Posté Lun 22 Déc - 0:32.



Il étouffa un rire amer. Est-ce qu'elle était sérieuse ? Il avait du mal à savoir. Elle ne réalisait donc que maintenant à quel point elle avait pu le décevoir tant par ses mots que par ses gestes ou non-gestes ? Elle ne comprenait seulement qu'aujourd'hui qu'elle aurait mille fois mieux fait d'agir d'une autre manière si elle avait voulu sauver leur amitié ? La Belle au Bois Dormant venait de quitter les bras de Morphée dans lesquels elle semblait pourtant avoir trouvé une place confortable et découvrait l'ampleur des dégâts dans son petit royaume. Son meilleur ami avait fui le pays faute de pouvoir le sauver et elle ne s'en apercevait que là, par un beau matin de septembre, et venait lui demander de ses nouvelles.

« Et c'est que maintenant que tu réalises ça ? Ou alors tu viens juste te foutre de moi encore un peu parce que tu t'ennuies ? »

La bonne humeur matinale dont il faisait preuve était impressionnante, tellement appréciable au saut du lit, tellement peu amicale ... Il était sûr qu'elle ne s'était pas vraiment attendue à recevoir une douche froide, elle non plus en se levant. La Belle était tout de même assez éveillée pour deviner qu'il n'éprouvait pas réellement l'envie de lui adresser la parole. Oh, elle pouvait détourner le regard et prétendre souhaiter avoir agit différemment autant qu'elle le voulait, mais cela n'excusait ni n'effaçait l'attitude qu'elle avait eu avec lui comme avec les autres. Ce qui était fait était fait. Elle avait peut-être l'honnêteté de reconnaître ses fautes mais ça ne suffisait pas. Plus maintenant. Pas tant qu'il serait de si bonne humeur en tout cas. Ah. Benjamin comprit que si elle détournait le regard ce n'était pas par gêne ou par honte de son attitude passée, mais plutôt parce qu'autre chose avait attiré son attention. Les regards curieux de leurs camarades matinaux posés sur eux. Quoi ? Qu'est-ce qu'ils avaient à les regarder du coin de l'œil ? Il ne pouvait pas discuter avec qui il voulait sans qu'un petit comité soit à proximité pour assister au spectacle de la journée ?

« Un problème ?»  

Les curieux ne répondirent pas. Sage décision. Ils décidèrent même, pour certains, de s'éloigner un peu. Encore mieux ! Qu'ils libèrent l'espace, il n'avait pas besoin d'un public pour savoir ce qu'elle lui voulait. Et il en avait encore moins besoin pour écouter ce qu'il lui répondrait.

« Discuter ?»

Elle venait de récupérer toute son attention.  

« Mais discuter de quoi Nemesys ? De quoi est-ce que tu veux qu'on parle ?»  

Il n'avait rien de particulier à lui. Pas maintenant en tout cas. Ou plutôt si, après un aussi long silence entre eux la liste était longue, il ne savait juste pas par quel bout il allait commencer. Il avait longtemps imaginé ce qu'il pourrait lui dire, par quoi engager la conversation, par quoi la conclure. Il avait élaboré de nombreux scénarii tous au moins aussi plausibles les uns que les autres. Et celui, qui se jouait là ne figurait pas parmi ceux qu'il avait imaginé. Elle venait contrarier tous ses plans, même son sourire prématuré ne figurait pas encore dans celui qu'il construisait au fur et à mesure.

Elle voulait parler, très bien, qu'elle parle. Elle voulait parler de ce qu'elle aurait dû faire ? Lui n'avait rien qu'il souhaitait modifier. Il avait réagit dès qu'il l'avait vu changer d'attitude. Il avait ouvert la bouche dès que les choses avaient commencé à le déranger. Il avait voulu éviter de ne voir leur amitié sombrer. Il avait tenté de la rattraper alors qu'elle partait loin, trop loin pour qu'il puisse la raisonner. Il n'était pas resté les bras croisés à se complaire dans une place qu'on lui avait donné, alors que le monde criait à l'injustice. Il avait fait quelque chose. Elle ? Il doutait qu'elle ait tenté quoi que ce soit. Elle voulait réécrire l'histoire sans jamais pouvoir en rejouer les scènes ? C'était tout bonnement absurde. Il pouvait presque deviner ce qu'elle aurait aimé changer. Ou était l'intérêt de se parler si c'était pour évoquer les actions non-faites et les regrets ? Il y en avait certainement un, mais il était trop froissé pour le discerner au milieu de tout ce qui se passait dans son esprit.

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Message Posté Mar 23 Déc - 0:11.


Tu n'avais pas mis tout ce temps à te rendre compte de ta bêtise. Tu avais passé l'été à lui envoyer Eole pour t'excuser et prendre de ses nouvelles, mais ton hibou n'était jamais revenu avec une réponse. Comment pouvais-tu te faire pardonner de tous ces mois à l'éviter et à le repousser? Mais surtout comment arriverais-tu à te faire pardonner ta passivité face à la torture qu'il avait subi? Tu comprenais son agressivité. A une époque tu aurais fait tout ce qui était en ton pouvoir pour le sauver ou prendre sa place quand il se retrouvait en mauvaise posture... Comme quand l'OS avait prit possession de Poudlard et que tu avais refusé de lui lancer un sortilège impardonnable que t'avais demandé un des membres de l'organisation. Il était ton meilleur ami. Il était la personne la plus chère a tes yeux. Alors comment tout cela avait-il pu changer?

Car tu avais été trahi. Du moins, c'est ainsi que tu avais vécu sa participation aux actions des rebelles. Vous aviez deux opinions contraire et tu n'avais pas cherché à comprendre sa position. La résistance te faisait peur à l'époque. Ton rôle dans la précédente guerre en tant que résistante t'avais effrayé. Tu regrettais d'y avoir participé et avoir engendré autant de mort. Tu n'étais pas directement responsable, mais tu avais fais partie du mouvement et juste ça suffisait à te sentir coupable. Alors tu avais été effrayée par cette nouvelle résistance. Tu avais averti Benjamin que tu ne les aimais pas, car ils allaient encore une fois agir sans penser aux conséquences. Tu n'aurais jamais pensé que dans ton dos ton meilleur ami s'enrôlerait dans la résistance. Tu l'avais très mal pris, trop même à en juger les conséquences actuelles...

Ça n'excusait pas ton comportement. Tu en étais consciente. Mais ça pouvait au moins expliquer pourquoi tu avais agis comme tu l'avais fait. S'il pouvait au moins comprendre ton point de vue, ce serait déjà un premier pas vers la réconciliation.
Mais tu avais déjà du mal à te convaincre toi même - si la situation était inversée, tu aurais aussi beaucoup de mal à lui pardonner - alors tu savais qu'il serait difficile de le convaincre lui.

    « Non je ne viens pas me foutre de toi... Tu es juste tellement doué pour m'éviter, que c'est la première occasion qu'on a de s'adresser la parole... »

Tu avais répondu calmement. T'énerver n'aiderait pas. Et puis tu avais dit la vérité. Il était vraiment doué pour t'éviter ou se retrouver à côté de toi en compagnie de quelqu'un, et comme il refusait tout courrier de ta part, vous n'aviez encore jamais eu l'occasion de discuter.

Énervé, Benjamin finit par crier sur les quelques élèves qui avaient eu le malheur d'interrompre leur conversation pour nous écouter. S'il s'énervait déjà après eux, tu étais bonne pour en voir de toutes les couleurs... Mais tu le méritais... Et si ça lui faisait du bien de crier, autant qu'il le fasse. Au moins ça lui permettrait d'évacuer enfin tout ce qu'il avait sur le coeur.

    « Discuter de ce qui s'est passé... Tu fis une pause et te rendis compte que ta phrase pouvait porter à confusion. On sait tous les deux ce qui s'est passé, je le sais, je te prends pas pour un idiot ! Mais peut-être qu'en expliquant chacun notre point de vue, on comprendra mieux pourquoi ça c'est passé comme ça... »

Tu ne t'énervais toujours pas, alors qu'à l'époque la position de Benjamin t'avais mis hors de toi. Mais aujourd'hui, tu voulais tellement recoller les morceaux, tu regrettais tellement ce que tu avais perdu, que pour une fois tu voulais bien mettre ta fierté de côté. On dit souvent que l'on se rend compte de l'importance des choses qu'une fois qu'on les perd, et bien c'est tout à fait vrai. Benjamin était ton meilleur ami et ce n'est qu'une fois perdu que tu te rendis compte à quel point il était bien plus. Il avait tout fait pour toi et en échange qu'avais-tu fais pour lui? Rien. Tu l'avais laissé souffrir au sixième étage. Tu l'avais laissé se faire humilier. Et dés qu'il s'était tourné vers toi pour chercher de l'aide, tu avais fait mine de ne pas le connaître, trop rancunière que tu étais. Il ne méritait pas une amie comme toi.

    « En tout cas je... Finalement, tu baissas les yeux, honteuse. Je suis désolée. »

Tu l'avouais enfin. Mais lui ne te pardonnerait jamais.


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