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Afterlife ♣ Ludwig & Kaâria [PM]
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Kaâria S. Zahira
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Message Posté Dim 15 Juin - 1:16.
Afterlife.
Afterlife, I think I saw what happens next

 

 
informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Ludwig Lancaster & Kaâria S. Zahira
  ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé.
  ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Début septembre.
  ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Début de journée.
  ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Temps sombre qui décline progressivement vers l'orage.
  ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  Saison 3.
  ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Intrigue 1.
  ϟ chatiment divin exigible ▬  Non.
 
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Kaâria S. Zahira
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Message Posté Dim 15 Juin - 1:26.



« La youjad waqt…La youjad waqt… » ( il n’y a plus le temps) Le temps manque. Il défile, s’échappe, s’oublie doucement et bientôt, il n’en reste plus rien. Et elle reste là, le regard perdu sur l’horizon répétant inlassablement ces mêmes mots, brisant le silence du matin. Il n’est que cinq heures, le soleil commence une tendre ascension et elle est déjà dehors, les pieds nus léchant le souvenir d’une nuit fraiche et brumeuse. Délicatement elle s’accroupit au sol, hume le parfum de la délicieuse perlée et pose son front sur l’herbe humide. Il fait froid, mais son cœur est chaud. Dieu l’écoute. Elle récite la sourate du matin, psalmodiant avec perfection. Et pour la première fois, elle ressent en elle les émotions qu’elle préfère enfouir comme un secret honteux. La tristesse, le chagrin, l’amertume, la colère. La mélancolie, la nostalgie. La peur aussi. Chaque trouble résonne bruyamment au plus profond d’elle et des larmes s’écoulent le long de ses joues. Hamza…Reviens-moi.

Mais il ne reviendra jamais. Il est parti. Elle se relève chancelante, lance un dernier regard au soleil accusateur, ses lèvres prononçant silencieusement le nom d’Allah. Et sa poitrine se resserre pour enterrer une nouvelle fois son passé, Hamza, Taza, ses plus belles images du Maroc. Elle redevient l’élève de Poudlard, perdue dans un univers qui ne lui correspond pas. Elle avance luttant pour ne jamais se retourner. Car si elle jetait à nouveau un regard en arrière, son être entier se briserait sous la peine. Elle ne pourrait plus se redresser de ses maux et succomberait. Après tout, la mort est un soulagement pour ceux qui ne veulent plus savoir, plus connaître, plus souffrir. Ceux qui n’ont plus la patience de croire au futur. Mais elle ne faisait pas partie de cette catégorie. Elle voyait dans l’avenir une lueur d’espoir, une promesse inébranlable…une vengeance assouvie.

Elle laisse glisser sur sa peau l’eau brûlante, tentant de retrouver la chaleur du Maroc. Mais le froid est toujours saisissant, son corps hurlant de chagrin et se glaçant face à ses effroyables sentiments. Cependant, elle ne cédera pas. Elle ne tombera pas dans la démence. Elle va continuer sa marche lente dans le désert de la vie, oubliant les oasis et ne visant que le but final. Ses yeux sont fixés au loin…derrière les montagnes brumeuses. Et tel un serpent, elle glissera sur les étendues sans jamais se heurter au désespoir. Kaâria ne chutera pas. Elle ne peut le faire. Alors elle se contente de raviver les flammes du passé par des parfums, des saveurs, des objets. Une huile venue du Maroc sur la peau, les cendres d’Hamza dans une boîte et le courage au bord des lèvres. Par son ardent désir de devenir Serpent.

En effet, Kaâria s’est lancée dans la grande entreprise de devenir Animagus. Et si elle sait combien cela sera difficile, elle ne perd pas l’espoir de pouvoir se transformer un jour en Black Mamba. Aussi étrange que cela soit, elle s’identifie parfaitement à cet animal farouche et vicieux qui tue en une morsure. Peut-être car on ne se méfie jamais de ce qui vient du sol, de ce qui réside sous nos pieds ? Peut-être parce qu’elle veut être aussi puissante que lui ? Peut-être car elle veut croire que la vie peut lui apporter une dernière dose de force ? Car elle sent son cœur faiblir, son âme dépérir. Elle sent que le chemin est sinueux. Elle sent…que la vie est une traitresse. Même si dans l’obscurité il y a des lueurs de bonheur. Comme lui.

Elle sait qu’il est de retour. Qu’il ressurgit de l’oubli et qu’il retrouve le chemin de la maison. Il n’est pas un frère, il n’est pas un ami. Il n’est rien sauf un soutien, une présence rassurante, une personne de confiance. Il est une lueur pâle dans les nuits sombres, un sourire chaleureux dans le froid glacé de la vie. Oui, Ludwig est quelqu’un qu’elle aime, d’une façon étrange et indescriptible. Il ne sera jamais son frère, jamais un ami comme les autres. Il est les deux, mélangés. Et elle lui porte une telle affection qu’elle en oublie parfois combien elle préférait ne l’avoir jamais connu. Car si elle a l’occasion de le rencontrer, ce n’est que par la mort d’Hamza…que par cette famille d’accueil qui a recueilli l’enfant brisée qu’elle était. L’enfant qui se promenait avec l’urne funéraire de son frère. L’enfant qui restait des heures figées devant des étagères vides, hurlant son chagrin dans un silence morbide.

Elle avance, un sourire heureux sur les lèvres, se précipitant presque pour le retrouver. Il la connaissait. Il respectait ses croyances. Il respectait ses désirs. Et même sans avoir eu vent de son passé, de l’existence de son frère Hamza, il avait eu la chance de découvrir qui était la véritable Kaâria. Elle ne jouait pas, elle ne mentait pas. Elle se contentait d’éluder, préférant respecter le silence que le mensonge. Et cela représentait une grande étape dans sa vie depuis le décès de celui qu’elle aimait plus que tout au monde. Elle apprenait à aimer quelqu’un à nouveau. Aimer est si vaste, un concept si étrange. Aimer est si douloureux. Aimer fait si peur…

« Assalamu ‘ alaykum Akh ! » (Bonjour frère !) Elle ouvrit la porte de la chambre étudiante, sans gêne, un sourire malicieux sur le visage. « Alors, on ne prévient pas sa sœur adorée de son retour ? » Sa phrase était pleine de provocation, pleine d’humour si bien qu’elle laissa un rire s’échapper de ses lèvres comme l’offrande de son affection, de sa sincérité. Ludwig était enfin de retour…mais ce qu’elle voyait en face d’elle, n’en était qu’un pâle reflet. Elle l’observa longuement. Que lui était-il arrivé ? Qu’était devenu le frère adoptif qu’elle avait connu ? Il semblait si abimé par la vie, que son propre en cœur eut un raté. Elle ne pouvait subir la perte de quelqu’un d’autre. Que cette perte soit spirituelle ou physique. Elle n’avait plus la force, malgré les apparences et les sourires. Tu souris trop pour être heureux…

Afterlife ♣ Ludwig & Kaâria [PM]

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