VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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le quart d'heure de gloire
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Message Posté Ven 14 Jan - 21:06.
le quart d'heure de gloire 110114090619285298

Les victoires, même les plus courtes, méritent toujours d’être célébrées. Autrefois, on faisait venir des femmes sur les campements militaires, comme pour les récompenser et leur donner encore plus de courage. De nos jours, ce temps est révolu. Cela fait bien longtemps que les femmes ont déclaré leur parité avec les hommes, même si certains esprits conservateurs restent campés sur leurs positions. Dans le monde magique qui vit caché sur Terre, la démarche est encore plus forte, ou plus scandalisant, suivant ce que vous en pensez. Le fameux et tortueux Tournoi des Trois Sorciers tout juste réhabilité, met en extrême compétition trois sorcières. Trois élèves, à mi chemin entre l’insouciance et l’âge adulte, que ce tournoi va propulser en avant, vers ce dernier. Et quoi qu’il en soit, toutes en ressortiront, outre les blessures physiques, qui pourtant ne sont pas à ménagé, grandies.

Je tournai le loquet baroque en or de la poignée, et poussai la porte. Sitôt, je du faire face à un vent aussi glacial que l’avait été ma sinueuse nuit dans la Forêt Interdite. La première épreuve du Tournoi. Epreuve que j’avais remportée. Moi, « blondie ». Et pourtant je n’étais pas satisfaite. Comme une impression d’acte inachevé. Il ne me suffit qu’à baisser les yeux pour entrapercevoir, perçant au milieu de l’obscurité grisante de la nuit, les deux pupilles cuivrées d’un chat. Telles deux demi-lunes. Ce chat. Ce foutu chat que je n’avais pas été capable de rapporter. Et au lieu de cela, quoi, un vulgaire lapin blanc. La colère ne s’était toujours pas dissipée. Les deux autres championnes elles, n’avaient pas faillit à leur tâche, elles avaient toutes deux, rapporté sans faute l’animal qu’elles devaient trouver. D’ordinaire si tendre avec les bêtes, j’avais du refouler avec beaucoup de mal une pulsion pour le moins animal et qui sans doute aurait été fatale à ce pauvre petit lapin tout à fait innocent. Les autres, mes camarades, bien sûr n’en faisaient pas de cas, hormis quelques éternels sarcastiques. Tous fêtaient ma victoire. Et pourtant je n’avais pas gagné le Tournoi, seulement remporté la première épreuve. Mais rien ne pouvait leur enlever cette idée de faire la fête. Elle se passait dans le carrosse français, celui-là même qui nous avait amené de Beauxbâtons à Hogwarts. Bien sûr, il s’agissait d’une fête privée, aucun individu externe à l’école de Melle Courterois n’était accepté, exclusivement les Beauxbâtoniens. Je n’avais pu échapper à la fête. Bien qu’étant fatiguée, tous m’avaient traîné jusque-là. Je souriais, au moins j’avais réussi une chose, ramener l’espoir dans une communauté magique qui n’avait plus remporté un Tournoi depuis plus de vingt ans. J’étais resté un moment à la fête, je m’y étais amusé, il faut dire que j’étais tout de même la vedette. Mais il faisait si chaud, l’air devenait oppressant, l’ambiance pesante également. J’avais besoin de changer d’air littéralement. Je réussi à m’éclipser quelques secondes du regard de mes compatriotes, pour m’échapper par la porte. Ils ne viendraient pas me chercher. Et même si ça leur serait venu à l’esprit, ils comprenaient que j’avais besoin de respirer. Ils n’avaient pas besoin de moi pour s’amuser. Après tout, ils avaient bien vite fait d’oublier la raison pour laquelle ils faisaient la fête, pour ne se focaliser que sur une chose, faire la fête, purement et simplement. Je descendis les deux marches suspendues du carrosse et m’enfonça dans l’épaisse nuit. Cette vision ne me rappelait que trop bien mon aventure de la première tâche. Il faut croire que les nuits anglaises sont toujours aussi opaques. Je n’eu le temps de ne faire que quelques pas, que déjà une silhouette semblait se dessiner dans la pénombre qui me faisait face. Toujours sur mes gardes, même en cette soirée de fête, je resserrais l’étreinte que mes doigts faisaient autour de ma baguette. Cela pouvait très bien être un élève d’une école adverse voulant venger sa championne ou me mettre hors-jeu. « Zadig » soufflai-je en reconnaissant les traits du jeune homme brun. Décidemment, ce fichu Tournoi avait le don de me rendre parano. La tension autour de mes doigts se détendit. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire, à rôder autour du carrosse des français en plein milieu de la nuit. S’insérer clandestinement dans la fête ? Ce serait très étonnant tout de même. « Tu voulais me voir ? » Comment oublier le jour où j’ai rencontré cette créature bipède. « Mister Wheelser, ou comment nuire à jamais mes espoirs de bien me faire voir par la Ménagerie Magique »
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Message Posté Ven 4 Fév - 18:08.

Muzicons.com

    L’effervescence du Tournoi des Trois Sorciers. Je n’entendais plus que cela. Tournoi par-ci, Tournoi par-là. Le peuple sorcier était dans un tel état de surexcitation dès que l’on mentionnait ce foutu tournoi ! Comme si voir trois élèves s’arrachaient la victoire, avait un quelconque intérêt. Bien entendu, les trois élèves en question, devaient subir des épreuves et je ne remettais aucunement en cause la difficulté du jeu, mais je trouvais tout de même, tout cela quelque peu ridicule. A moins, que je ne sois définitivement un personnage un peu misanthrope, ayant des valeurs hors nomes, et une fâcheuse tendant à diaboliser et à noircir toute chose ? Hélas, l’hypothèse était plus que probable. Surtout depuis ces derniers temps.
    La nuit était tombée, closant la journée avec elle, et son lot d’aventure. Allongé sur le lit du dortoir, je contemplais le plafond, me laissant bercer par le bruissement des arbres au dehors. Ce cadre correspondait exactement à mes attentes. Personne ne se trouvait aux alentours, je pouvais donc me laisser divaguer vers un flot de pensées, diverses et variées. Bien entendu, il fallait s’attendre à un contrecoup. Je ne pouvais pas simplement penser librement, sans faire souffrir quelques parcelles de mon être. Ce n’était, sinon, plus un jeu délectable. Cela perdait de sa valeur.
    Je devais me concentrer sur un sujet intéressant. Bien entendu, Seddy, ma famille et tout le reste, était le meilleur, mais hélas, depuis quelques temps, il devenait trop répétitif. Non, je devais trouver quelque chose de différent. Hélas, rien ne venait. Seules des images, fort, désagréables restaient au centre de mon esprit. Je tournai la tête pour chasser de ma tête ces mauvais souvenirs, mais rien ne partait. C’était embêtant. Moi qui, pour une fois, voulait centrer mes idées sur des questions plus existentielles, comme les conditions des moldus et autres, j’étais de nouveau rattrapé par mon cas. Il fallait que j’arrête. Mais je ne pouvais pas. Tout me semblait si difficile. Je n’avais jamais subi cela. L’indifférence me torturait. Avant, j’avais le droit à des paroles vives et méchantes, mais ce privilège s’en était allé. Ils ne m’accordaient plus rien.
    Au creux de mon ventre, je sentis une boule de chagrin naitre. Il fallait l’arrêter. Surtout qu’elle ne s’étende pas. Je serrai violemment mon ventre avec mes bras, espérant faire partir la douleur, qui n’en était pas vraiment une, mais rien. Je me sentais de nouveau étrangement mal. J’avais tenté le diable. Ce n’était pas une surprise.

    « On a perdu, face à cette espèce de petite blonde débile et française ! Cette Ariel…Rah ! » Je tournai ma tête et contemplai les nouveaux arrivants. Ils ne semblaient pas m’avoir remarqué. Ce n’était pas plus mal. D’après les phrases que je venais d’entendre, ils parlaient du Tournoi des Trois Sorciers, pour changer. C’était prévisible. Limite lassant. Mais cette fois-ci, il y avait quelque chose de différent. Il avait mentionné le nom d’Ariel. Je savais pourtant que c’était elle, mais…l’entendre dire, était différent. Ariel. Je me levai soudain.

    « Oh ! Zadig, tu étais ici ? » J’observai mes deux interlocuteurs et avec un grand sourire, j’hochai la tête pour opiner. Ils étaient interloqués. Moi, Zadig, leur offrir un sourire ? Je ne savais pas moi-même ce qui m’avait prit, mais j’étais là, et je me sentais beaucoup mieux. Il fallait que je voie Ariel. Pourquoi ? Je n’en avais aucune idée. Il le fallait. Je devais, en plus de ça, m’excuser pour l’histoire de la Ménagerie Magique. Oui, je devais la voir. Je ne savais pas si allait me reconnaitre, mais tant pis. J’avais besoin de faire quelque chose. J’attrapais soudainement mon manteau, et m’éloignai du dortoir. Je n’avais pas le temps. Il fallait être rapide. Je savais où se trouvait les « français ». Il suffisait juste d’aller vite.

    Quelle fut ma surprise, quand je vus des lumières s’éloignaient du carrosse des petits « French ». Elle ne serait surement pas là. Je réalisais soudain la débilité de mes gestes. Qu’est-ce qui m’avait prit, de venir, à je ne sais quelle heure, voir une fille, qui se ne rappellerait sans doute pas de moi, et qui faisait la fête pour, justement, fêter sa victoire ? Réagir avec autant d’impulsivité ne me ressemblait pas. Je m’éloignai du carrosse, m’attardant dans l’immensité du parc. Mais alors, que je ressassai encore et encore, mes actes inconscients, j’entendis une voix qui prononçait mon nom. Il ne me fallut pas longtemps pour savoir à qui elle appartenait. La chance me souriait. J’existais. Elle me reconnaissait. J’existais.
    « Ariel… » J’avais murmuré son prénom si bas, qu’elle ne devait pas l’avoir entendu. Je restais immobile dans le noir. C’était étrange comme sentiment. Etre récompensé pour son courage. C’était cela. Mon impulsivité, mon courage était récompensé. « Tu voulais me voir ? » Oui, je voulais la voir. Mais je n’osais pas lui dire. Elle se demanderait bien ce que je lui voudrais.
    « Mister Wheelser, ou comment nuire à jamais mes espoirs de bien me faire voir par la Ménagerie Magique » Je ne pus m’empêcher de sourire. Soudain, une petite voix intérieure m’obligea à avancer vers la française. La nuit était si sombre que je n’étais pas sur de me trouver bien en face d’elle.
    « Justement…je suis là pour ça. Enfaite je voulais m’excuser. » Je ne savais pas exactement comment réagir. Le motif de ma venue était si étrange. Enfaite, moi-même, je ne savais pourquoi j’étais là. C’était son prénom qui avait réveillé en moi le désir de la voir. Pourquoi, elle ? On ne se connaissait pas du tout. Mais tant pis. J’étais là, devant, elle, à quelques centimètres et j’étais récompensé pour mon impulsivité.


(J'ai enfin répondu ;p )
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Message Posté Mer 9 Fév - 15:51.
le quart d'heure de gloire 110206021923993465

Nous restions tous deux immobiles, à se fixer dans le noir. Zadig s'avança vers moi. C'était étrange cette sensation ... comme si je retrouvais un vieil ami. Et pourtant, je ne l'avais rencontré qu'une seule fois. Nous ne savions rien l'un de l'autre. Zadig entrouvrit les lèvres et laissa échapper accompagné d'un souffle froid émanant de sa bouche. Il faisait tellement froid ce soir que de la buée sortait à chaque expiration. Je me refusais à imaginer comment ce serait chez les russes. Je savais que le Royaume-Uni était un pays froid mais à ce point. Sûrement qu'il s'agissait là d'un soir exceptionnel. « Justement…je suis là pour ça. Enfaite je voulais m’excuser. » Aussitôt ces mots dits, un élan de tendresse m'envahit, comme celui qu'on aurait face à un enfant ou face à un musicien. Zadig, je ne connais rien de toi, mais une chose est sûre, tu es quelqu'un de bien, pensai-je. Peut-être que ce n'est qu'avec moi, peut-être que tu ne le sais pas toi même, mais que ce soit une attitude implicite ou explicite, tu es définitivement quelqu'un doté d'une gentillesse incroyable. « Zadig ... ce n'était pas la peine ... Enfin, tu m'as déjà envoyé un hibou. C'est plutôt à moi de m'excuser, je me suis beaucoup trop emportée. D'ailleurs c'est beaucoup trop, je ne peux pas accepter un tel cadeau, d'autant plus que je ne pense pas le mériter. » Dis-je en souriant. Je peinai à croire qu'il ai fait tout ce chemin juste pour se faire pardonner, c'était vraiment trop ... « Oh et puis je m'en fous, j'ouvrirais une autre Ménagerie Magique qui sera mille fois mieux, ou je resterai travailler en France. Après tout je n'ai pas tellement envie de passer ma vie derrière un comptoir, je ne sais pas ce que tu veux devenir toi, mais je crois que je préférais bouger, le problème avec les créatures magiques, c'est qu'il n'y a pas tellement de débouchés ... peut-être que c'est une ambition trop puérile après tout ... je ne sais pas » Continuai-je en sur le ton de la rigolade, puis évoluant vers un ton de plus en plus sérieux et méditatif sur mon avenir. « Allez, on ne va tout de même pas se prendre la tête pour savoir qui est le plus en faute et se morfondre en excuses. » J'avais retrouvé sur mon visage un air jovial et enjoué, cet air que bizarrement je peinai à retrouver en compagnie de mes camarades français. Lassé, peut-être que c'est ça, et si au fond j'étais lassée de tout. Alors Zadig représenterait pour moi une mine de découverte, un coffre au trésor, une nouveauté, que j'étais plus que prête à explorer. Je considérai l'anglais un instant, puis entama avec la politesse et la courtoisie qui s'y oblige « Désolé pour votre championne. » mais quelque-chose n'allait pas ... A Beauxbâtons, on nous avait toujours appris à être polie et bien élevé en toutes circonstances, ne jamais froisser les gens, pour devenir de bons êtres respectables, et pourtant, c'était bel et bien de la pure et simple hypocrisie parfois. Je refusai de me conformer dans ce monde, surtout pas avec Zadig, lui qui ne me connaissait pas encore, et avec qui je pourrais être qui je veux, vraiment, être enfin moi, et adieu les codes. Alors je souris « Non, en fait je ne le suis pas. » Et éclatai de rire. Ce n'était pas un rire moqueur, mais ce rire cristallin qui m'appartenait bien entraînait Zadig avec moi. J'étais sincère, certes, ce n'était peut-être pas très bien, au point de vue de l'étique mais bon ... Ce n'était pas le moment de culpabiliser, et puis être conforme à la morale et bien plus important que cette étiquette artificielle non ? Comment pouvai-je m’en vouloir. D’une c’était elle qui m’avait attaquée la première, et par derrière qui plus est, ce qui était tout bonnement impensable, et inacceptable au point de vue de l’éthique française. De plus, en bonne beauxbâtonienne, je l’avais laissé indemne, mes sortilèges n’avaient été que ceux de défense, je ne l’avais pas attaqué, je ne l’avais pas même mise hors-jeu, seulement l’empêchant de nuire plus à mon parcours. Mes camarades m’avaient informé qu’elle avait même attaqué la championne de Durmstrang, personnellement, je ne trouvai pas cela très louable. Préférer nuire aux autres plutôt que de réaliser sa quête, mais après tout, c’était peut-être la logique qu’on nous enseignait à Beauxbâtons, qui me faisait résonner ainsi. C’est vrai que le Tournoi n’est pas quelque-chose de gentil, j’étais peut-être trop gentille justement. Nous sommes concurrentes, on doit se battre. Décidemment, le Tournoi faisait vraiment évoluer ma pensée, et j’avoue que pour le moment je ne sais si c’est une bonne ou une mauvaise chose. On verra ce qu’il adviendra à la prochaine épreuve. « Bon, on ne va pas rester planté là, maintenant que tu es venu jusqu’ici simplement pour t’excuser, et au passage bien évidemment tu l’es, allons quelque-part. » Etrangement, j’étais radieuse, je ne saurais l’expliquer. J’étais toute ouïe, la personne de Zadig m’intéressait vraiment, c’était comme fouler le sol d’un nouveau pays pour la première fois. Il devait me prendre pour une fille hyper sociable, seulement j’avais vraiment l’impression de retrouver un vieil ami, comme si on se connaissait déjà, seulement ça je ne pouvais le lui dire, il me prendrait vraiment pour une folle.
c'est mauvais ... dsl
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Message Posté Mar 15 Fév - 23:03.
    « Zadig ... ce n'était pas la peine ... Enfin, tu m'as déjà envoyé un hibou. C'est plutôt à moi de m'excuser, je me suis beaucoup trop emportée. D'ailleurs c'est beaucoup trop, je ne peux pas accepter un tel cadeau, d'autant plus que je ne pense pas le mériter. »
    Méritais-je ces mots si réconfortants ? Cette question revenait sans cesse depuis qu’Ariel avait prononcé ces paroles. Oui, méritais-je que l’on m’accorde autant de gentillesse ? Non, surement pas. Ces derniers temps je n’avais fait qu’utiliser mon entourage, que le manipuler. Je n’avais cessé de jouer. D’être ce Zadig sans aucune éthique, valeur, vertu. Et même si, je trouvais cela exaltant, je ne retrouvais plus dans ce personnage. Je n’étais pas quelqu’un de foncièrement mauvais. Certes j’avais mes problèmes, mais je n’étais pas aussi terrible que cela. J’avais besoin de me retrouver. Et aussi étrange que soit la chose, en présence de la jeune française, je me sentais bien plus vivant, véritable, qu’avec quiconque. Les souvenirs affluaient moins. J’étais plus en paix. C’était…jouissif.

    « Oh et puis je m'en fous, j'ouvrirais une autre Ménagerie Magique qui sera mille fois mieux, ou je resterai travailler en France. Après tout je n'ai pas tellement envie de passer ma vie derrière un comptoir, je ne sais pas ce que tu veux devenir toi, mais je crois que je préférais bouger, le problème avec les créatures magiques, c'est qu'il n'y a pas tellement de débouchés ... peut-être que c'est une ambition trop puérile après tout ... je ne sais pas »
    C’était fou, comme cette fille était un parfum de fraicheur, de bonne humeur. Lorsque je l’écoutais, j’avais envie de croire en ces rêves. Non ce n’était pas puéril. C’était profondément humain. Et cette humanité me touchait particulièrement. Les gens manquaient de plus en plus d’humanité. Ils avaient le don pour souhaiter des métiers qui rémunéraient bien, mais par forcément, ceux qui auraient vraiment voulus faire. D’ailleurs…que voulais-je faire ? Je ne m’étais jamais posé la question. Cette réalité s’imposa avec moi avec plus d’intensité que jamais. Je restai un moment les yeux écarquillés. Que voulais-je faire ?! Je travaillai pour satisfaire mes parents, mais jamais, je n’avais réfléchi à mon avenir. Je me contentais de me projeter jusqu’aux vacances prochaines avec ma famille, mais jamais plus loin. Ma surprise passait, je restai un moment, le regard perdu dans le vide, déconnecté. C’était étrange, de se projeter. Je ne voyais rien, moi. Pas d’avenir, rien. Me marier ? Mais avec qui ? Je n’avais pas de femme idéale. Une petite voix me chuchota le nom de Seddy, mais je savais pertinemment, que cela serait impossible. Pas que je ne voulais pas, mais ce serait si compliqué. Et j’étais loin de vouloir la complication. Dans quoi allai-je travailler ? J’aimais les livres…dans une bibliothèque ? Les paroles du Choixpeau me revinrent à l’esprit. J’avais soif de savoir. J’avais de l’ambition…Mais quelle ambition ? Enfaite, ma vie était conditionnée par mes parents. Mon avenir était simple…je voulais être libre. Libre d’eux. Libre de ma tristesse. Tout simplement. Libre d’aimer celle que je voudrais. Libre de mes choix. Libre de les voir. Libre de les aimer. Libre de les haïr. Libre.
    Je sortais de mes songeries et plongeai mon regard dans celui d’Ariel. Elle serait libre. Elle avait du caractère. Elle s’imposait. Oui, elle serait libre.

    « Allez, on ne va tout de même pas se prendre la tête pour savoir qui est le plus en faute et se morfondre en excuses. » Face à son air jovial, je ne pus m’empêcher de sourire. C’était étrange. Jamais je ne souriais ainsi. Seulement avec Seddy, mais depuis…ce sourire avait disparu de mon visage. Aujourd’hui, il pointait le bout de son nez, certes avec fébrilité, mais tout de même…il était là. Ariel…je venais de lui offrir un véritable sourire. Mieux encore, je venais de trouver quelqu’un avec qui je ne jouais pas. C’était encore mieux.

    « Tu as raison ! »
    Je prenais une mine joviale. Ces traits heureux tiraillaient ma peau, sans le vouloir. Je n’étais plus habitué à cela. Et pourtant, j’aimais, oui, j’aimais ce tiraillement. Mais…quelque chose n’allait pas. J’avais envie d’être heureux en la présence d’Ariel. J’avais envie de laisser tout de côté, mais quelque chose ne fonctionnait pas encore. Une impression de déjà vue. C’était ça. Je n’arrivais pas à mettre un souvenir sur ce sentiment. Mais je le connaissais. Je n’arrivais pas à savoir. Pourtant, le souvenir devait être douloureux, car il me mettait dans un état d’étrange malaise. Ma boule de chagrin réapparut. Je plaquai ma main sur mon ventre. Ariel avait du voir mon geste. Je n’en étais pas sur. J’essayai de garder bonne mine…mais ce sentiment étrange me rendait…incertain. Je ne savais comment l’interpréter. Mais je le connaissais…cela était certain.

    « Désolé pour votre championne. » Cette phrase me ramena à la réalité. Le sentiment qui m’avait habité, disparu un peu, laissant place à la déception. Si Ariel était comme les autres…si elle portait vraiment de l’importance à ce Tournoi…Si elle était sincèrement désolée…Si elle usait d’hypocrisie. Mon visage se ferma. J’étais déçu. Je pensais qu’Ariel était ce genre de vif bien loin de l’éthique et de ces conneries d’hypocrisies de bonne foi, qui, d’ailleurs, constituaient une grande partie de mes gestes et paroles,…mais visiblement je m’étais trompé. Elle était comme les autres. Je baissai les yeux, et inconsciemment, je m’éloignai d’un pas. La déception se lisait sur mes traits.

    « Non, en fait je ne le suis pas. »
    Je relevai la tête, complètement surpris. Mon sentiment de déception s’envola. Finalement, j’avais peut-être raison sur Ariel. Lorsqu’elle se mit à rire, je ne pus m’empêcher de la suivre. Rire…c’était…je ne trouvais pas de mot. J’aimais rire. J’aimais comme un dingue, rire. J’aurais voulu en pleurer, tellement cela était magnifique…et pourtant, je ressentais de nouveau, l’étrange sentiment, que je connaissais déjà toute la scène. Pourquoi je n’arrivais pas à être tout simplement insouciant… ? Pourquoi étais-je à la fois heureux et triste ? Comme si j’allais être réprimandé pour mes actes. Comme si…j’avais déjà vécu tout cela et que je connaissais la fin. Je m’arrêtai de rire, laissant sur mon visage, des traits impassibles, mais qui témoignaient de mon malaise. Je posai mon regard sur Ariel. Elle était radieuse. J’aimais les gens comme elle.


    « Bon, on ne va pas rester planté là, maintenant que tu es venu jusqu’ici simplement pour t’excuser, et au passage bien évidemment tu l’es, allons quelque-part. » J’aurais pu la suivre n’importe où. Elle me redonnait un peu de joie…malgré cet étrange malaise qui m’habitait. Je lui affichai un faible sourire, ne pouvant plus pleinement sourire, sans voir ma boule de chagrin réapparaitre avec force. D’ailleurs, celle-ci ne cessait pas de me ronger les entrailles. Je pensais pourtant qu’elle était partie…mais elle revenait. Pourtant je n’avais pas une seule fois pensé à Seddy…Il fallait que je parle. Que je fasse quelque chose.

    « Viens…faut que tu voies un truc. »
    Je lui prenais la main, sans aucun arrière pensé, et l’entrainai un peu plus loin. Je me rappelai vaguement d’un endroit, qui m’avait ébloui par sa beauté. J’étais presque sur d’y être…mais visiblement je me trompais. Je m’arrêtais, net.

    « Merde (en français)…je ne sais plus où c’est. » Je lâchai sa main. C’était étrange…dans d’autres circonstances, j’aurais voulu profiter de ce contact, mais là…quelque chose m’indiquait que je ne devais pas. Pire encore, que cela ne m’aiderait pas à aller mieux. Qu’au contraire…j’allais souffrir. Je me tournai vers Ariel, lui offrant un petit sourire, pleins d’excuses. J’étais nul. Je m’attardai un peu plus à la contempler. Elle me disait quelque chose, elle aussi. Son regard, son sourire ?...je détournai le regard. Quand je la regardai, c’était douloureux. Pourquoi ? Je n’en avais aucune idée. Mais j’avais mal…psychologiquement parlant. D’ailleurs ma main s’était de nouveau posée sur mon ventre. C’était instinctif, en ce moment. Je savais pertinemment que la douleur ne partirait pas. Il n’y avait rien de physique. C’était juste dans ma tête.


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Message Posté Lun 21 Fév - 0:13.
le quart d'heure de gloire 11022010483073213

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J'observais Zadig derrière mes yeux perçants et emplie d'ingéniosité, j'avais envie de rire, de rire comme jamais je n'avais rit, un fou rire comme longtemps je n'en avais pas eu. Zadig plongeait lui aussi son regard dans le mien, il semblait me scruter, m'examiner, comme un laser moldu. A l'instar de voir à travers ma peau, Zadig semblait percer à travers mon âme. Il semblait si différent des autres. Il m'apparaissait tellement plus spirituel ... je crois bien que je l'aurais suivit jusqu'au bout du monde s'il me l'aurait demandé cette nuit là. Il ne semblait pas s'attarder au physique ni aux vêtements, il semblait tellement plus naturel... Et ça faisait de bien. J'avais cette impression de n'être jugée que sur ce que j'étais vraiment, voire même la sensation de ne pas être jugée du tout. Quoique chacun sait que la perception et l'interprétation diffèrent toujours de la réalité et de la vérité. Mais peu importe, cette réalité là, que je me formais, que je percevais, que je pensais interpréter de la manière la plus juste et la plus vraie, elle me plaisait, et c'est tout ce qui compte. Je n'avais même pas envie de connaître si elle était vraie ou fausse, si Zadig était bel et bien comme je me l'imaginais ou non. Peu m'importait, car ce sentiment-là, me transportait si bien. Cela m'apportait un vent nouveau, un souffle revigorant de liberté et de légèreté, comme débarrassée de tous les complexes, de tous les codes, de toutes les étiquettes du monde ... Il n'y avait plus de conformité, plus de critères sur lesquels les gens se basent pour vous juger, plus d'uniformité à laquelle se calquer. Ce sentiment de ne pas être jugée, ou tout du moins de l'être sur ce qu'on est vraiment, donnait tout simplement des ailes. Et même si c'est toujours dur de ne juger les gens que sur ce qu'ils sont vraiment au fond d'eux, sans aucune influence ou perception venant obscurcir le jugement, et encore plus de ne pas juger du tout, alors la démarche était là. Et si l'intention était belle et bien là, alors c'était déjà très beau, c'était d'ors et déjà gagné. Zadig n'avait pas dérogé son regard de mes pupilles, je souriais, le même sourire malicieux que j'avais à mes dix ans, quand tout allait encore chez la famille Augustin. Ou quand tout semblait encore aller, qui sait combien de temps mes parents jouèrent à ce petit jeu de faux-semblants. Je l'ai croyais au dessus de tout ça, je nous croyais tous au dessus de tout ça. Et pourtant c'est arrivé, même les plus grands hommes tombent comme on dit. J'ai toujours voué un amour inconditionnel à papa, complexe d'Œdipe oblige, car non, les sorciers n'en sont pas moins épargné. Alors le jour où je suis rentré de Beauxbâtons et qu'il n'était pas là, le choc fut très dur. Mais encore plus brutal, le fait que ma mère ai tardé à m'annoncer que non, il n'était pas parti en voyage professionnel, et qu'en fait il ne reviendrait jamais. Je lui en voulais, je lui en voulais comme jamais de ne pas me l'avoir dit plus tôt, de ne pas me l'avoir dit le jour même de mon retour. Je lui en voulais de m'avoir fait ainsi languir, je lui en voulais de m'avoir ainsi laissé nourrir un espoir vain pendant toutes ces semaines... Et puis je crois que je lui en ai voulu aussi, voulu du départ de papa, comme si c'était elle la responsable. En grandissant je compris, en mûrissant grand-mère m'appris.
Un mouvement, Zadig souriait. D'un beau et large sourire, lui semblait un peu heureux ce soir. Un élan de sympathie chaleureux devait nous envahir tous les deux, peut-être un réflexe au froid ambiant. « Tu as raison ! » Zadig s’exclama enjoué. Nos yeux pétillaient de fraîcheur et d’allégresse, quand la main de mon interlocuteur se posa sur son ventre. Ce n’était pas la main qu’une femme enceinte pose sur son ventre rond, plutôt comme la main qu’on pose sur une douleur, en appuyant dessus comme pour la faire partir ou tenter de la contrôler, une douleur telle qu’elle nous pli en deux. Mais Zadig n’avait pas fléchi, il se tenait bien droit, quoique le dos un peu courbé et regardait le sol. Un instant, je crus voir son sourire jovial se transformé en un rictus de douleur. Je ne savais que faire, agir ou rester planté là sans rien faire. Mon cœur me disait de faire quelque-chose, mais aussitôt, ma morale formée par Beauxbâtons, m’inculquait que cela ne se faisait pas, que c’était très mal vu et mal élevé de s’immiscer ainsi dans la vie des gens, de s’occuper de se qui ne nous regarde pas, d’autant plus, devant une personne que l’on ne connaît que depuis peu. Certes, mais avec Zadig s’était différent, tout du moins j’avais cette impression de différence, cette impression de confiance mutuelle, comme celle qu’on ressent en retrouvant un vieil ami, bien que celle que j’éprouvai était encore différente, c’était difficile à exprimer. Dès lors, ma raison vint s’imposer à moi. Que faisais-je ? Me conformer à une morale qui n’est pas la mienne, à des règles morales que l’éducation beaubâtonienne m’a enseigné. C’était en contre sens à ce que je venais de prôner en envoyant balader les codes, c’était me contredire moi-même. Etais-je assez stupide pour me comporter de la sorte ? Non, la réponse était évidemment non. En d’autres circonstances peut-être oui, mais là non, là il n’y avait que Zadig, moi et personne d’autre. Ah si, j’oubliai Phemen, qui m’avais suivit à l’extérieur du carrosse. Ce chat ne me quittait jamais, et je ne devais jamais le quitter, il y avait comme un lien invisible entre nous, et j’avais la sensation que même si nous le voulions, nous ne pourrions jamais nous en défaire. Je décidai donc d’agir, au quart de tour comme certains le disent. Faisant un pas vers le jeune sorcier, je posai ma main sur son poignet, le poignet de sa main qu’il posait sur son ventre même. Car même si je ne le connaissais pas véritablement, mes yeux reflétaient un éclair d’inquiétude.
« Désolé pour votre championne. » venais-je à l’instant de prononcer. « Non, en fait je ne le suis pas. » Au départ, je ne vis pas le changement s’opérer, mais petit à petit, je remarquai les traits de l’anglais se modifier, et son visage revêtir le masque de la déception. Puis le doux visage du brun se souleva, et il déposa à nouveaux ses sombres prunelles remplir d’espoir dans les miennes. Et puis il y eu le rire. Ce rire, celui-là même qui m’avait chatouillé tout à l’heure. Finalement, il avait remonté tout le long de ma gorge, pour enfin exploser dans un éclat cristallin. Tout s’enchaîna alors, Zadig me suivit, entraîné dans mon fou rire. Nous rirent comme jamais, comme si nous n’avions plus rit depuis fort longtemps. Et c’était la vérité, tout du moins dans mon cas, en ce qui concerne le poudlardien, je n’en avais absolument pas la moindre idée. C’était tellement ridicule, cette hypocrisie, cette condescendance, mais le plus ridicule encore, était cette faculté qu’avaient les gens à s’annoncer bien au dessus de tout cela, alors qu’ils étaient rongés par le vice … Zadig reposa son regard sur moi, une fois notre fou rire passé et dans un ultime élan de complicité, je sentis sa main se glisser dans la mienne. « Viens…faut que tu voies un truc. » Et je le suivi, nous coururent, comme deux gamins en fuite, dans le vaste domaine brut d’Hogwarts. Le vent s’était calmé, la nuit était devenue plus douce. Quand Zadig lâcha ma main. « Merde …je ne sais plus où c’est. » je tournai la tête, surprise qu’il sache dire ce mot dans ma langue, c'est-à-dire que ce n’est pas tout à fait ce qu’on apprend quand on enseigne une langue étrangère, mais ça eut le don de me faire sourire. Zadig se tourna vers moi, il affichait un petit sourire désolé. Mais non, enfin pourquoi abandonner si vite, cet endroit devait forcément y être, simplement la nuit l’avait un peu décontenancé. « Ca ne doit pas être bien loin, on va chercher, dis-moi à quoi ça ressemble ? » Je scrutai les environs, faisant un tour, mais quand je revins à lui, Zadig ne me regardai plus, son attention avait été capté par autre chose, plus bas, en lui. Sa main s’était de nouveau posé sur son ventre. Soucieuse je m’approchai d’un peu plus près, les traits de son visage s’alignaient en une grimace de souffrance étouffée. Comme précédemment, ses yeux semblaient voilés d’un sentiment, d’un supplice. Je voulais l’aider, je ne voulais que ça, arrêter de le voir souffrir devant moi. Délicatement, je posai ma main sur la sienne appuyée contre son ventre et l’y retirait doucement. « Zadig, ça ne va pas, je le vois … tu … » Mais étrangement, ce geste n’eut pas l’effet escompté, Zadig recula d’un pas. Le visage baissé, je ne pouvais voir son visage, ni l’expression dans son regard. Ce recul de rejet me convint à m’éloigner moi-même d’un pas en arrière. Je n’avais aucune d’idée de quelle en était la raison mais les suppositions se bousculaient dans mon esprit, et n’en trouvant aucune explication, toutes ramenaient la cause … à moi.
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Message Posté Mar 22 Fév - 17:58.
    Ma main continuait de se crisper sur mon ventre, essayant par ce faible moyen, de faire disparaitre cette horrible sensation de malaise qui pesait au creux de mes entrailles. Il fallait que cela parte. Je ne pouvais pas continuer à habiter pareil sentiment. Je devais le détruire. Le briser. Mais comment ? Il ne partait pas. Il restait là me rappelant à chaque instant, que rien ne serait comme avant. Alors que je divaguai vers mes pensées, je sentis la main d’Ariel se poser sur la mienne. Pendant un instant, mon cœur battit plus vite que de coutumes. Elle avait donc réalisé…Je reculai d’un pas sous le choc. Ce n’était pas un recul de rejet. Non, c’était autre chose. De la peur ? De la défense. Je me défendais. J’avais tellement peur que l’on sache, que personne ne devait tenter le moindre geste à mon égard.

    « Zadig, ça ne va pas, je le vois … tu … » Elle avait reculé, elle aussi. Je l’avais blessé. Je relevai la tête, le visage marqué par l’angoisse, l’inquiétude, la tristesse. J’étais vraiment un idiot. Je venais de repousser la seule fille pour laquelle j’avais un minimum d’intérêt. Pas dans le seul auquel vous pensez immédiatement. Je veux dire par là, que j’ai soif de la découvrir. Elle est attrayante. Différente, aussi. Ma main s’éloigna de mon ventre, pour venir se placer contre ma cuisse. Je devais me ressaisir. Ne pas me laisser submerger par ce sentiment qui m’envahissait. Ne cède pas à la facilité Zadig. Certes la tâche est rude, car le mal est fort, mais tu es capable de te battre. Tu le dois. Ce n’est pas une question de vie ou de mort, mais c’est important. Ta vie est conditionnée par tes parents, par une jeune fille que tu as tant aimé que te relever de cela est une épreuve qui te semble insupportable. Mais tu es libre Zadig. Qu’est-ce qui te retient ? Ils t’ignorent et t’ignoreront toujours. Elle ne se rappelle plus de toi, et ne s’en rappellera jamais. Tu l’aimes encore et tu l’aimerais toujours, mais de cette façon délicate d’aimer ceux qui sont partis. Avance. Au moins ce soir. Avance. Je me le répétais depuis maintenant quelques minutes, mais rien n’y faisait. Mon malaise ne partait pas. Pourtant Ariel n’avait aucun rapport avec ma vie antérieure ! Je ne comprenais pas. Je ne pensais pas à Seddy, ni à mes parents. Enfin je n’y pensais pas beaucoup, comparais à parfois. Mais le malaise persistait. Je me devais de réagir. Oui, avance Zadig.

    « Je vais bien…j’ai…euh…des soucis à l’estomac. » J’ouvris grand les yeux face à propre phrase. Des problèmes d’estomac ?! J’aurais tout aussi bien pu lui dire que j’étais constipé, et lui racontais la vie de mes intestins. Je ne pus m’empêcher de réprimer un sourire, pour finalement éclater de rire. C’était tellement gros comme mensonge. En plus c’était profondément ridicule. Mais ça avait au moins le mérite d’être légèrement drôle. Je me calmais, puis tournai mon regard vers Ariel. Avance. Je lui offrais un de mes plus beaux sourires. Le genre de sourire que je n’avais offert qu’à Seddy. A l’évocation de son prénom, ma main manqua de se replacer sur mon ventre, pour chasser la boule de chagrin qui s’y installait, mais je retins mon geste. Bonne étape. Je ne pourrais plus me faire avoir là-dessus. C’était fou. Même en présence de la jeune française, je continuai à me façonner une carapace impénétrable. Elle devait, d’ailleurs, me trouver bien lunatique. De la douleur, j’étais passé au rire. Mais je n’avais trouvé que cette solution pour détendre l’atmosphère. Et pour me défendre, encore un peu plus, contre cette douleur sourde.

    « Allez viens, on va le trouve cet endroit « magique »(en français) ! Let’s go ! » Je lui attrapai la main, une nouvelle fois, sans lui demander son avis. J’avançais. Je faisais des efforts surhumains ! Mais la question n’était pas là. Je l’avais brusquée, en la repoussant, je me devais de me faire pardonner. Même si cela devait me demander quelques sacrifices, comme par exemple, de sortir des mensonges idiots.

    Je tenais sa main avec douceur. C’était un contact chaud, délicat, plein de tendresse. Il n’y avait rien d’ambigüe et cela faisait toute la différence. Nous étions juste deux gamins, paumés, sur une vaste étendue d’herbe, en pleine nuit. Et c’était excitant. Je me souvenais vaguement d’où se trouvait le lieu tant convoité, mais dans la pénombre, je n’avais plus de points de repères précis. Je savais simplement qu’il y avait une sorte d’arbre tordu juste en face. Je n’étais pas vraiment avancé. Je me tournais vers Ariel, lui offrant un sourire confiant.
    « Je pense que c’est par là. » Je pointai du doigt un endroit complètement sombre et qui, à priori, ne me faisait penser à rien du tout. Mais je voulais prolonger ce moment particulier avec la « Frenchie ». Je me sentais vivant. Certes nous n’avions pas réellement de longues discussions, mais nos respirations à l’unisson –la mienne peut-être un peu moins lente que la sienne, car je n’étais pas un grand sportif et qu’honnêtement, je m’en fichais- et le silence paisible de la nuit, rendait tout cela particulièrement agréable. Je ne voulais pas tout briser par de vaines paroles. Soudain j’aperçus deux yeux perçants. Oh…c’était le chat qui suivait la demoiselle depuis tout à l’heure. C’était étrange. Je devrais l’interroger sur lui, après. Je reprenais ma marche, tenant toujours Ariel par la main. J’allais finir par trouver. Il suffisait d’aller vers le…Nord. Oui c’est vrai que les cailloux avaient l’air plus sympa de ce côté. Ma pensée m’arracha un faible sourire. Parfois, je manquais réellement d’orientation. Alors que nous passions non loin d’un grand arbre dont les branches dénudées, formées des ombres assez inquiétantes sur le sol, j’eus l’agréable surprise de me retrouver juste en face de « mon » lieu secret. Un grand arbre séjournait au milieu. Il était recouvert de neige aujourd’hui, mais au printemps, il était vert et sublime. Mais ce n’était pas tellement cela l’important…Non, ce qui était avant tout marquant, était la multitude de lucioles qui virevoltaient autour de l’arbre, formant une véritable chaine. Nous étions arrivés.

    « C’est là. » Ma voix était pleine d’émotions. Je m’émerveillais facilement face à quelque chose d’aussi…mystique. Je lâchais la main d’Ariel, et m’approchai de l’arbre pour finalement me laisser tomber dans la neige froide, me collant contre le tronc. C’était…apaisant. J’invitai Ariel à me rejoindre par un regard et, lorsque je fus quasi certain qu’elle allait venir, j’engageai la conversation :

    «Hmm…je pourrai te parler du Tournoi des Trois Sorciers, mais je dois t’avouer que je m’en fiche un peu. Raconte moi plutôt…hmm…ta vie. On a le temps…non ? » Je me tournai vers elle, et lui offrais encore une fois, ce sourire réservé à Seddy, normalement. J’avais avancé. Je ne pouvais que me féliciter, même si ma boule de chagrin me tiraillait les entrailles.
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Message Posté Lun 14 Mar - 17:55.
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Zadig releva son visage, laissant ainsi apparaitre les éclairs d'inquiétudes et de tourment, qui semblaient s'être emparé de lui. Il avait cette expression de tristesse sur le visage, une tristesse continuelle, comme quand on essaie tant bien que mal de continuer à avancer, de faire abstraction, pour continuer son chemin, pour continuer à vivre tout simplement. Ce signe qu'on reconnaît tout particulièrement chez les personnes qui tentent de cacher leur détresse derrière un sourire, un rictus, ceux qui font semblant, pour se rassurer eux-mêmes, se mentir, et mentir aux autres, pour ne pas implorer leur pitié et perdre toute dignité. Je crois que je connais ce sentiment, tout du moins en partie, je n'aurais pas la présence d'esprit de considérer que le mien est plus fort ou égal à celui de Zadig et que je le comprends parfaitement. Car personne ne peut jamais comprendre ce que l'autre vit ou a vécu. Même si lui même a déjà vécu cette même chose auparavant, les interprétations et les sentiments sont les propres de chacun. Deux cas ne seront jamais identiques, du temps qu'ils mettent en jeu un sujet. Chaque âme est unique, chaque sujet réagit différent à chaque situation, les sentiments, les ressentis, sont autant de valeurs relatives, il n'existe pas d'universalité avec les émotions. Il est vrai que depuis le décès de grand-mère, je me cache derrière le travail ou plutôt les études. Et autant le dire, le Tournoi est une excellente excuse pour me débarrasser de ce sujet tabou, de ce drame qui me hante. Et si c'était pour cette raison là que j'avais mis mon nom dans la coupe ? Et pas pour la prospérité ou encore la quête de mon identité ... C'est peut-être ça la vraie raison, fuir le problème, esquiver la question ... Jouer du Tournoi des Trois Sorciers pour refuser de parler de Grand-Mère, de sa mort, de moi ... tout cela derrière la façade de la concentration. « Je vais bien…j’ai…euh…des soucis à l’estomac. » Mon Dieu Zadig tu es un piètre acteur, même toi tu n'as pas l'air convaincu par cette excuse. Mais ne t'inquiète pas, j'ai compris, tu ne veux pas en parler, je ne te forcerais pas, je ne te connais même pas, je ne me permettrais pas de m'insérer dans l'intimité des gens. Finalement, il rit, son mensonge était tellement gros, il devait se moquer de lui-même. De mon côté j'étouffais un rire. Comme on rit par nervosité, en l'occurrence il n'y avait rien de drôle ici, mais après tout, mieux vaut en rire qu'en pleurer, c'est ce que je me suis toujours dit. J'ai beaucoup trop pleuré sur mon sort, et vint le jour où j'en eu plus qu'assez de m'apitoyer sur mon sort. Car ça ne mène strictement à rien, alors mieux vaut en rire et vivre, et c'est là que j'ai commencé à faire la fête. Avouez que ça m'a tout de même assez bien valu, j'ai gravit les échelons de l'échelle sociale de Beauxbâtons. Zadig me sourit, encore. Mais non, ce n'était pas encore. Car c'était autre chose. Un autre sourire, complètement différent des autres. Celui-ci semblait si vrai, tellement honnête que les précédents ... toute la beauté de ce sourire résidait dans ce fait, sa réalité. Cela ne ressemblait ni à un sourire d'hypocrisie, ni à un sourire de gêne, de timidité ou de faux-semblant encore. « Allez viens, on va le trouve cet endroit « magique » ! Let’s go ! » Zadig passa une fois de plus sa main dans la mienne et m'entraina entre les ombres sinueuses d'arbres et de végétaux. Nous marchâmes en silence, je n'osai tourner ma tête vers lui de peur de voir une fois de plus une grimace sur son visage ou son autre main se crisper sur son ventre. C'était assez étrange comme situation, cette douleur je la voyai sans la voir, je la ressentais sans la ressentir, elle était à la fois manifeste et sourde. J'étais dans l'incapacité totale de l'aider et pourtant je comprenais qu'il souffrait. Nous nous arrêtâmes, Zadig se tourna vers moi et les yeux brillant me dit « Je pense que c’est par là. » en désignant du doigt une direction sombre. Il avait cet air de gamin en lui, comme un enfant tout fier de te montrer sa découverte, de te faire entrer dans son monde. Je luis rendis son sourire et nous continuâmes. A force des heures que j'avais passé dans la forêt et les bois la nuit, mes yeux avaient du s'adapter à la luminosité si l'on peut encore dire luminosité puisqu'en fait, m'adapter à l'absence de luminosité serait plus juste. Je remarquai que mes capacités visuelles s'étaient grandement améliorées de ce fait et que je distinguais beaucoup plus de chose qu'auparavant. Cela convint à me demander comment les chats voyaient la nuit, on sait tous qu'ils voient mieux que nous mais comment exactement ... C'est une drôle de question je sais, peut-être qu'un jour, si jamais je deviens animagus et que mon animagus est un félin, alors je le saurais. Oui, même avec la sorcellerie, on ne parvient pas à faire parler les animaux, donc aucune bête ne pourrait me l'expliquer, il faudrait le vivre pour le comprendre. Mais bientôt, mes pensées quelques-peu futiles furent interrompues par ce que j’avais en face de moi. Un arbre de lumière. Cela avait l’air si magique, encore plus que toutes les prouesses florales de Beauxbâtons, car plus particulièrement ici, il semblait si à part. Une beauté entre un paysage rude et rêche. Tout le domaine de Poudlard n’était que végétaux sauvages, à l’inverse des jardins géométriques de Beauxbâtons. Et au beau milieu de cette jungle boiseuse littéralement, s’élançait un miracle de la nature, ou de la magie. On avait envie de le protéger, comme s’il risquait quelque-chose au beau milieu de ces géants boiseux. « C’est là. » Pour la première fois depuis notre dernier arrêt, je tournai ma tête vers Zadig. Celui-ci avait le visage fixement dirigé vers sa petite merveille, il semblait réellement ému et cela se ressentait dans sa voix. Je me mis à le soupçonner de venir régulièrement ici, pour cacher sa souffrance aux yeux de ses camarades. Mais je n’étais pas là pour lui apprendre à comment gérer sa vie, surtout que j’étais autrement dit la moins placé pour le savoir. « C’est splendide. » soufflai-je. Même à Beauxbâtons je n’avais jamais vu chose pareille, il faut dire là-bas, tout est tellement carré, calculé au sortilège près … Alors qu’ici, on voyait bien que cet arbre ne relevait d’aucun sort, il avait crée sa magie de lui-même, et cela valait bien toutes les chefs-d'œuvre de Beauxbâtons. C’est seulement quand je vis Zadig s’avançait vers l’arbre virtuose en question que je réalisai qu’il m’avait lâché la main. Tandis que je restai debout, immobile, il s’asseyait dos contre tronc. Et puis il m’invita à le rejoindre, alors je vins m’installer à ses côtés, dos contre tronc. Et alors que j’enfonçais mes bottes dans la neiges et prenait position, le chat que j’étai censé trouver durant l’épreuve en vain sauta lestement sur mes jambes et s’installe confortablement dans le creux que formait mon bassin et mes cuisses, je ne lui avais toujours pas donné de nom. Il plongea ses yeux étincelants dans les miens, puis convint à les fermer et dès lors on l’entendit ronronner. (color=#5A6B84]« Hmm…je pourrai te parler du Tournoi des Trois Sorciers, mais je dois t’avouer que je m’en fiche un peu. Raconte moi plutôt…hmm…ta vie. On a le temps…non ? »[/color] Je me tournai vers lui, il souriait, de ce même sourire véritable que tout à l’heure, je ne pouvais pas lui refuser. Je ne m’étais pas du tout attendu à ça … mais bon, soit. « Si ça peux te rassurer, je n’ai pas non plus très envie de parler du Tournoi. Ma vie ma vie ma vie … Oulà alors là tu ne sais pas dans quoi tu t’es mis mon pauvre petit. Mais enfin si tu tiens tend à savoir je … pfff Bon par quoi commencer … Tu ne te viendras pas te plaindre si c’est barbant, et surtout je t’interdis de t’endormir, tu l’auras voulu alors … Je suis née à Bordeaux, c’est une ville de France que tu ne connais pas donc on s’en fiche un peu. Mon père n’est pas sorcier, ma mère elle l’est. Je suis leur premier enfant. Deux ans plus tard, ma petite sœur est née et ce fut le dernier enfant de la famille. Papa n’a jamais été très à l’aise avec la magie, alors il y avait toujours cette ambiance tendue dans la maison quand les parents de ma mère venaient à la maison, eux aussi sorciers. La sorcellerie était un sujet assez tabou donc on ne parlait pas de magie à la maison, on n’osait pas. Et quand nos pouvoirs sont apparus, c’est devenu pire. Je pense que mon père espérer que nous n’héritâmes pas des dons de ma mère … A neuf ans la directrice est venue comme le veut la tradition annoncer en personne à mes parents mon départ pour Beauxbâtons. Nous n’avions jamais été très proches avec Père, c’est cette magie qui créait ce fossé entre nous. Il y avait littéralement une frontière entre nous. De ce fait on peu dire que j’ai longtemps eu du mal à savoir qui j’étais et à accepter mon identité de sorcière, puisque j’avais compris assez tôt que c’était cette nature de sorcière qui dérangeait Père et mettait de la distance dans nos relations. A cette époque, je pense que si l’on me l’avait proposé, j’aurai volontiers échangé mes pouvoirs, dans l’espoir de ne plus voir cette méfiance et cette déception dans les yeux de Père. Aujourd’hui c’est différent, j’ai finalement appris à vivre avec ce que j’étais, et avec qui j’étais. Et puis Margaret est arrivée à Beauxbâtons et ça a été le commencement de la fin. Mère repris un travail « normal » pour ne pas dire moldu et Père était de plus en plus absent. Un jour pour les vacances, nous rentrâmes et Père était déjà parti. Mère ne nous l’avoua pas tout de suite, d’ailleurs elle ne nous l’avoua jamais, mais j’ai deviné. Je lui en ai énormément voulu de nous avoir caché son départ pendant di longtemps, nourrissant notre espoir désespéré. Et c’est là que nos relations ont commencés à dégénérer. Peu à peu, elle aussi s’absentait de plus en plus et j’ai du éduquer ma petite sœur puisqu’elle n’était jamais là. Je pense qu’on s’est éduqué toutes les deux. Un jour j’ai déménagé chez ma grand-mère, car je n’en pouvais plus de Mère. Ils ont divorcé, Père a refait sa vie, il vit maintenant dans une famile NORMALE avec une femme NORMALE et des enfants NORMAUX. Il ne veut plus jamais entendre parler de nous ni de notre SORCELLERIE ! … A Beauxbâtons, Margaret et moi furent reçues dans la même écurie, celle de Dionysos, le dieu grec de l’ivresse du savoir comme ils le définissent à l’académie. J’ai commencé à fréquenter les fêtes organisé par mon écurie, réputé pour, et petit à petit je suis devenue populaire. Beaucoup de gens m’apprécient à l’académie. Non en fait ce n’est pas vrai, ce ne sont pas des sentiments sincères, c’est ce que j’appelle les suiveuses et les suiveurs, ils sont avec vous là, mais le jour où vous tomberez, ce n’est pas eux qui viendront vous relever, au contraire, ça peut même être eux qui vous feront tomber. Certains pensent que c’est à cause de ma popularité que la coupe a tiré mon nom. Je ne sais pas. Je crois que Margaret est jalouse, ça se voit dans son regard, elle m'en veut d'être tout ce qu'elle voudrait être et qu'elle n'est pas, elle m'en veut pour la popularité, pour le Tournoi ... je sais tout ça, mais elle ne le sait pas. Mais il y avait quelqu’un qui semblait différent d’eux, outre ma sœur, un autre élève semblait me voir comme celle que j’étai vraiment. Je l’ai cru, en fait nous sommes même sortis ensemble mais … enfin … il est devenu … violent et … Enfin ce n’est pas de sa faute, il ne supportait plus Ariel, parce que cette Ariel là, tout le monde l’aime et elle appartient à tout le monde, et lui il l’a voulait pour lui seul, pour l’aimer, comme elle est vraiment… Et puis Grand-mère m’a quitté … Voilà, c’est tout et puis maintenant le Tournoi mais ça ne t’intéresse pas. » C’était sans s’en rendre compte, que j’avais débordé, je m’étais étalé, je m’étais livré comme jamais. Je m’étai laissé aller, comme ça sans le vouloir, sans jamais l’avoir prémédité. J’avais sorti des ces choses en moi, des choses dont je ne soupçonnais même pas l’existence, ou tout du moins des sentiments que je me cachais à moi-même. J’avais commencé à parler en fixant la pénombre devant moi, et puis plus la confession devenait profonde, plus je baissais la tête, jusqu’à la détourner à l’évocation des choses les plus intimes. Je ne m’étais jamais autant révélé à quelqu’un, toutes ces choses que j’avais accumulé, cette tristesse, cette colère, cette souffrance, ce chagrin … que j’avais accumulé sans jamais n’avoir jamais pu le dire à personne. Et maintenant je m’en voulais, je m’en voulais d’avoir sorti toutes ces choses et puis mes épaules se mirent à trembler, alors pour l’instant je l’évitai, j’évitai non seulement Zadig mais également son regard et son jugement.
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